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dimanche 28 juin 2026

Pourquoi devenons-nous dépendants d’une autre personne ?

 LA DÉPENDANCE ET LA RECHERCHE DE COMPLÉTUDE 


ECKHART TOLLE : La raison pour laquelle la relation amoureuse romantique est une expérience si intense et si universellement recherchée est la suivante : elle semble libérer les gens d’un sentiment profondément installé de peur, de besoin, de manque et d’incomplétude. Cet état émotionnel fait partie de la condition humaine dans sa phase non rachetée et non réalisée. Il comporte aussi bien une dimension physique que psychologique.

Sur le plan physique, et de toute évidence, vous n’êtes pas complet et ne le serez jamais : soit vous êtes un homme, soit vous êtes une femme. C’est-à-dire la moitié du tout. Sur ce plan-là, l’aspiration à la totalité, à la complétude, c’est-à-dire le retour à l’Un, se manifeste sous la forme de l’attraction entre sexes masculin et féminin, du besoin de l’homme d’avoir une femme et de celui de la femme d’avoir un homme. II existe une pulsion presque irrésistible à s’unir avec l’énergie opposée ou l’autre polarité. Cette pulsion physique est d’origine spirituelle. C’est l’aspiration à mettre un terme à la dualité, à revenir à l’état de complétude. Sur le plan physique, l’union sexuelle est ce qui se rapproche le plus de cet état-là. Voilà pourquoi celle-ci est l’expérience la plus profondément satisfaisante que le plan physique puisse offrir. Mais l’union sexuelle n’est rien de plus qu’un fugace aperçu de la totalité, qu’un moment d’extase. Tant et aussi longtemps que vous recherchez inconsciemment dans l’union sexuelle votre porte de salut, vous visez à mettre fin à la dualité sur le plan de la forme, là où justement on ne peut la trouver. II vous est donné là un aperçu fugitif et fort alléchant du paradis, mais vous n’avez pas le droit d’y rester et vous vous retrouvez de nouveau dans un corps distinct.

Sur le plan psychologique, ce sentiment de manque et d’incomplétude est certainement encore plus grand que sur le plan physique. Aussi longtemps que vous êtes identifié au mental, le sens que vous avez de votre moi provient de l’extérieur. En d’autres termes, vous vous appropriez le sens de ce que vous êtes par le biais de choses qui, en fin de compte, n’ont rien à voir avec ce que vous êtes : votre rôle social, vos possessions, votre apparence physique, vos réussites et vos échecs, vos systèmes de croyances, etc. Ce faux moi, créé par le mental, par l’ego, se sent vulnérable, peu assuré, et cherche sans arrêt de nouvelles choses auxquelles s’identifier afin de donner au mental l’impression d’exister. Mais jamais rien ne suffit à lui procurer une satisfaction durable. Sa peur perdure. Et son impression de manque et de besoin reste.

Puis cette relation si spéciale se présente. Elle semble être la réponse à tous les problèmes de l’ego et combler tous ses besoins. Du moins, c’est ainsi que les choses paraissent au début. Toutes les autres choses qui venaient vous procurer le sens que vous aviez de votre moi auparavant deviennent dorénavant relativement insignifiantes. Un seul objet d’attention remplace alors tout le reste, donne un sens à votre vie et vous permet de définir votre identité : la personne dont vous êtes amoureux. Vous n’êtes plus ce fragment isolé dans un univers hostile. C’est du moins l’impression que vous avez. Votre monde a maintenant un centre : la personne aimée. Le fait que ce centre soit à l’extérieur de vous et que, par conséquent, vous définissiez encore votre identité en fonction de quelque chose d’extérieur à vous semble tout d’abord ne pas avoir d’importance. Ce qui compte, c’est que les sentiments sous-jacents d’incomplétude, de peur, de manque et d’insatisfaction si caractéristiques de l’ego soient disparus. Le sont-ils vraiment ? Se sont-ils dissipés ou existent-ils encore sous la surface de ce prétendu bonheur ?

Si, dans vos relations, vous connaissez aussi bien l’amour que son opposé, c’est-à-dire l’hostilité, la violence émotionnelle, etc., il est alors fort probable que vous confondiez amour et attachement de l’ego, amour et dépendance affective. Il est impossible que vous aimiez votre partenaire à un moment et l’agressiez l’instant d’après. L’amour vrai n’a pas d’ennemi. Si votre « amour » en a un, c’est que ce n’est pas de l’amour mais plutôt un grand besoin de l’ego de se sentir plus complètement et plus profondément soi. Et ce besoin est temporairement comblé par l’autre. Pour l’ego, il s’agit d’un succédané de salut, et pendant un certain temps, cela donne presque effectivement l’impression qu’il s’agit de cela.

Mais vient un moment où votre partenaire adopte des comportements qui ne réussissent pas à combler vos besoins, ou du moins ceux de votre ego. Les sentiments de peur, de souffrance et de manque qui font intrinsèquement partie de l’ego, mais qui étaient passés à l’arrière-plan grâce à la relation amoureuse, font de nouveau surface. Comme avec toutes les autres dépendances, vous êtes au septième ciel quand vous avez de la drogue, mais vient invariablement le moment où celle-ci n’a plus d’effet sur vous. Quand ces émotions souffrantes refont surface, vous les sentez donc avec encore plus d’acuité qu’avant. Qui plus est, vous percevez maintenant votre partenaire comme étant à leur origine. Cela veut dire que vous les projetez à l’extérieur et que vous agressez l’autre avec toute la violence sauvage que votre douleur contient. Cette agressivité peut éveiller la souffrance de votre partenaire, qui contre-attaquera. Rendu à ce point-là, l’ego espère encore inconsciemment que son agressivité ou ses tentatives à vouloir manipuler constitueront une punition suffisante qui amènera l’autre à changer de comportement. Ceci lui permettra de se servir à nouveau de ces comportements pour occulter votre souffrance.

Toute dépendance naît d’un refus inconscient à faire face à votre propre souffrance et à la vivre. Celle-ci commence et finit dans la souffrance. Quelle que soit la substance à laquelle vous êtes accroché – l’alcool, la nourriture, les drogues légales ou illégales, ou bien une personne –, vous vous servez de quelque chose ou de quelqu’un pour dissimuler votre douleur. C’est pour cette raison qu’après l’euphorie initiale il y a tellement de tourments et de souffrance dans les relations intimes. Mais ces dernières n’en sont pourtant pas la cause. Elles font simplement ressortir la souffrance et le tourment qui se trouvent déjà en vous. Toutes les dépendances agissent ainsi. Toutes les dépendances atteignent un point où elles n’ont plus d’effet sur vous, vous ressentez alors la souffrance plus intensément que jamais.

D’ailleurs, la plupart des gens essaient toujours d’échapper au présent et cherchent le salut dans le futur, quel qu’il soit. La première chose sur laquelle ils pourraient buter s’ils concentraient leur attention sur le moment présent, c’est leur propre souffrance. Et c’est justement ce dont ils ont peur. Si seulement ils savaient combien il est facile de trouver dans le présent le pouvoir qui dissipe le passé et la souffrance, la réalité qui met un terme à l’illusion. Si seulement ils savaient à quel point ils sont près de leur propre réalité, de Dieu.

La réponse n’est pas non plus d’éviter les relations afin d’éviter la souffrance. Celle-ci est là de toute façon. Trois relations qui n’ont pas fonctionné en autant d’années vous amèneront fort probablement plus à vous réveiller que trois années sur une île déserte ou reclus dans votre chambre. Par contre, si vous réussissiez à être intensément présent à votre solitude, cette solution fonctionnerait peut-être pour vous.

REF.: Maître spirituel Eckhart Tolle : 

( Le pouvoir du moment présent P : 143-144-145-146-147 )

jeudi 25 juin 2026

 



Quand quelqu'un vous attaque, cela parle-t-il vraiment de vous ?




Nous avons souvent tendance à croire que les réactions des autres nous définissent.

Pourtant, une personne qui crie, accuse ou se met en colère exprime bien souvent quelque chose qui lui appartient : son stress, ses blessures, ses frustrations ou son incapacité, à cet instant, à mettre des mots sur ce qu'elle ressent.

Cela ne signifie pas que tout comportement est acceptable.

Mais il est utile de se demander: « Est-ce que ce qui m'est reproché m'appartient réellement ? »

En thérapie, nous apprenons à distinguer ce qui relève de notre responsabilité de ce qui appartient à l'autre.

Cette différence est essentielle pour ne plus porter des culpabilités qui ne sont pas les nôtres.

Communiquer ne consiste pas à parler plus fort pour avoir raison.

Communiquer, c'est pouvoir exprimer ce que l'on vit tout en restant capable d'entendre l'autre. Le respect ne s'impose pas par la colère.

Il se construit dans une écoute réciproque, où chacun peut exister sans écraser l'autre. Et cela s'apprend, à tout âge. Plus nous faisons la paix avec nos propres blessures, moins nous avons besoin de les déposer sur ceux qui nous entourent. Et plus nos relations deviennent des espaces de rencontre plutôt que des champs de bataille.


Ref.: Corinne Hanon

lundi 22 juin 2026

 Boréal et Fleur-Bleue, deux phœnix dans un autre multivers !  


Le monde changeait...


La vie sur Terre changeait...


Parce que l'amour grandissait...

Cela ne se fit pas instantanément, mais... les êtres oscillants, patients et aimants, étaient toujours là pour les aider.

Ils entretenaient la paix à travers le monde entier.

Et... pour Fleur-Bleue et Boréal, l'éveil sur la Terre

n'était plus un simple rêve, mais... une réalité.

Bras dessus, bras dessous, on pouvait souvent les voir se promener le long du ruisseau, près du vieux chêne, en train de discuter et de parler aux alliés qui se préparaient à repartir enfin chez eux.

« Tu crois qu'on les reverra un jour? » lui demanda-t-

elle, tout doucement.

« Je n'en suis pas très sûr, mais... je crois que... oui.

Les connaissant, ils ne pourront rester longtemps loin les uns des autres, sans qu'une autre aventure les appelle.»

Fleur-Bleue regarda amoureusement Boréal, dont les yeux pétillaient d'adoration devant sa tendre bien-aimée.

Lui prenant les mains, il les mit entre les siennes et lui

dit :

« C'est à notre tour maintenant d'y aller... et de faire la

vie que nous avons toujours rêvée.

Non celle que les autres voulaient qu'on fasse pour eux...

pour les aider à avancer... comme courir pour trouver ceci ou cela, mais... la nôtre.

Tu serais prête à faire ce grand voyage avec moi?

Mais à l'avance, je t'avertis... il se peut que ce voyage soit sans action, tranquille, paisible et... peut-être bien rempli de petits nuages bleus qui flotteraient dans les airs, tout comme leur mère le faisait lorsqu'elle était jeune, si... c'est ce qu'elle veut, bien entendu...»

Fleur-Bleue lui fit un large sourire.

« Si c'est ce qu'elle veut... où serait le père? » demanda-t-elle en riant.

« Oh! Pas très loin de celle qui a su conquérir son cœur, il y a de ça très longtemps.

Ai-je bien répondu à la question ou la Matriarche veut-elle une toute autre réponse? »

« Hum... » commença-t-elle par dire.

Sans attendre, il se pencha et embrassa ses lèvres tout

doucement.

« Ha ah! À moins que je me trompe... » continua-t-il quelques minutes plus tard, « j'ai l'impression que la réponse est : oui. »

Heureux, il la prit par la main et, avant qu'elle ait eu le

temps de réagir, elle se sentit soulevée de terre...

Leurs énergies se fusionnant... sous les yeux ahuris et émerveillés de tous.

Ils les virent tous les deux s'envoler, comme des anges, puis... se transformer en deux merveilleux phénix aux couleurs vibrantes et scintillantes...


Sans prévenir... ils se fondirent en un seul.

Dans son centre apparut un bleu velouté qui se mêla au contour brillant du rouge-feu miroitant...

La beauté de ce spectacle extraordinaire était des plus impressionnantes et révolutionnaires pour ceux et celles qui le virent, et fut acclamée par tous.

Les amoureux étaient dorénavant réunis et ils s'envolaient maintenant vers leur propre destinée...

Et qui sait.... ce que l'avenir leur réservait ou.... quelles

autres aventures ils exploreraient ensemble...

Car leur histoire, elle, ne faisait que commencer.


Réf.: Josée C Blais

En librairie, 2026; Fleur-Bleue

 Conte initiatique: Fleur-Bleue :


Épilogue

« Tu ne penses pas que tu en as fait un peu trop? » lui murmura Fleur-Bleue, alors qu'ils se reposaient sur l'une des planètes les plus éloignées de la Terre.

« Vraiment, je ne sais pas de quoi tu parles, ma petite fleur adorée », lui susurra-t-il tendrement à l'oreille en partant à rire, heureux de pouvoir enfin être seul avec celle qu'il avait toujours voulu avoir près de lui.

La nuit était calme.

On pouvait voir les étoiles clignoter et chuchoter entre elles.

« Tu crois qu'ils vont se bâtir une vie parmi nous? » se demandait l'une d'elles.

« Non! » lui répondit une autre. « Je crois qu'ils vont repartir.... voyager pendant un certain temps et...»

« S'établir loin de tous... » finit une autre.

« Je crois... » commença une autre...

« Allez-vous continuer de jacasser comme ça toute la

nuit? » s'écria soudainement Boréal.

À sa voix, toutes se turent... n'osant plus dire ou faire quoi que ce soit.

« Merci! » rajouta-t-il, satisfait du silence.

« Tu ne crois pas que tu aurais pu être plus aimable avec elles? »

Boréal partit à rire et répondit : « Non! Plus gentil, peut-être... mais aimable? Non!

Le seul être qui a droit à mon amabilité, ce soir, c'est toi.»

Sans sourciller, Fleur-Bleue rétorqua en souriant :

«Je ne te savais pas si grognon. »

« Seulement quand on me dérange avec celle qui mérite

toute mon attention. »

Sur ce, elle rit aux éclats et se recala dans ses bras, heureuse de retrouver celui de son enfance... peut-être un peu plus vieux... un peu plus grincheux... mais...

merveilleux.

« Tu sais que je peux lire tes pensées, n'est-ce pas? »

« Dors, Boréal, demain viendra assez vite...»

Il sourit... satisfait de sa petite rebuffade, et s'endormit

presque aussi vite.

Le silence revenu, plus rien, cette nuit-là, ne vint les

déranger à nouveau...

Du moins... cette nuit-là seulement...


Fin



Réf.: Josée C Blais

En librairie, 2026; Fleur-Bleue


jeudi 18 juin 2026

 Nos intentions causent des effets dans le futur:

 Nos intentions causent des effets dans le futur:

C'est cette joie, et à défaut notre souveraineté intérieure en contexte difficile, qui doit maintenant nous guider dans le reste de notre existence.


Rappelons-nous que la joie d'exister est la nourriture qui nous provient directement de la source.


 Et je terminerai sur ce mot de la fin, une citation de votre serviteur issue de la compréhension du fait que nous vivons dans un univers qui est une branche du mul-tivers configurée par la conscience :


« Lorsqu'elles sont validées par la joie, l'amour ou la souveraineté intérieure, nos intentions causent des effets dans le futur qui deviennent les futures causes d'effets dans le présent, sous la forme d'une guidance qui nous conduit jusqu'à leur réalisation, au-delà de nos plus belles espérances.»


Ref.: PHILIPPE GUILLEMANT 

http://connaissance-joie.com/?fbclid=IwVERDUASW9n9leHRuA2FlbQIxMABzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEec36unKZG5lJLTrhBrPLTsb5oF97t2H4XqICVmrOXeu-3vbnmXJF5XTu9oao_aem_FpmdA7vOwIFrzOocEgDTUQ

Un multivers mental: La conscience qui configure notre univers au sein du multivers

 Un multivers mental: La conscience qui configure notre univers au sein du multivers

Même si cela n'apparaît pas encore clairement dans les médias, ce dont on ne s'étonnera guère, l'interprétation qui reçoit de plus en plus de cautions aujourd'hui et qui finira par s'imposer de façon évidente lorsque l'entrée de la conscience en physique ne sera plus un épouvantail, est tout simplement le fait que nous vivons dans un multivers mental, comme le décrit si bien Bernardo Kastrup, et que c'est la conscience qui configure notre univers au sein du multivers. Autrement dit, c'est la conscience qui définit la trajectoire GPS de chacune de nos lignes de temps au sein d'un champ des possibles qui appartient en totalité à chacun d'entre nous, et non pas à des doubles matériels de nous-mêmes. Cette pensée va à mon sens irrémédiablement s'imposer dans les années qui viennent, si ce n'est pas déjà le cas.


On peut en déduire qu'un grand changement de paradigme est à l'œuvre au niveau de la pensée humaine.


Ref.: PHILIPPE GUILLEMANT 

http://connaissance-joie.com/?fbclid=IwVERDUASW9n9leHRuA2FlbQIxMABzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEec36unKZG5lJLTrhBrPLTsb5oF97t2H4XqICVmrOXeu-3vbnmXJF5XTu9oao_aem_FpmdA7vOwIFrzOocEgDTUQ

 Conscience expérientielle dans le plan physique:

 Conscience expérientielle dans le plan physique:

II n'existe aucun élément me permettant d'imaginer cette possibilité que par hasard, ma conscience émerge au début d'une vie, qui existait déjà, et se termine à la fin de cette vie, qui continue d'exister.


 Comme on l'a vu, ce n'est ni le passage du temps ni le cerveau qui engendre ma conscience dans cette vie-là. Je ne vois donc qu'une seule explication possible : c'est ma conscience qui, en décidant d'expérimenter cette vie-là, la rend consciente jusqu'à ma mort, après laquelle ma conscience rentre chez elle.



Par: PHILIPPE GUILLEMANT 

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