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vendredi 3 juillet 2026

 

 

L’actualité que les Canadiens voient vraiment n’est plus celle que les médias publient:


Selon l’étude The News Canadians Actually See: Redefining Political Information in the Digital Age du Media Ecosystem Observatory, signée par Mathieu Lavigne, Saewon Park, Esli Chan, Sara Parker, Chris Ross, Junyan Zhu, Zeynep Pehlivan et Aengus Bridgman, l’écosystème canadien de l’information traverse une transformation profonde, où les plateformes, les influenceurs et la vidéo courte redéfinissent ce que plusieurs Canadiens considèrent désormais comme des nouvelles.

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Le constat central est simple, mais lourd de conséquences : l’information journalistique perd de la visibilité sur les réseaux sociaux, et elle n’est pas remplacée par un vide. Elle est remplacée par d’autres formes de contenus, souvent plus personnelles, plus émotionnelles, moins sourcées et mieux adaptées aux logiques d’engagement des plateformes. L’étude s’appuie sur deux bases principales : un sondage national représentatif mené auprès de 1 518 Canadiens, ainsi qu’un corpus de 8 961 693 publications provenant de 856 organismes de presse canadiens sur Facebook, Instagram, X, YouTube, TikTok et Bluesky, de janvier 2023 à décembre 2025.

Depuis 2023, plusieurs chocs se superposent. Le blocage des nouvelles par Meta a retiré Facebook et Instagram d’une partie importante de la circulation officielle des contenus journalistiques au Canada. Sur X, les publications des médias ont aussi chuté, dans un contexte où la plateforme défavorise les liens externes et où plusieurs organisations médiatiques se sont éloignées du service. En parallèle, les jeunes Canadiens s’informent de plus en plus par de courtes vidéos, des mèmes, des publications d’influenceurs ou des contenus de type commentaire, des formats qu’ils sont davantage susceptibles de considérer comme des nouvelles.

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Cette évolution modifie la définition même du mot « nouvelle ». Pour les chercheurs, il ne s’agit plus d’une catégorie unique et stable. L’étude traite plutôt les nouvelles comme un continuum, allant de toute information sur un événement d’actualité jusqu’à un contenu vérifié, attribué et produit par une organisation journalistique respectant des normes professionnelles. Cette nuance est importante : le public ne distingue pas toujours clairement entre reportage, opinion, réaction personnelle, commentaire, vidéo explicative ou contenu généré par l’IA.

Les différences générationnelles sont marquées. Les publications de médias traditionnels demeurent les plus susceptibles d’être considérées comme des nouvelles, avec des scores supérieurs à 7 sur 10 dans tous les groupes d’âge. Mais les plus jeunes élargissent davantage la catégorie. Les 18 à 34 ans sont plus enclins que les 55 ans et plus à considérer comme des nouvelles des vidéos en direct publiées par des inconnus, des contenus d’influenceurs, des mèmes ou même certains contenus générés par l’IA.

L’exposition joue aussi un rôle. Plus les répondants rencontrent souvent un type de contenu, plus ils sont susceptibles de le classer comme de l’information. Cette relation est particulièrement forte pour les contenus d’influenceurs. L’IA fait exception : même lorsqu’ils y sont exposés, la plupart des Canadiens refusent encore de considérer les contenus générés par l’IA comme de véritables nouvelles, ce qui suggère un déficit de crédibilité persistant.

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Le recul de l’offre journalistique sur les réseaux sociaux est mesurable. Sur Facebook, les publications des organismes de presse ont chuté de 65 % entre janvier 2023 et juillet 2024, dernier mois complet couvert pour cette plateforme. Sur Instagram, la baisse atteint 74 % sur l’ensemble de la période. Sur X, l’activité de publication des médias canadiens a diminué de 55 % entre janvier 2023 et décembre 2025.

D’autres plateformes prennent de l’importance, mais elles ne comblent pas entièrement le vide. Bluesky, YouTube et TikTok enregistrent une hausse de l’activité des médias. En décembre 2025, Bluesky représente environ 25 % des publications des organismes de presse suivis par l’étude. YouTube atteint 9,3 % et TikTok seulement 1 % des publications, même si ces deux plateformes jouent un rôle beaucoup plus important du côté de l’engagement.

Cette fragmentation a un effet particulièrement dur sur l’information locale. Les chercheurs constatent que les médias de petites villes et de milieux ruraux sont moins présents sur les nouvelles plateformes et disposent de moins de ressources pour produire des vidéos, qui sont aujourd’hui au cœur de l’engagement. Dans les six mois suivant le blocage des nouvelles par Meta, l’engagement envers les contenus de médias dans les petits marchés a chuté de 89 % dans les régions rurales et dans les villes moyennes, contre 48 % dans les grands centres urbains.

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Le problème n’est pas seulement l’offre. Il y a aussi la perception du public. Une grande partie des Canadiens ne comprend pas clairement quelles plateformes permettent encore aux médias de publier. Seulement 41 % des utilisateurs de Facebook et 26 % des utilisateurs d’Instagram savent que les médias canadiens ne peuvent plus y publier officiellement des nouvelles. En revanche, plusieurs croient encore que les médias peuvent le faire, ou répondent qu’ils ne savent pas.

Les personnes conscientes du blocage se sont toutefois en partie adaptées. Parmi les utilisateurs de Facebook et d’Instagram qui savent que les nouvelles y sont bloquées, 45 % disent consulter directement les sites d’information, 36 % utilisent une application de nouvelles, 19 % suivent directement des journalistes, 17 % se tournent vers une autre plateforme sociale et 11 % disent compter davantage sur les balados.

L’étude montre aussi que les habitudes d’information varient fortement selon l’âge. L’exposition hebdomadaire aux sources numériques atteint environ 80 % dans tous les groupes, mais les plus jeunes rencontrent plus souvent l’information politique par les réseaux sociaux. Les 18 à 34 ans citent notamment Instagram, YouTube, TikTok et Facebook comme espaces importants d’information politique. Les 55 ans et plus, eux, se tournent davantage vers les sites de nouvelles nationaux et locaux.

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Un autre signal mérite attention : les Canadiens sont presque divisés également entre ceux qui cherchent activement les nouvelles, ceux qui ne les cherchent ni ne les évitent, et ceux qui les évitent. Le clivage générationnel est net. Les 55 ans et plus sont plus nombreux à chercher l’information, alors que les 18 à 34 ans sont plus nombreux à l’éviter.

Les fils d’actualité ne correspondent pas toujours à ce que les Canadiens disent vouloir voir. Les contenus issus des médias traditionnels sont les plus fréquemment rencontrés, mais les contenus générés par l’IA, les mèmes, les publications d’influenceurs et les messages d’inconnus apparaissent presque aussi souvent dans les fils politiques. Or les répondants souhaitent surtout voir davantage de contenus provenant des médias traditionnels et de leurs proches. À l’inverse, 74 % souhaitent voir moins de contenus générés par l’IA et 60 % moins de publications d’utilisateurs inconnus.

La vidéo courte s’impose comme un format clé. Les organismes de presse continuent de publier beaucoup de textes et de liens, surtout sur X et Bluesky, mais la part de leurs publications vidéo est passée de 3 % en janvier 2023 à 13 % en décembre 2025. Même minoritaires, ces vidéos génèrent désormais 90 % des mentions « J’aime » reçues par les contenus des médias. TikTok joue ici un rôle majeur : la plateforme représente 77 % de tous les « J’aime » reçus par les publications des organismes de presse.

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Lors des grands événements, les médias conservent cependant une force importante sur certaines plateformes. L’étude a identifié 135 événements majeurs entre 2023 et 2025, dont 48 liés à la politique canadienne, 27 à la politique américaine, 19 à l’international, 13 à l’économie et 11 à l’environnement. Ces événements servent de test pour voir si les citoyens se tournent encore vers les médias lorsque l’actualité s’accélère.

Les résultats varient beaucoup selon la plateforme. Sur X et Bluesky, les influenceurs dominent l’engagement, même lorsque les médias publient davantage. Sur X, les influenceurs captent 89 % de l’engagement lié aux événements étudiés. Sur Bluesky, ils en captent 97 %. Sur YouTube et TikTok, le rapport s’inverse : les médias obtiennent 68 % de l’engagement sur YouTube et 88 % sur TikTok lors des grands événements.

Cette distinction est essentielle. Les médias ne sont pas absents du nouvel environnement numérique. Ils peuvent encore dominer l’attention lorsque l’actualité devient urgente, surtout en vidéo. Mais ils ne contrôlent plus la circulation générale de l’information politique. Sur certaines plateformes, les logiques d’engagement avantagent les personnalités, les commentateurs et les créateurs capables d’incarner l’information dans une relation directe avec leur public.

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L’analyse du contenu confirme que médias et influenceurs ne produisent pas la même chose. Les chercheurs ont codé 213 000 transcriptions vidéo de YouTube et TikTok publiées en 2025, puis ont concentré l’analyse sur les contenus politiques et d’affaires publiques. Les vidéos ont été évaluées selon plusieurs dimensions, dont la fonction du contenu, le sourçage, la spécificité, la contextualisation et l’intensité émotionnelle.

Les écarts sont nets. Les contenus des médias sont dominés par le reportage, qui représente 80 % des segments analysés. Chez les influenceurs, les contenus sont répartis entre opinion, reportage et analyse. Le fossé du sourçage est encore plus frappant : 76 % des contenus d’influenceurs présentent de l’information sans attribution, contre 31 % pour les médias. Les médias citent plus souvent des sources nommées ou produisent du reportage original.

Les influenceurs obtiennent aussi un score plus élevé d’intensité émotionnelle. Cela ne signifie pas que tout contenu d’influenceur est de mauvaise qualité. Les chercheurs prennent soin de noter qu’une partie de ces créateurs produit des analyses substantielles, bien contextualisées et utiles. Mais, en moyenne, leur fonction diffère de celle du journalisme : ils commentent, interprètent, personnalisent et mobilisent davantage qu’ils ne documentent de première main.

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L’étude signale aussi une différence entre médias accrédités et non accrédités. Les médias accrédités consacrent 82 % de leur contenu au reportage, contre 54 % pour les médias non accrédités, qui accordent plus de place à l’opinion et à l’analyse. Les médias non accrédités affichent aussi une intensité émotionnelle plus élevée, ce qui les place, selon les chercheurs, dans une zone intermédiaire entre le profil des influenceurs et celui des médias accrédités.

La conclusion générale est que le Canada ne vit pas seulement une crise de distribution de l’information. Il vit une transformation de la définition sociale de l’information. Les plateformes décident de ce qui circule. Les publics s’adaptent plus ou moins consciemment. Les médias perdent certaines voies d’accès. Les influenceurs gagnent en influence. Et la vidéo courte devient l’un des principaux formats de captation de l’attention.

Cette étude comporte aussi des limites. Le sondage repose sur un panel en ligne non probabiliste de Léger, même si les données ont été pondérées pour correspondre aux repères démographiques de Statistique Canada. L’analyse de contenu s’appuie sur un modèle de langage, Qwen3.6-35B-A3B, et certaines dimensions qualitatives gagneraient à être validées plus largement par des humains. Les données Facebook s’arrêtent en août 2024 en raison de la fermeture de l’API CrowdTangle, et l’engagement est mesuré par les « J’aime », ce qui ne reflète pas toute la portée réelle des contenus.

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Pour les médias canadiens, le message est clair, être présent ne suffit plus. Il faut être visible dans les formats où l’attention se déplace, sans abandonner les normes qui distinguent le journalisme du commentaire. Pour les plateformes, l’étude pose la question de leur responsabilité dans la circulation de l’information civique. Et pour les citoyens, elle rappelle une réalité moins confortable : l’actualité que nous voyons n’est pas seulement celle qui est produite, mais celle que les plateformes choisissent de rendre visible, que les créateurs reformulent, et que nos habitudes finissent par normaliser.

Source : The News Canadians Actually See

dimanche 28 juin 2026

Pourquoi devenons-nous dépendants d’une autre personne ?

Pourquoi devenons-nous dépendants d’une autre personne ?

 LA DÉPENDANCE ET LA RECHERCHE DE COMPLÉTUDE 


ECKHART TOLLE : La raison pour laquelle la relation amoureuse romantique est une expérience si intense et si universellement recherchée est la suivante : elle semble libérer les gens d’un sentiment profondément installé de peur, de besoin, de manque et d’incomplétude. Cet état émotionnel fait partie de la condition humaine dans sa phase non rachetée et non réalisée. Il comporte aussi bien une dimension physique que psychologique.

Sur le plan physique, et de toute évidence, vous n’êtes pas complet et ne le serez jamais : soit vous êtes un homme, soit vous êtes une femme. C’est-à-dire la moitié du tout. Sur ce plan-là, l’aspiration à la totalité, à la complétude, c’est-à-dire le retour à l’Un, se manifeste sous la forme de l’attraction entre sexes masculin et féminin, du besoin de l’homme d’avoir une femme et de celui de la femme d’avoir un homme. II existe une pulsion presque irrésistible à s’unir avec l’énergie opposée ou l’autre polarité. Cette pulsion physique est d’origine spirituelle. C’est l’aspiration à mettre un terme à la dualité, à revenir à l’état de complétude. Sur le plan physique, l’union sexuelle est ce qui se rapproche le plus de cet état-là. Voilà pourquoi celle-ci est l’expérience la plus profondément satisfaisante que le plan physique puisse offrir. Mais l’union sexuelle n’est rien de plus qu’un fugace aperçu de la totalité, qu’un moment d’extase. Tant et aussi longtemps que vous recherchez inconsciemment dans l’union sexuelle votre porte de salut, vous visez à mettre fin à la dualité sur le plan de la forme, là où justement on ne peut la trouver. II vous est donné là un aperçu fugitif et fort alléchant du paradis, mais vous n’avez pas le droit d’y rester et vous vous retrouvez de nouveau dans un corps distinct.

Sur le plan psychologique, ce sentiment de manque et d’incomplétude est certainement encore plus grand que sur le plan physique. Aussi longtemps que vous êtes identifié au mental, le sens que vous avez de votre moi provient de l’extérieur. En d’autres termes, vous vous appropriez le sens de ce que vous êtes par le biais de choses qui, en fin de compte, n’ont rien à voir avec ce que vous êtes : votre rôle social, vos possessions, votre apparence physique, vos réussites et vos échecs, vos systèmes de croyances, etc. Ce faux moi, créé par le mental, par l’ego, se sent vulnérable, peu assuré, et cherche sans arrêt de nouvelles choses auxquelles s’identifier afin de donner au mental l’impression d’exister. Mais jamais rien ne suffit à lui procurer une satisfaction durable. Sa peur perdure. Et son impression de manque et de besoin reste.

Puis cette relation si spéciale se présente. Elle semble être la réponse à tous les problèmes de l’ego et combler tous ses besoins. Du moins, c’est ainsi que les choses paraissent au début. Toutes les autres choses qui venaient vous procurer le sens que vous aviez de votre moi auparavant deviennent dorénavant relativement insignifiantes. Un seul objet d’attention remplace alors tout le reste, donne un sens à votre vie et vous permet de définir votre identité : la personne dont vous êtes amoureux. Vous n’êtes plus ce fragment isolé dans un univers hostile. C’est du moins l’impression que vous avez. Votre monde a maintenant un centre : la personne aimée. Le fait que ce centre soit à l’extérieur de vous et que, par conséquent, vous définissiez encore votre identité en fonction de quelque chose d’extérieur à vous semble tout d’abord ne pas avoir d’importance. Ce qui compte, c’est que les sentiments sous-jacents d’incomplétude, de peur, de manque et d’insatisfaction si caractéristiques de l’ego soient disparus. Le sont-ils vraiment ? Se sont-ils dissipés ou existent-ils encore sous la surface de ce prétendu bonheur ?

Si, dans vos relations, vous connaissez aussi bien l’amour que son opposé, c’est-à-dire l’hostilité, la violence émotionnelle, etc., il est alors fort probable que vous confondiez amour et attachement de l’ego, amour et dépendance affective. Il est impossible que vous aimiez votre partenaire à un moment et l’agressiez l’instant d’après. L’amour vrai n’a pas d’ennemi. Si votre « amour » en a un, c’est que ce n’est pas de l’amour mais plutôt un grand besoin de l’ego de se sentir plus complètement et plus profondément soi. Et ce besoin est temporairement comblé par l’autre. Pour l’ego, il s’agit d’un succédané de salut, et pendant un certain temps, cela donne presque effectivement l’impression qu’il s’agit de cela.

Mais vient un moment où votre partenaire adopte des comportements qui ne réussissent pas à combler vos besoins, ou du moins ceux de votre ego. Les sentiments de peur, de souffrance et de manque qui font intrinsèquement partie de l’ego, mais qui étaient passés à l’arrière-plan grâce à la relation amoureuse, font de nouveau surface. Comme avec toutes les autres dépendances, vous êtes au septième ciel quand vous avez de la drogue, mais vient invariablement le moment où celle-ci n’a plus d’effet sur vous. Quand ces émotions souffrantes refont surface, vous les sentez donc avec encore plus d’acuité qu’avant. Qui plus est, vous percevez maintenant votre partenaire comme étant à leur origine. Cela veut dire que vous les projetez à l’extérieur et que vous agressez l’autre avec toute la violence sauvage que votre douleur contient. Cette agressivité peut éveiller la souffrance de votre partenaire, qui contre-attaquera. Rendu à ce point-là, l’ego espère encore inconsciemment que son agressivité ou ses tentatives à vouloir manipuler constitueront une punition suffisante qui amènera l’autre à changer de comportement. Ceci lui permettra de se servir à nouveau de ces comportements pour occulter votre souffrance.

Toute dépendance naît d’un refus inconscient à faire face à votre propre souffrance et à la vivre. Celle-ci commence et finit dans la souffrance. Quelle que soit la substance à laquelle vous êtes accroché – l’alcool, la nourriture, les drogues légales ou illégales, ou bien une personne –, vous vous servez de quelque chose ou de quelqu’un pour dissimuler votre douleur. C’est pour cette raison qu’après l’euphorie initiale il y a tellement de tourments et de souffrance dans les relations intimes. Mais ces dernières n’en sont pourtant pas la cause. Elles font simplement ressortir la souffrance et le tourment qui se trouvent déjà en vous. Toutes les dépendances agissent ainsi. Toutes les dépendances atteignent un point où elles n’ont plus d’effet sur vous, vous ressentez alors la souffrance plus intensément que jamais.

D’ailleurs, la plupart des gens essaient toujours d’échapper au présent et cherchent le salut dans le futur, quel qu’il soit. La première chose sur laquelle ils pourraient buter s’ils concentraient leur attention sur le moment présent, c’est leur propre souffrance. Et c’est justement ce dont ils ont peur. Si seulement ils savaient combien il est facile de trouver dans le présent le pouvoir qui dissipe le passé et la souffrance, la réalité qui met un terme à l’illusion. Si seulement ils savaient à quel point ils sont près de leur propre réalité, de Dieu.

La réponse n’est pas non plus d’éviter les relations afin d’éviter la souffrance. Celle-ci est là de toute façon. Trois relations qui n’ont pas fonctionné en autant d’années vous amèneront fort probablement plus à vous réveiller que trois années sur une île déserte ou reclus dans votre chambre. Par contre, si vous réussissiez à être intensément présent à votre solitude, cette solution fonctionnerait peut-être pour vous.

REF.: Maître spirituel Eckhart Tolle : 

( Le pouvoir du moment présent P : 143-144-145-146-147 )

jeudi 25 juin 2026

Quand quelqu'un vous attaque, cela parle-t-il vraiment de vous ?

 



Quand quelqu'un vous attaque, cela parle-t-il vraiment de vous ?




Nous avons souvent tendance à croire que les réactions des autres nous définissent.

Pourtant, une personne qui crie, accuse ou se met en colère exprime bien souvent quelque chose qui lui appartient : son stress, ses blessures, ses frustrations ou son incapacité, à cet instant, à mettre des mots sur ce qu'elle ressent.

Cela ne signifie pas que tout comportement est acceptable.


Mais il est utile de se demander: 

« Est-ce que ce qui m'est reproché m'appartient réellement ? »

En thérapie, nous apprenons à distinguer ce qui relève de notre responsabilité de ce qui appartient à l'autre.


Cette différence est essentielle pour ne plus porter des culpabilités qui ne sont pas les nôtres.

Communiquer ne consiste pas à parler plus fort pour avoir raison.

Communiquer, c'est pouvoir exprimer ce que l'on vit tout en restant capable d'entendre l'autre. Le respect ne s'impose pas par la colère.


Il se construit dans une écoute réciproque, où chacun peut exister sans écraser l'autre. Et cela s'apprend, à tout âge. Plus nous faisons la paix avec nos propres blessures, moins nous avons besoin de les déposer sur ceux qui nous entourent. Et plus nos relations deviennent des espaces de rencontre plutôt que des champs de bataille.


Ref.: Corinne Hanon

https://sourceensoi.com/

lundi 22 juin 2026

Boréal et Fleur-Bleue, deux phœnix dans un autre multivers !

 Boréal et Fleur-Bleue, deux phœnix dans un autre multivers !  


Le monde changeait...


La vie sur Terre changeait...


Parce que l'amour grandissait...

Cela ne se fit pas instantanément, mais... les êtres oscillants, patients et aimants, étaient toujours là pour les aider.

Ils entretenaient la paix à travers le monde entier.

Et... pour Fleur-Bleue et Boréal, l'éveil sur la Terre

n'était plus un simple rêve, mais... une réalité.

Bras dessus, bras dessous, on pouvait souvent les voir se promener le long du ruisseau, près du vieux chêne, en train de discuter et de parler aux alliés qui se préparaient à repartir enfin chez eux.

« Tu crois qu'on les reverra un jour? » lui demanda-t-

elle, tout doucement.

« Je n'en suis pas très sûr, mais... je crois que... oui.

Les connaissant, ils ne pourront rester longtemps loin les uns des autres, sans qu'une autre aventure les appelle.»

Fleur-Bleue regarda amoureusement Boréal, dont les yeux pétillaient d'adoration devant sa tendre bien-aimée.

Lui prenant les mains, il les mit entre les siennes et lui

dit :

« C'est à notre tour maintenant d'y aller... et de faire la

vie que nous avons toujours rêvée.

Non celle que les autres voulaient qu'on fasse pour eux...

pour les aider à avancer... comme courir pour trouver ceci ou cela, mais... la nôtre.

Tu serais prête à faire ce grand voyage avec moi?

Mais à l'avance, je t'avertis... il se peut que ce voyage soit sans action, tranquille, paisible et... peut-être bien rempli de petits nuages bleus qui flotteraient dans les airs, tout comme leur mère le faisait lorsqu'elle était jeune, si... c'est ce qu'elle veut, bien entendu...»

Fleur-Bleue lui fit un large sourire.

« Si c'est ce qu'elle veut... où serait le père? » demanda-t-elle en riant.

« Oh! Pas très loin de celle qui a su conquérir son cœur, il y a de ça très longtemps.

Ai-je bien répondu à la question ou la Matriarche veut-elle une toute autre réponse? »

« Hum... » commença-t-elle par dire.

Sans attendre, il se pencha et embrassa ses lèvres tout

doucement.

« Ha ah! À moins que je me trompe... » continua-t-il quelques minutes plus tard, « j'ai l'impression que la réponse est : oui. »

Heureux, il la prit par la main et, avant qu'elle ait eu le

temps de réagir, elle se sentit soulevée de terre...

Leurs énergies se fusionnant... sous les yeux ahuris et émerveillés de tous.

Ils les virent tous les deux s'envoler, comme des anges, puis... se transformer en deux merveilleux phénix aux couleurs vibrantes et scintillantes...


Sans prévenir... ils se fondirent en un seul.

Dans son centre apparut un bleu velouté qui se mêla au contour brillant du rouge-feu miroitant...

La beauté de ce spectacle extraordinaire était des plus impressionnantes et révolutionnaires pour ceux et celles qui le virent, et fut acclamée par tous.

Les amoureux étaient dorénavant réunis et ils s'envolaient maintenant vers leur propre destinée...

Et qui sait.... ce que l'avenir leur réservait ou.... quelles

autres aventures ils exploreraient ensemble...

Car leur histoire, elle, ne faisait que commencer.


Réf.: Josée C Blais

En librairie, 2026; Fleur-Bleue

 Conte initiatique: Fleur-Bleue :

 Conte initiatique: Fleur-Bleue :


Épilogue:


« Tu ne penses pas que tu en as fait un peu trop? » lui murmura Fleur-Bleue, alors qu'ils se reposaient sur l'une des planètes les plus éloignées de la Terre.

« Vraiment, je ne sais pas de quoi tu parles, ma petite fleur adorée », lui susurra-t-il tendrement à l'oreille en partant à rire, heureux de pouvoir enfin être seul avec celle qu'il avait toujours voulu avoir près de lui.

La nuit était calme.

On pouvait voir les étoiles clignoter et chuchoter entre elles.

« Tu crois qu'ils vont se bâtir une vie parmi nous? » se demandait l'une d'elles.

« Non! » lui répondit une autre. « Je crois qu'ils vont repartir.... voyager pendant un certain temps et...»

« S'établir loin de tous... » finit une autre.

« Je crois... » commença une autre...

« Allez-vous continuer de jacasser comme ça toute la

nuit? » s'écria soudainement Boréal.

À sa voix, toutes se turent... n'osant plus dire ou faire quoi que ce soit.

« Merci! » rajouta-t-il, satisfait du silence.

« Tu ne crois pas que tu aurais pu être plus aimable avec elles? »

Boréal partit à rire et répondit : « Non! Plus gentil, peut-être... mais aimable? Non!

Le seul être qui a droit à mon amabilité, ce soir, c'est toi.»

Sans sourciller, Fleur-Bleue rétorqua en souriant :

«Je ne te savais pas si grognon. »

« Seulement quand on me dérange avec celle qui mérite

toute mon attention. »

Sur ce, elle rit aux éclats et se recala dans ses bras, heureuse de retrouver celui de son enfance... peut-être un peu plus vieux... un peu plus grincheux... mais...

merveilleux.

« Tu sais que je peux lire tes pensées, n'est-ce pas? »

« Dors, Boréal, demain viendra assez vite...»

Il sourit... satisfait de sa petite rebuffade, et s'endormit

presque aussi vite.

Le silence revenu, plus rien, cette nuit-là, ne vint les

déranger à nouveau...

Du moins... cette nuit-là seulement...


Fin



Réf.: Josée C Blais

En librairie, 2026; Fleur-Bleue


jeudi 18 juin 2026

 Nos intentions causent des effets dans le futur:

 Nos intentions causent des effets dans le futur:

C'est cette joie, et à défaut notre souveraineté intérieure en contexte difficile, qui doit maintenant nous guider dans le reste de notre existence.


Rappelons-nous que la joie d'exister est la nourriture qui nous provient directement de la source.


 Et je terminerai sur ce mot de la fin, une citation de votre serviteur issue de la compréhension du fait que nous vivons dans un univers qui est une branche du mul-tivers configurée par la conscience :


« Lorsqu'elles sont validées par la joie, l'amour ou la souveraineté intérieure, nos intentions causent des effets dans le futur qui deviennent les futures causes d'effets dans le présent, sous la forme d'une guidance qui nous conduit jusqu'à leur réalisation, au-delà de nos plus belles espérances.»


Ref.: PHILIPPE GUILLEMANT 

http://connaissance-joie.com/?fbclid=IwVERDUASW9n9leHRuA2FlbQIxMABzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEec36unKZG5lJLTrhBrPLTsb5oF97t2H4XqICVmrOXeu-3vbnmXJF5XTu9oao_aem_FpmdA7vOwIFrzOocEgDTUQ

Un multivers mental: La conscience qui configure notre univers au sein du multivers

 Un multivers mental: La conscience qui configure notre univers au sein du multivers

Même si cela n'apparaît pas encore clairement dans les médias, ce dont on ne s'étonnera guère, l'interprétation qui reçoit de plus en plus de cautions aujourd'hui et qui finira par s'imposer de façon évidente lorsque l'entrée de la conscience en physique ne sera plus un épouvantail, est tout simplement le fait que nous vivons dans un multivers mental, comme le décrit si bien Bernardo Kastrup, et que c'est la conscience qui configure notre univers au sein du multivers. Autrement dit, c'est la conscience qui définit la trajectoire GPS de chacune de nos lignes de temps au sein d'un champ des possibles qui appartient en totalité à chacun d'entre nous, et non pas à des doubles matériels de nous-mêmes. Cette pensée va à mon sens irrémédiablement s'imposer dans les années qui viennent, si ce n'est pas déjà le cas.


On peut en déduire qu'un grand changement de paradigme est à l'œuvre au niveau de la pensée humaine.


Ref.: PHILIPPE GUILLEMANT 

http://connaissance-joie.com/?fbclid=IwVERDUASW9n9leHRuA2FlbQIxMABzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEec36unKZG5lJLTrhBrPLTsb5oF97t2H4XqICVmrOXeu-3vbnmXJF5XTu9oao_aem_FpmdA7vOwIFrzOocEgDTUQ