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mardi 17 janvier 2023

Hôpital Maisonneuve-Rosemont: "c’est de travailler sur le climat de travail. Et je pense que là, il y a eu un signal d’alarme très fort", a ajouté le ministre

 Hôpital Maisonneuve-Rosemont: "c’est de travailler sur le climat de travail. Et je pense que là, il y a eu un signal d’alarme très fort", a ajouté le ministre

Rappelons que lundi, les infirmières du quart de soir ont refusé un plan de contingence imposé par la gestion de l’hôpital qui voulait les faire travailler en équipe réduite. Ce plan, à leur sens, mettait la santé et la sécurité des patients en danger. Elles ont fait ce qu’on appelle dans le jargon syndical un sit-in, qui se tient habituellement entre deux quarts de travail pour manifester contre les conditions imposées.

Les infirmières du quart de jour ont dû poursuivre leur travail jusqu’à minuit, tandis que le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a demandé à la population d’éviter l’urgence de 23 h à 8 h, en plus de détourner les ambulances vers d’autres hôpitaux.

En fin d’après-midi mardi, 12 infirmières sur 24 manquent toujours à l’appel pour effectuer le quart de travail du soir, selon Denis Cloutier, président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

Cette situation a toutefois été réglée à l’interne, a assuré Christian Merciari, relationniste pour le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, en fin de journée. Les urgences vont demeurer ouvertes à la population 24/7, a-t-il précisé.

La gestionnaire problématique tassée

Une centaine d’infirmières des urgences menacent par ailleurs de démissionner mercredi si la cheffe de leur unité n’est pas remplacée.

À ce sujet, le PDG a soutenu mardi que cette gestionnaire ne travaillerait plus directement avec les équipes de l’urgence, tout en maintenant ne pas vouloir « personnaliser le débat ».

« La personne en question n’est pas responsable du fait qu’on reçoit plus de patients que notre capacité, a soutenu M. Fortin-Verreault. Mais c’est certain que la relation avec l’équipe n’est pas là, donc on va réutiliser la personne, mais pas en relation directe avec l’équipe. »

Le PDG a aussi affirmé avoir parlé avec les infirmières pendant environ 1 h 30 lundi soir, et que d’autres rencontres sont à l’ordre du jour plus tard mardi.

Quant à la situation vécue lundi soir, où les infirmières ont été placées devant un plan de contingence qu’elles jugeaient inacceptable pour éviter le temps supplémentaire obligatoire, M. Fortin-Verreault reconnaît qu’elles seront désormais consultées à ce sujet. « Ce qu’on va faire, elles sont d’accord qu’il faut appliquer une réorganisation avant les TSO, et elles sont d’accord qu’il faut le co-construire. C’est ce qu’on va faire d’ici quelques minutes. »

Une fermeture « prévisible »

 

« C’était hautement prévisible ! L’hôpital Maisonneuve-Rosemont, c’est un volcan actif et ça fait des années qu’on voit de la fumée. Si Christian Dubé ne l’a pas vue, c’est qu’il ne voulait pas la voir », a illustré Vincent Marissal, porte-parole pour Québec solidaire en matière de santé et député de la circonscription, en mêlée de presse devant l’hôpital mardi. « La question ce n’était pas s’il y allait avoir une éruption, mais bien quand ».

Le porte-parole affirme aussi que le ministre Dubé parle « des deux côtés de la bouche » en disant vouloir revitaliser le réseau de la santé, tout en annonçant d’autre part des investissements dans des cliniques et mini-hôpitaux privés. « Évidemment, si vous avez le choix entre travailler ici ou dans une nouvelle clinique neuve et privée, évidemment vous allez aller vers le privé », a-t-il dénoncé.

Le Parti libéral du Québec reproche aussi à M. Dubé de ne pas avoir agir avant dans le cas des urgences de Maisonneuve-Rosemont.

« La fermeture de l’urgence de Maisonneuve-Rosemont était prévisible depuis des mois et est une autre démonstration de l’inefficacité de la CAQ. Pourtant, le ministre Dubé a refusé d’entendre l’appel à l’aide des infirmières et d’agir avant que la crise n’éclate. Le résultat de toute cette incompétence est, selon les infirmières elles-mêmes, la mise en danger de la vie des patients », a déploré le libéral André Fortin.

La Presse rapportait en décembre le cri du cœur de neuf infirmières et infirmières auxiliaires qui dénonçaient à visage découvert diverses « manigances » des gestionnaires pour les forcer à rester au travail et la hausse du recours au temps supplémentaire obligatoire (TSO).

Un peu plus tôt la semaine dernière, le syndicat affirmait d’ailleurs qu’un « triste record » de TSO avait été franchi aux urgences.

Une situation « rouge sang »

« La situation n’est pas rose partout, mais il y a des endroits où la situation est rouge sang, estime Pierre-David Gagné, un infirmier du bloc opératoire du même hôpital. Et c’est le cas à HMR, poursuit-il. Il faut arrêter de penser qu’on peut faire faire aux infirmières tout ce qu’on ne veut pas faire. »

Des infirmières rencontrées devant l’hôpital mardi matin soutiennent que la situation aux urgences de HMR n’est « pas vivable ».

« Quand j’ai été embauchée à l’hôpital en 2007, on me disait déjà : ne va jamais à l’urgence, parce qu’il y a du TSO », raconte l’une d’elles, qui a préféré ne pas se nommer. « Les personnes à l’urgence voient que la situation s’empire, renchérit sa collègue. C’est un cercle vicieux. »

« Je suis très content que les infirmières aient tenu leur bout parce que défendre la qualité des soins, c’est important, ajoute M. Gagné, parce que les conditions qu’on voulait leur imposer étaient inhumaines »

Les infirmières sont responsables de la qualité des soins qu’elles offrent, ajoute M. Gagné. « Quand il va y avoir un décès, la personne facile à dénoncer, c’est l’infirmière. La personne qui va sortir de son quart de travail, elle va avoir l’impression d’avoir mis des vies en danger, et c’est ce que les infirmières de Maisonneuve-Rosemont ont défendu. »

Pas une situation isolée, selon des syndicats

Cette crise survient au même moment où les infirmières des urgences de l’Hôpital de Jonquière, au Saguenay, ont refusé de travailler pendant une quinzaine de minutes pour manifester contre leurs conditions de travail. Selon Radio-Canada, elles réclament qu’un inspecteur de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) visite les lieux.

« C’est tellement rendu monnaie courante, le manque de personnel et les sit-in à gauche et à droite, que je ne sais même plus si on les comptabilise », rétorque de son côté la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) de la Montérégie-Ouest, Mélanie Gignac. Son territoire couvre notamment les hôpitaux Anna-Laberge et du Suroît.

Des sit-in ont eu lieu le 26 décembre à Anna-Laberge et le 6 janvier au Suroît. En Montérégie-Ouest, la FIQ soutient que le recours au temps supplémentaire obligatoire (TSO), qui fait l’objet de discorde à HMR, est aussi fréquent. « Le TSO, il faut faire attention, c’est déguisé. Si les gens décidaient de ne pas prendre de temps supplémentaire pour aider, ça finirait en TSO. […] Les vrais chiffres sont cachés par le [temps supplémentaire] », dit-elle.

Il faut savoir que lorsqu’une entente survient entre un employé et un supérieur, il ne s’agit plus de TSO, mais plutôt de temps supplémentaire (TS) volontaire.

Les infirmières de l’hôpital Cité-de-la-Santé, à Laval, ont d’ailleurs fait parvenir une lettre à celles de HMR pour les soutenir, et que La Presse a pu consulter. « [Nous] tenons à vous témoigner notre respect et notre support dans l’épreuve que vous traversez depuis déjà plusieurs mois, peut-on y lire. Il est primordial que nous fassions front commun face à l’adversité et c’est pourquoi nous sommes de tout cœur avec vous. »

« Il y a une culture de gestion qui est malsaine à la grandeur du Québec dans le système de santé. Une culture autoritaire, une culture, franchement, de mépris, souvent pour les soignantes sur le plancher », a déploré en entrevue à La Presse le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois. Ce dernier presse le ministre Christian Dubé d’agir rapidement à Maisonneuve-Rosemont.

« C’est invivable, la situation est critique. Les slogans motivateurs de Christian Dubé, ça ne suffit plus. Il faut une intervention musclée de sa part pour corriger la situation parce que c’est un hôpital important pour tout l’est de Montréal. On ne peut pas se permettre que ça dérape comme ça », a-t-il fait valoir.

Avec Hugo Pilon-Larose, La Presse


 Les chefs d'Unité ???....le Ciusss ?????

Devant la menace d’une centaine d’infirmières de démissionner mercredi si la cheffe de leur unité n’est pas remplacée, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal a pris la décision de la réaffecter à d’autres tâches.  Toutefois, la cheffe d'unité «ne sera plus en relation directe avec l'équipe pour que tout le monde puisse y trouver son compte, pour qu'on soit capable d'aller de l'avant».

 «La personne en question n’est pas responsable du fait qu’on reçoit plus de patients que notre capacité, a soutenu le PDG du CIUSSS Jean-François Fortin-Verreault lors d’un autre point de presse mardi. Mais c’est certain que la relation avec l’équipe n’est pas là, donc on va réutiliser la personne, mais pas en relation directe avec l’équipe.» 

Conciliation

Dans l’espoir de «trouver des voies de passage» entre les infirmières et les gestionnaires, une conciliatrice a été nommée pour «venir essayer de trouver d’autres solutions», a annoncé Christian Dubé.  

«C’est très fréquent dans les situations comme celle qu’on vit en ce moment, a-t-il dit. Ce conseiller externe va écouter les deux parties pour voir si on a encore une grande distance pour s’entendre, ou si on est en train de se rapprocher.» 

Des rapprochements ?

Le PDG a affirmé s’être entretenu avec les infirmières pendant 1h30 lundi soir pour «faire le point sur la situation». Et selon Christian Dubé, une rencontre avec la conciliatrice aurait aussi eu lieu mardi après-midi. 

En attendant, le premier objectif de M. Fortin Verreault et du ministre de la santé est de «travailler à baisser les volumes» à HMR, afin de donner du répit aux infirmières qui sont épuisées, notamment par le temps supplémentaire obligatoire (TSO).  

« La première chose, c’est qu’on va avoir un appui de la part du réseau de la santé pour diminuer le nombre d’ambulances reçues à HMR à l’urgence. Ça va donner de l’air aux équipes, et c’est la première étape. Il faut commencer à avoir un peu moins de volume, avoir un équilibre travail-famille», a dit le PDG du CIUSSS.  

La réduction du volume devrait par la suite permettre d’attirer davantage d’infirmières, estime Christian Dubé.   

«Les endroits où je n’ai plus de TSO, les endroits où j’ai un meilleur climat de travail, ont beaucoup moins de problème à attirer des gens à venir travailler», a-t-il affirmé.  

«C’est pour ça que je vous dis qu’en ce moment, ma préoccupation, celle du PDG et de son équipe, c’est de travailler sur le climat de travail. Et je pense que là, il y a eu un signal d’alarme très fort», a ajouté le ministre.  

Un «volcan actif», dit QS

Pour le député solidaire Vincent Marissal, la crise actuelle à HMR n’a rien de surprenant. «C’était hautement prévisible ! L’hôpital Maisonneuve-Rosemont, c’est un volcan actif et ça fait des années qu’on voit de la fumée. Si Christian Dubé ne l’a pas vue, c’est qu’il ne voulait pas la voir », a illustré M. Marissal lors d’un point de presse, mardi. 

«La question ce n’était pas s’il y allait avoir une éruption, mais bien quand!» a-t-il ajouté. 

Par ailleurs, l’élu solidaire considère qu’il est nécessaire de s’attarder au «problème de fond» si l’on veut éviter que cette situation se reproduire dans quelques mois.  

«Il y a un problème de rénovation et de reconstruction de cet hôpital depuis des années. Mais on n’avance pas, on recule», a-t-il lancé.  

«Il nous faut un nouvel hôpital. Pour ça, ça va prendre un vrai plan, avec un vrai échéancier et un vrai budget. Déjà là, si on était capable d’envoyer ce message-là, on donnerait beaucoup d’espoir à la population et aux gens qui travaillent ici», a conclu M. Marissal.  https://www.journaldequebec.com/2023/01/17/hopital-maisonneuve-rosemont-une-conciliatrice-est-nommee-une-gestionnaire-mise-de-cote

Grands classiques

Dans la crise à Maisonneuve-Rosemont, on trouve un autre grand classique. Un PDG de CIUSSS agissant seulement sous haute pression du ministre qui, lui-même, doit régler une crise parce qu’elle a éclaté dans les médias. 

Les CIUSSS, ce sont les Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux. Des créatures gargantuesques de gestion, créées par l’ex-ministre libéral de la Santé, Gaétan Barrette.

Parce qu’ils sont ultra-centralisés et hyper bureaucratisés, les CIUSSS sont souvent déconnectés d’un terrain qu’ils sont incapables de voir du haut de leurs organigrammes tentaculaires.

Résultat : face à une crise très publique provoquée par la menace des infirmières de l’urgence de Maisonneuve-Rosemont de démissionner mercredi, le PDG du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, Jean-François Fortin-Verreault, est sorti mardi en point de presse tout juste avant le ministre Dubé.

Il a annoncé quelques mesures, dont le « déplacement » de la gestionnaire accusée par les infirmières d’imposer un climat de travail « toxique ». 

Bref, seule la colère des infirmières une fois rapportée par les médias aura fait bouger les choses. Et encore là, temporairement. C’est la maison qui rend fou d’Astérix.

 https://www.journaldemontreal.com/2023/01/17/crise-a-maisonneuve-rosemont-le-systeme-de-sante-qui-rend-fou

 


 NOTA:(NDLR) 

Ça va prendre un nouvel Hôpital flambant neuve(CHUM,CUSM),ou ..........................Si trop de patients,ou peu d'infirmières c'est la même chose,trop de temps sup obligatoire parce que personne veut aller travailler au front(salle d' urgence et trauma,la ou se trouve la caca sous toute ses formes)seul des passionnés ou des être évolués psychiquements peuvent livrer la marchandise,sinon des robots comme Emobot,le ViraWarn etc... (IoT,AI)vous remplacerons, et c'est ce qu'un gestionnaire ne pourra jamais comprendre dans son bureau a coté de sa tasse a café.Tandis que le système de "Gestion Local Des Horaires" qui allège les gestionnaires de gérer les horaires ,a été créé par les travailleurs de la santé qui ont court-circuité les gestionnaires improductifs, sera peut-être une solution bientôt. Les soldats de la santé veulent un climat non-toxique,ce qu'un gestionnaire corrumptible ne pourra jamais comprendre(oubli la technique PNL) ,sinon les soldats prendront tous les postes faciles ou des spécialités évitant la toxicité au travail ,car vous laissez entrer le stress par la grand porte Monsieur le Ministre,Monsieur le PDG,Monsieur le Gestionnaire tortionnaire! Ça va prendre des humains qui peuvent voir et comprennent ce qu'il y a au-dessus de l'eau du torrent pour calmer les flots et de ramer tous dans le bons sens! A quand la formation: "Comment travailler en équipe ??? Un pour tous,tous pour un,..................Ce que font les Seals (ST-6)de l'armée américaine"..........Vous êtes nos soldats de la Santé !

REF.:   https://www.lapresse.ca/actualites/sante/2023-01-17/crise-a-l-hopital-maisonneuve-rosemont/les-urgences-de-l-hopital-resteront-ouvertes.php

mercredi 21 décembre 2022

Projet de Loi dans le réseau Santé de M.legault: Vers un projet de loi contre les agences privées en santé

 

 

Projet de Loi dans le réseau Santé de M.legault: Vers un projet de loi contre les agences privées en santé

Le gouvernement Legault songe fortement à légiférer pour freiner l’exode d’employés et les coûts exorbitants

Le gouvernement Legault songe fortement à un projet de loi pour rendre les agences privées moins attrayantes l’an prochain afin de freiner l’exode des infirmières du réseau public de la santé et les coûts faramineux qu’engendre cette pratique. 

• À lire aussi: Transferts en santé: Legault encouragé par l’ouverture de Justin Trudeau

• À lire aussi: Legault : mandat fort, mais demandes à Trudeau faibles

« Je suis très à l’aise de considérer un projet de loi pour encadrer le recours aux agences [privées] », confirme au Journal le ministre de la Santé, Christian Dubé, laissant entendre qu’il pourrait être au programme dès le retour à l’Assemblée nationale, le 31 janvier.

Il s’agit d’une demande de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui négocie actuellement une nouvelle convention collective avec le gouvernement. 

Le syndicat des infirmières demande « de prévoir un mécanisme afin d’éliminer progressivement le recours à la main-d’œuvre des agences privées de placement ».

En ce moment, des millions d’heures sont comblées par de la « main-d’œuvre indépendante » dans le réseau de la santé, c’est-à-dire des travailleurs provenant d’agences privées embauchés à fort prix pour combler les quarts de travail où il manque du personnel. 

Souvent, ces travailleurs ont quitté le réseau public pour aller en agences privées, profitant de meilleures conditions.

  • Écoutez l'entrevue avec Françoise Ramel à l’émission de Philippe-Vincent Foisy diffusée chaque jour en direct via QUB radio : 

Près d’un milliard

Cet été, Le Journal rapportait que la main-d’œuvre indépendante (MOI) avait coûté plus de 875 millions $ d’avril 2021 à mars 2022, selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Un montant qui a plus que triplé en trois ans.

De plus, avec la levée des mesures d’exception en lien avec l’état d’urgence, entrant en vigueur au 31 décembre, certaines balises imposées aux agences de placement par le gouvernement seront caduques. 

Elles prévoyaient par exemple une période de 90 jours interdisant à un employé qui a quitté le réseau public de revenir y travailler en passant par une agence. Les établissements devaient aussi prioriser les agences pour les quarts de travail « défavorables », comme la nuit.

Or, le ministre Dubé admet que plusieurs CISSS et CIUSSS ont continué d’offrir de beaux quarts de jour aux travailleurs d’agences privées, en raison de la pénurie, même s’il avait demandé que ces quarts soient donnés en priorité aux employés du réseau.

« Ce que je veux dire aux employés, c’est d’y penser à deux fois avant de quitter [le réseau public] pour les agences », lance Christian Dubé, à propos de ses intentions. 

Il dit qu’il n’a pas « l’intention de lâcher le morceau » et que son objectif est de récupérer les employés perdus ces dernières années au profit des agences. Il assure qu’il a aussi l’intention d’améliorer les conditions de travail pour rendre le public plus attrayant.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux reconnaît néanmoins qu’il n’est pas réaliste de penser mettre fin au recours aux agences du jour au lendemain et que les besoins diffèrent d’une région à l’autre.

Il songe cependant à aller plus loin qu’une simple directive ou un autre décret pour encadrer les agences, puisque le précédent n’a pas freiné le recours aux agences.

 NDLR.

 Nota: D'autres révélations le 29 janvier 2023 ,sur le fond du problême des hrs données aux Agences(C'est notre impôt)cela cache la manière que nos gestionnaires gestionnent les employés du réseau santé depuis plus de 15 ans et fuient le réseau santé ,même pour aller vers les agences privées!!! Et c'est plus que des infirmières syndiquées ,il y a des pab, Asss,non syndiqués,etc aussi!!!

Demander a Alain Croteau les conneries du Ciusss (Ex-Lisette-Dupras),le fond du problême C'était quoi ? le traitement des employé et non ce qui est écrit dans le journal de mourial https://www.lapresse.ca/actualites/sante/201108/05/01-4423602-170-auxiliaires-familiaux-disent-avoir-ete-congedies-injustement.php

et aussi https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/477474/lisette-dupras-tutelle et c'était pas 170 employés c'était 600 et en 2011 le 1 avril(c'était pas un poisson)ils en réengageaient le même nombre ,les licenciers recevaient une enveloppe d'argent pour compensation, et la on passe le bévu d'un câdre qui avait parti avec la caisse $$$ ;-)Si vous parler un ex-employé du CRDITED ou a un asss du crdited qui a plus de 12 ans d'ancienneté il a travaillé pour Lisette-Dupras c'est clair!!!

M. Legault,aller donc chier ;-)Ça fait longtemps que Dubé te l'as dit,et que des journalistes d'enquêtes sont déja au courrant de toute l'histoire qui sortira bientôt,......................... Vous êtes en retard,pour votre projet de Loi,le mal est fait,les salariés contractuels des CLSC au salaire minimum du programme '' Chèque Emploi Service'',vont désertés aussi ;-) Les journalistes ,même le simple citoyen n'y croit plus ,vous voulez le chaos continuer Monsieur le Capitaliste,(ancien pdg d'Air Transat)

REF.:  https://www.journaldemontreal.com/2022/12/20/vers-un-projet-de-loi-contre-les-agences-privees-en-sante

jeudi 8 décembre 2022

Encore des Gestionnaires qui Gestionnent trop fort ;-)

 Encore des Gestionnaires qui Gestionnent trop fort ;-)

Wow,une infirmière du CHSLD Chevalier-De Lévis, à Longueuil, reçoive une lettre de son employeur, le CISSS de la Montérégie-Est.

L’acte reproché à la gredine était détaillé dans toute sa crapulerie au deuxième paragraphe : « Le 2 octobre dernier, vers 9 h 30, vous vous êtes préparé une toast avec du beurre d’arachide et vous l’avez mangée. »

Pour ce méfait, que dis-je, ce crime gravissime, l’infirmière(avec 2 ans d'ancienneté) se voyait imposer une suspension sans solde de trois jours. Il aura tout de même fallu que les médias s’en mêlent pour faire reculer ces bureaucrates. Lundi, la ministre déléguée à la Santé et aux Aînés, Sonia Bélanger, a demandé des explications au PDG du CISSS, Bruno Petrucci. En fin d’après-midi, la sanction a été annulée et l’infirmière a reçu des excuses.


Qui ?

Bruno Petrucci: Titulaire d’un baccalauréat en architecture et d’une maîtrise en administration des affaires (MBA), Bruno Petrucci a également complété le programme de certification des administrateurs de sociétés (ASC) de l’Université Laval ainsi que plus récemment, la certification du Collège canadien des leaders en santé (CHE). Il est également boursier du programme FORCES d’Excellence en santé Canada, qui vise à renforcer le leadership et la capacité organisationnelle à transformer le système de santé.????????


Il possède une solide expérience de dirigeant au sein du réseau de la santé et des services sociaux, y œuvrant depuis 2001. De juin 2018 à janvier 2022, il a occupé les fonctions de directeur général adjoint – soutien administration performance au CISSS de la Montérégie-Est. Auparavant, il a occupé les fonctions de directeur qualité, évaluation, performance et éthique ?????????? au CIUSSS de l’Estrie - CHUS, de directeur général au CSSS La Pommeraie et de directeur général intérimaire ???????? à l’Hôpital Santa Cabrini Ospedale de Montréal. ???????..............................



Voici la lettre d'excuse:
CISSS de la Montérégie-Est

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est a pris connaissance de l’ensemble de la situation et annule la mesure disciplinaire de trois jours de suspension à une infirmière. Considérant les écarts dans le traitement de cet événement, la mesure est invalidée et retirée du dossier de l’employée. La mesure était trop sévère pour le geste commis. Nous avons rencontré l’employée et nous sommes excusés auprès d’elle. Cette situation ne remet pas en doute ses compétences professionnelles. Nous lui offrons tout le soutien nécessaire. Le mécanisme de traitement des mesures disciplinaires sera analysé et révisé afin qu’une telle situation ne se reproduise plus. L’infirmière impliquée dans cette décision a été rencontrée en présence de ses représentants syndicaux aujourd’hui.

L’ensemble des gestionnaires du CISSS de la Montérégie-Est a à cœur le bien-être des employés. Cet incident ne représente pas les valeurs de notre établissement ni la façon dont nous souhaitons traiter nos employés. Nous sommes désolés de cette situation et réitérons que les gestionnaires sont disponibles, à l’écoute et bienveillants pour les employés. Nous remercions nos employés pour leur dévouement et la qualité de leur travail. Nous invitons les employés ébranlés par cette situation à se référer au Programme d’aide aux employés.

https://santemonteregie.qc.ca/est/nouvelles/le-cisss-de-la-monteregie-est-retire-la-mesure-disciplinaire-donnee-une-infirmiere

 

Voici l'organigramme avec les cadres gestionnaires relier a cette mise a pied:

 https://santemonteregie.qc.ca/sites/default/files/2022/11/18-rm-00015-08_pj2_org_cisssme_2022-11-14.pdf

 

Donc,dqans ce document publique,il y a des cadres gestionnaires qui ont été confrontés a prendre cette décision:Les voici

-Eric Richard ,de St-Bruno: DRH(direction ress. Humaine)Communications et affaires juridiques

Directeur ressources humaines, communications et affaires juridiques

Travail depuis peu au CISSS de la Montérégie-Est

- Present5 months,les emplois précédents pas plus que 2 a 4 ans environ?

ou son adjointe Manon Beaudet(surement dans LinkedIn,seulement 752 followers?)Elle a écrit sur son profil: "Hier soir fut la remise du prix Droits et Libertés de la CDPDJ. Ce prix fut remis à l’ensemble des traveuilleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux pour leur engagement sans faille pendant la pandémie. J’ai eu l’honneur d’y assister comme invité. Les témoignages étaient émouvants et démontraient à quel point tous ces travailleurs font la différence";OK ;-)

-Il y a aussi le gestionnaire: Julien Girard,589 followers dans LinkedIn avec cette phrase dans son profile:C'est douteux=    "Divers mandats d’analyse nécessitant des compétences avancées en mathématiques et en manipulation(???) de base de données." Directeur qualité,évaluation performance Et Éthique,ou son Adjointe: Hassiba Hihat,284 followers sur LinkedIn c'est très peu, et des postes intérimes a profusion et des postes occupés de quelques mois ?????...J'ai quand même pas regarder sur le site D'assurance chomage.

 -Selon le Ministre Dubé: https://www.lesoleil.com/2022/12/06/le-ministre-dube-na-pas-digere-la-toast-b9bedcc2fb66d74eb4282b8a12bd5fee

«J’ai eu la même réaction quand j’ai su pour la question de la fameuse toast au beurre de peanut. C’est pour ça que je dis que tout le monde, là je ne parle pas juste des pdg, [mais aussi] des cadres, des cadres intermédiaires, qu’ils comprennent qu’il faut être respectueux de nos employés et qu’on s’assure qu’on a besoin de tout le monde.

«C’est exactement ce qu’il ne faut pas qui arrive. Et j’ai dit que dans ces cas-là, je vais agir rapidement, comme dans ce qu’on appelle dorénavant le toastgate», a fait valoir le ministre Dubé, ajoutant que «des gestes seront posés» dans les prochains jours.

-Et ,Sonia Bélanger a beaucoup de boulot pour corriger les équipes de gestionnaires dans le système santé:(Est-ce que sa va devenir un item de plus a améloirer ??? ou bien la gestion des listes de rappel sans compter les équipes qui s'occupe des paies des employés,beaucoup d'erreur avec des manques a gagné,depuis le Covid-19,le diable est aux Vaches!)

Sa collègue Sonia Bélanger, nouvelle ministre déléguée à la Santé et aux Aînés, confirme qu’elle-même comme ex-gestionnaire du réseau de la santé, elle n’aurait pas suspendu une infirmière pour le vol d’une tranche de pain rôtie.

«Non. Je n’aurais pas fait ça», a tranché Mme Bélanger, lors de sa mêlée de presse survenue avant celle de M. Dubé, au même endroit.

«Habituellement en gestion, il y a une gradation des mesures [disciplinaires]. Je ne veux pas faire un cours de gestion 101, mais quand il y a des mesures disciplinaires à prendre, habituellement on va avec des avis verbaux, puis pouvant aller avec des situations plus importantes. Dans cette situation, je trouvais que la mesure était inappropriée. 

«[…] De ce qu’on m’a dit, il n’y a pas eu de gradation», a indiqué la ministre, qualifiant la sanction d’«inadmissible».

De 2015 à 2022, Mme Bélanger a été présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal.

-----Mais revenons au fameux contexte. 

 

 Il est décrit dans la lettre de suspension du 1er décembre. Ce matin-là, l’infirmière n’avait pas eu le temps de déjeuner. Elle avait faim, au point d’avoir mal à l’estomac. Alors, elle s’est fait une toast au beurre d’arachide, sans savoir que c’était interdit.

C’est tout. Enfin, ça aurait dû l’être.

« Nous concluons donc que c’est sans droit que vous vous êtes approprié un bien de l’établissement à l’intention des résidents », lit-on dans la délirante lettre de suspension. « Ce geste constitue du vol […]. Il s’agit d’un manquement grave à vos obligations de loyauté et d’honnêteté. »

En cas de récidive, lit-on encore, « nous n’aurons d’autres choix que de prendre des mesures plus sévères pouvant aller jusqu’au congédiement ».

Et ça continue comme ça sur deux pages. Des phrases préfabriquées, tout droit sorties du parfait manuel des technocrates, du genre : « Vos manquements ont des conséquences négatives importantes tant sur la réputation de l’établissement que sur votre crédibilité professionnelle. »

Ternir la réputation de l’établissement ? Avec le recul, on constate à quel point cette remontrance s’applique moins à l’infirmière qu’à ceux qui l’ont scribouillée…

« Les gestionnaires impliqués seront rencontrés », nous promet-on au cabinet de la ministre Bélanger. Gageons qu’ils s’en tireront avec une tape sur les doigts. Après tout, ils n’ont fait qu’appliquer les règles à la lettre, comme l’aurait fait n’importe quel technocrate. Sans se préoccuper une seconde du contexte, tout bête, tout simple : une employée qui n’avait pas eu le temps de déjeuner.

Ces gestionnaires n’ont pas pris la peine de se préoccuper, non plus, du contexte plus large : un réseau de la santé qui menace une fois de plus de s’effondrer. Un manque de personnel criant.

Des personnes âgées terrorisées à l’idée d’aller vivre en CHSLD. Des établissements mis sous tutelle pour cause de négligence envers les résidants. Des infirmières épuisées, forcées de faire du temps supplémentaire obligatoire, qui abandonnent ou qui passent au secteur privé. Un gouvernement qui fait des pieds et des mains pour les garder dans le réseau.

Qu’on le veuille ou non, c’est ça, le contexte général.

Le ministre Christian Dubé n’aime pas qu’on peigne un tableau aussi sombre du réseau qu’il a promis de transformer, pour le mieux évidemment. « C’est en misant sur nos succès et ce qui va bien que nous allons y arriver, a-t-il écrit sur Facebook, dimanche. Ce n’est pas en faisant ressortir ce qui ne va pas que nous allons rendre notre réseau attrayant. »

D’accord. On peut bien faire un effort et parler aussi des bons coups. Il faudrait juste que le réseau nous aide un peu.

Ce texte a été modifié afin de préciser que la ministre Sonia Bélanger a demandé des explications au PDG du CISSS, Bruno Petrucci. Une version antérieure indiquait erronément qu’une rencontre a eu lieu entre les deux.

 https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2022-12-06/tout-ca-pour-une-toast.php

 

La ministre déléguée à la Santé et aux Ainés, Sonia Bélanger, a réitéré mardi qu’il est, selon elle, «inadmissible» qu’une infirmière travaillant dans un CHSLD ait été suspendue pour avoir mangé une «toast».

Elle-même une ancienne gestionnaire au sein du réseau de la santé, Mme Bélanger a dit qu’elle n’aurait jamais suspendu une employée pour ce motif. La ministre considère qu’il s’agit d’une sanction disproportionnée par rapport à l’offense.

 

 

«Ça n’a pas de bon sens. On a déjà assez de mal à attirer et retenir notre monde. Si en plus à chaque fois qu’il y a la moindre petite chose qui dépasse – une toast au beurre d’arachide, la personne n’est pas bilingue – on les sanctionne et on ne les prend pas, ça ne marche pas», s’est-il indigné, mardi.

«Je pense que c’est le temps que le ministère et le ministre se remettent les yeux en face des trous et qu’on arrête d’écœurer ce monde-là, déjà que c’est assez difficile de les retenir», a-t-il ajouté.

 

 

L'infirmière suspendue pour avoir mangé une « toast » peut retourner au travail à Longueuil

Le CISSS de la Montérégie-Est présente ses excuses. Le CHSLD qui avait suspendu une infirmière trois jours sans salaire pour avoir volé une toast au beurre d’arachides annule cette sanction «trop sévère», et les gestionnaires qui ont pris cette décision seront rencontrés.

 Ce 5 décembre 2022, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est a publié un communiqué afin de présenter ses excuses publiques à une infirmière considérée injustement suspendue. L'affaire, révélée par le Journal de Montréal, remonte au 1er décembre dernier, lorsque la travailleuse de la santé aurait reçu une lettre de ses supérieur.es lui mentionnant qu'elle sera suspendue durant trois jours, soit les 5, 9 et 11 décembre 2022, en raison d'un vol de toast au beurre d'arachide qui était dédiée à des résident.es du CHSLD de Longueuil.

L’infirmière en question, qui a souhaité garder l’anonymat par peur de représailles, s’est fait une toast le matin du 2 octobre dernier, au Centre d’hébergement du Chevalier-De Lévis, à Longueuil. 

Dans la lettre de suspension datée d’hier, obtenue par Le Journal, on peut lire que ce vol de nourriture destinée aux résidents constitue «un manquement grave à vos obligations de loyauté et d’honnêteté», écrit la direction des soins infirmiers du centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS). (on a vu pire avec les agences la nuit qui volent plus que ça et sans compter les cabarets de nourriture fournis par les hôpitaux aux intervenants remplaçants lol)

 

 

Piquée au vif, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) de la Montérégie-Est avait dénoncé ce week-end une mesure disciplinaire « démesurée ».

La présidente du groupe, Brigitte Petrie, avait clairement fait valoir que l’infirmière, qui n’a que deux ans d’ancienneté, « a été très brassée » et « se pose des questions sur son employeur ». « La perte d’une infirmière est beaucoup plus grande qu’une tranche de pain », avait-elle aussi martelé.

Avec Léa Carrier, La Presse

 https://www.msn.com/fr-ca/actualites/other/l-infirmi%C3%A8re-qui-s-%C3%A9tait-fait-un-toast-au-beurre-d-arachide-ne-sera-pas-suspendue/ar-AA14WrOQ?fullscreen=true&cvid=ddb09dc7ca3745b8ae202206345a3cbd#image=1

 

 

 

 Dans les derniers jours, le cabinet de la ministre Sonia Bélanger, déléguée à la Santé et aux Aînés, a discuté de cette suspension avec le président-directeur général du CISSS. Elle a réagi lundi en disant que «les gestionnaires impliqués dans le traitement du dossier seront rencontrés».

Wow,on connaîent des gestionnaires assez fou pour mettre des barèmes comme 100$ pour une infraction d'une toast et 400$ pour un pain lol

 

REF.:  https://www.journaldequebec.com/2022/12/05/infirmiere-suspendue-au-chsld-la-direction-sexcusera-et-annulera-la-sanction

 

dimanche 31 juillet 2022

CHSLD Herron:L' imputabilité de Martine Daigneault, coordonnatrice du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal

 

CHSLD Herron:L' imputabilité de Martine Daigneault, coordonnatrice du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal

Quand nommer rime avec imputabilité

 
Par:Mylène Moisan
Le Soleil
 
CHRONIQUE / On l’entend à toutes les sauces, sur toutes les lèvres, il est important de «nommer» les choses, de «nommer» ses émotions pour mettre le doigt sur le bobo. N’est-ce pas Camus qui a dit : «mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde?»

La coroner Géhane Kamel a fait quelque chose qu’on ne fait à peu près jamais dans les réseaux publics, elle a nommé des gens.

Des responsables de l’hécatombe dans les CHSLD.

Son rapport diffusé lundi contient une chose rare : le nom de personnes en position d’autorité qui étaient censées tenir les rênes de leur organisation, qui les ont échappées solide. Elle n’a pas acheté le «je ne savais pas» de Lynn McVey, la PDG du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal responsable du CHSLD Herron ni celui de Daniel Paré, PDG dans Chaudière-Appalaches, pour le Manoir Liverpool.

M. Paré a été promu responsable de la campagne de vaccination pour l’ensemble de la province, Mme McVey est restée en poste jusqu’à ce qu’elle annonce mardi, au lendemain de la publication du très attendu rapport de la coroner Kamel, qu’elle quittera en juillet, à la fin de son mandat.

D’autres personnes sont montrées du doigt, entre autres Martine Daigneault, coordonnatrice du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, qui reçoit le 4 avril 2020 de la propriétaire du CHSLD Herron, un «long courriel […] sur les différentes difficultés vécues entre la prise en charge du CIUSSS et l’implication attendue du CHSLD Herron. Ce courriel restera lettre morte», lit-on dans le rapport de 200 pages. 

L’alarme avait été sonnée fin mars.

Cinq jours plus tard, 9 avril, «les propriétaires du CHSLD Herron écrivent à la ministre Danielle McCann pour qu’elle intervienne et agisse pour dénouer l’impasse avec le CIUSSS. Il n’y aura pas de suivi de cette lettre par le MSSS.»

Et pourtant, quand l’histoire d’horreur éclatera dans The Gazette le 10 avril, le gouvernement jette entièrement le blâme sur le CHSLD. «Le 11 avril 2020, lors d’un point de presse, le premier ministre François Legault a annoncé avoir mis la résidence sous tutelle. Il a affirmé que le CIUSSS n’avait eu accès aux dossiers médicaux qu’à 20h, le 10 avril 2020. L’histoire nous dira que ce n’était pas le cas. 

Plus encore, «le fait de négligences relevant davantage du chaos inhérent à la situation et de la désorganisation de l’équipe de gestionnaires du CIUSSS. Comment pourrions-nous conclure autrement quand la grande majorité des décès se sont produits alors que le CIUSSS assumait déjà la gestion clinique du CHSLD?»

Fait intéressant, la coroner relève l’intervention, dans la tempête, de l’agence de communication TACT. «Cette firme était présente avant la crise pour des mandats ad hoc en communication, mais étrangement, lors de la crise, le message semble être réfléchi de manière à éviter que le jupon du CIUSSS ne dépasse.»

Pour services rendus, poursuit la coroner, «Daniel Desharnais, qui était directeur principal chez TACT à cette époque, après avoir occupé diverses fonctions dans plusieurs cabinets ministériels, fut nommé à un poste de sous-ministre adjoint au MSSS (ministère de la Santé et des Services sociaux) le 17 avril 2020.»

Vous entendez l’ascenseur qui revient?

Au Manoir Liverpool à Lévis, où les résidents ont aussi cruellement souffert de la désorganisation, la coroner se tourne vers le PDG du CISSS Daniel Paré. «Le Manoir Liverpool était connu pour des difficultés récurrentes depuis au moins cinq ans. Parmi ces difficultés, on note une culture organisationnelle déficiente, une structure hiérarchique reposant seulement sur quelques personnes clés, un manque de ressources et des soins ne répondant pas aux normes. […] Il est donc étonnant d’entendre le PDG […] cautionner des mesures d’accompagnement et de soutien sur une aussi longue période sans être au courant de la gravité des mesures reprochées.»

Là aussi, il a fallu que l’histoire sorte dans les médias pour que la machine se mette sérieusement en marche. «Il est encore plus déconcertant d’imaginer que, sans le reportage de Radio-Canada sur la situation dramatique qui prévalait au Manoir Liverpool, cette situation aurait pu perdurer.»

Comme à Herron.

Sans tomber dans la chasse aux sorcières, la coroner Géhane Kamel a mis des noms ou identifié par leur poste ceux qui ont agi, ou pire encore ceux qui ont tardé à agir pour porter secours aux résidents des CHSLD qui étaient laissés à eux-mêmes, ceux qui sont morts dans des circonstances horribles et inhumaines.

Dans son rapport, elle résume la triste fin de 47 personnes décédées entre le 12 mars et le 1er mai 2020, elle les nomme. 

Ces gens-là, et les quelque 6700 autres qui ont été fauchés, méritent qu’on nomme également ceux qui sont imputables de l’horreur, ceux qui ont pris les décisions qui ont mené à la catastrophe, ceux qui ont parfois regardé ailleurs. À ne pas vouloir trouver de coupables, comme dans trop de rapport d’enquêtes, on finit par se déresponsabiliser, comme société.

Et, indirectement, par absoudre les responsables.

 

REF.:  https://www.lesoleil.com/2022/05/17/quand-nommer-rime-avec-imputabilite-5e89e0877c22082795c7f3e6a19b302c

mardi 19 juillet 2022

Démission au CIUSSS: quand la passion ne suffit plus

 

 

Démission au CIUSSS: quand la passion ne suffit plus

 
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
 
Mélanie Maltais avait « le plus beau métier du monde », mais ça ne suffisait plus. Après 16 ans de loyaux services en soins à domicile au CLSC de Chicoutimi, elle a choisi sa famille, mardi, claquant la porte du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, où les conditions de travail étaient devenues pour elle insupportables.

Le métier d’auxiliaire en santé et services sociaux (ASSS) en est un très difficile et peu valorisé, en convient la maman. C’était pour elle une « vocation » et c’est toujours avec bonheur qu’elle s’occupait de sa clientèle, notamment composée de gens malades, handicapés ou en fin de vie.

Ce n’est pas les « salles de bain trop petites », les « espaces insalubres », la « fumée de cigarette » ou les « comportements agressifs » de clients qui l’ont poussée au pied du mur, mais bien les conditions imposées par son employeur, qui se sont drastiquement détériorées depuis trois ans.

Un changement d’horaire obligé, il y a quelques jours, s’est avéré la goutte de trop. Finies les journées de 8h à 16h ; ses quarts de travail débuteraient désormais à 13h30 et s’achèveraient à 21h30 — ce qui est toujours considéré comme un horaire « de jour » par le CIUSSS, à 15 minutes près. La décision était finale, sans appel, pour elle et quatre autres de ses collègues.

« Personne ne s’attendait à ça, ç’a été comme une brique qui nous est tombée sur la tête. […] Sans notre consentement, sans notre autorisation, sans rien », explique celle qui s’est ensuite vu refuser un congé sans solde.

En 16 ans, pas une fois ne lui a-t-on accordé une semaine de vacances pendant la période de congé estivale de son fils, déplore Mélanie Maltais. Si elle arrivait à passer par-dessus cet inconvénient, ainsi que par-dessus toutes les journées fériées travaillées, elle ne pouvait se résoudre à accepter un horaire qui bouleverserait ainsi sa vie familiale.

Surtout qu’aucun changement ne pointait à l’horizon, elle qui est « dernière depuis une éternité », parmi les employés occupant un poste régulier.

« Quand j’ai eu mon poste il y a huit ans, j’ai été la dernière à en avoir un de jour. Ils n’ont plus jamais rouvert de poste, justement pour ne pas avoir à donner de fériés, de vacances, de ci, de ça. […] Des ASSS, il n’y en a plus, ça fait des années qu’on n’a pas de remplaçantes. »

C’est ce qui fait que les employés comme Mélanie Maltais voient leur charge de travail augmenter constamment, jusqu’à devoir diminuer le temps imparti à chaque client.

 

« Ce qui me faisait rester, c’était mes clients. Je suis tellement attachée à eux. J’aime vraiment ce que je fais, mais ça ne me ressemblait plus dans mes valeurs », explique celle qui a dû refaire son CV, après 23 ans dans ce métier.

L’employeur de Mélanie Maltais n’a d’ailleurs pas tenté de la retenir outre mesure. Car si elle était « irremplaçable » durant toutes ces années de services, ce n’est pas l’impression qu’elle a eue en remettant sa lettre de démission en mains propres à sa gestionnaire, mardi.

« On n’a jamais essayé de me retenir. »
Mélanie Maltais

« On n’a jamais essayé de me retenir. La première fois que je leur ai dit comment je me sentais, que j’étais démolie psychologiquement, que je ne dormais plus la nuit, parce qu’il fallait que je me vire de bord, on m’a dit que ça ne leur appartenait pas, que je pouvais partir si je voulais. »

La mère d’un adolescent de 17 ans dit que sa détresse psychologique est partagée par plusieurs collègues, alors que nombre d’entre eux lui ont démontré du soutien dans les dernières heures.

Souhaitant que son message soit entendu, Mélanie Maltais a partagé sa lettre de démission sur les médias sociaux, l’ayant même affichée aux babillards de son ancien lieu de travail, où son geste a suscité des pleurs comme des applaudissements.

Ce poste au CIUSSS est le mieux rémunéré dans son métier. Mais il n’en valait pas la chandelle, insiste-t-elle, précisant du même souffle que le climat de travail y était devenu malsain.

« Tellement que [mardi] et [lundi], on avait des formations sur comment gérer la chicane entre nous. […] On sait pourquoi il y en a ; c’est qu’on est tellement malheureux, tellement démolis psychologiquement, mal traités, pas valorisés, que plus personne ne s’endure. Il y a tout le temps eu des tensions malsaines entre les employés, mais c’est eux qui créent ça. »

 

***Actuellement  ,les Ciusss avec le nouveau pdg,sont en transitions vers une réorganisation,de la Liste de Rappel et des Ressources Humaines,le service de la paye ,lui pense qu'il est infaillible avec ses nombreux ratté$,déja que les CHSLD ont des gestionnaires imputables lol !

 

REF.:  https://www.lequotidien.com/2022/06/01/demission-au-ciusss-quand-la-passion-ne-suffit-plus-7db93315ff8565d1211f6969c40d1deb

jeudi 10 février 2022

Équitabilité et Gestionnaire ne vont pas ensemble ?

 

 

Équitabilité et Gestionnaire ne vont pas ensemble ?

 

Pourquoi ?

S'il n'y a pas d'équité dans les négociations, les directives, personnes ne va arriver à un résultat!

Et surtout si, il y a division à l'intérieur du groupe, vous êtes foutu !

Dans le cas où un clan devient dominateur, la loi de la meute, comme chez les loups, formera des solitaires dangereux, pas seulement pour la meute, mais pour l'ensemble de l'écosystème. Et dans l'éventualité où le ratio gestionnaire/employé est trop élevé, ce sera le chaos.

C'est pareil avec tout le monde des mammifères.

 



REF.: Vu sur le web

mardi 18 mai 2021

Les Gestionnaires ????? [Encore du HARCÈLEMENT] «Combien de temps peut-on donner à un gestionnaire pour [changer ses pratiques]?»

 

 

 

A l'émission radio:Tout un matin

 
Les Gestionnaires ?????
[Encore du HARCÈLEMENT] «Combien de temps peut-on donner à un gestionnaire pour [changer ses pratiques]?»
 
 Gestionnaire ou Torcionnaire ???

Peut-on aider un gestionnaire qui harcèle ses employés?

Publié le 5 mai 2021,un Gestionnaire fru,ça ressemble a ça,..........désolé,mais pas de pitié pour ça !
Marie-Eve Proulx, en conférence de presse à l'usine d'Alstom à La Pocatière.
La députée Marie-Eve Proulx
 PHOTO : Radio-Canada

La députée Marie-Eve Proulx a démissionné du Conseil des ministres après avoir fait l'objet de plaintes pour harcèlement. François Legault affirme pour sa part lui avoir offert, dans les derniers temps, des « services de coach » pour l'aider à s'améliorer. « L'enjeu, c'est la durée. 

Combien de temps peut-on donner à un gestionnaire pour [changer ses pratiques]? »

 réagit la chroniqueuse Marie Grégoire. En compagnie de la porte-parole de la Jeune chambre de commerce de Montréal, Déborah Cherenfant, on se demande ce que représente cette expulsion sur la tolérance du harcèlement en milieu de travail.

 
 

La ministre déléguée au Développement économique régional et ministre responsable des régions de Chaudière-Appalaches, du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx, démissionne du Conseil des ministres. Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, se dit soulagé de son départ comme ministre responsable du Bas-Saint-Laurent. Il admet que leurs relations étaient difficiles. Éric Gagnon le reçoit en entrevue.

Pascal Bérubé avait exprimé le souhait de la voir remplacée par la présidente du Conseil du Trésor, Sonia Lebel, originaire de Matane, mais ce ne sera vraisemblablement pas le cas.

« Pour faire avancer nos dossiers, on a besoin d'un allier au conseil des ministres. On n'avait pas cet allié avec Marie-Eve, c'est la vérité. Ceci étant dit, est-ce qu'on va avoir une personne avec qui la collaboration sera acquise? Avec qui on va travailler dans la bonne humeur? On a eu parfois des désaccords, mais c'est mon souhait. La seule chose qui m'intéresse à partir de maintenant c'est de connaître l'identité du ou de la ministre responsable du Bas-Saint-Laurent. C'est un titre important. »

—  Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia.

Pascal Bérubé dit, avec son collègue Harold LeBel, avoir fait part au cabinet du premier ministre des difficultés qu'ils avaient à travailler avec la ministre Proulx.

Tout comme le chef de sa formation politique, Paul Saint-Pierre-Plamondon, le député de Matane-Matapédia, veut savoir si la récente entente hors cour conclue entre Marie-Eve Proulx et un ancien employé a été payée par des fonds publics.

Pascal Bérubé demande au premier ministre François Legault de rapidement pourvoir le poste de ministre responsable de la région.

 

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