Le grand Reset , le Hasard,le destin, le libre arbitre ? Ça existe-tu vraiment?
- Que se passe-t-il à la fin du Bureau des ajustements ?
Le Monde du Réel est a l'envers, c'est l'invertionnalité des consciences ! Bienvenue aux Sourds ;-)
Le grand Reset , le Hasard,le destin, le libre arbitre ? Ça existe-tu vraiment?
- Que se passe-t-il à la fin du Bureau des ajustements ?
Livre: Le Petit Soleil: Une initiation au cœur de la nature
Extraits du livre:
Camille, fin trentaine, est plongée dans une profonde déprime. Elle sent que la vle lul échappe, vidée de sens. Une nult, elle falt un rêve surprenant qui l'Inspire à partir en randonnée pour retrouver ce qui s'est ételnt en elle.
Guldée par cette Intultion, sans savolr quol chercher, elle marche en solltalre pendant plusleurs jours, entre forêt et montagne, avec pour seul repère, la nature, Camille traverse paysages et émotlons, mals surtout, elle découvre la force du vivant. Ses rencontres avec les anlmaux, les arbres et les éléments provoquent des prises de consclence de plus en plus profondes. Chaque Jour de son pérlple devlent une Inftlation qui transforme peu à peu sa vision et l'amène à renouer avec sa verltable nature.
Entre récit de marche, dlalogue et Introspection, ce roman Initlatique Illustré nous Invite à ralentir et à nous observer, pour transformer le regard que nous portons sur le monde, et sur nous-mêmes. À travers le périple de Camille, nous parvenons à percevolr ce petit solell qui est en chacun de nous.
- Pendant ce temps, le soleil continue de parler :
Tu te définis par ton corps, mais cette forme matérielle n'est pas vraiment séparée du tout. Ce sont les limites de la forme qui donnent l'illusion de séparation. Il n'existe qu'une seule et même conscience, une conscience unifiée, celle de la source, et elle se manifeste sous différentes formes et expériences. Tout ce qui existe en est une extension. Chaque transformation, chaque prise de conscience, c'est une expansion non seulement pour toi, mais aussi pour l'univers tout entier.
- La véritable liberté, c'est de te permettre d'agir en toute authenticité, en étant fidèle à ta vision. C'est aussi d'avoir la souveraineté et l'autorité sur tes pensées ; c'est-à-dire faire tes propres choix en concordance avec tes valeurs. C'est une liberté de conscience.
- Tu ne contrôles pas les événements, mais tu as la capacité de choisir ta réponse. Les événements ne sont pas responsables de ta souffrance, mais plutôt tes réactions à ces événements. C'est ton attitude face à l'événement que tu peux maîtriser.
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Ref.: Isis Gaïa - paysanne, artisane et auteure
- Isis Gaia - Eterre, c'est la voix de la nature. C'est la culture, la cueillette, la transformation, l'artisanat et même l'écriture. C'est le reflet d'une vie en complète harmonie avec la nature, à suivre ses inspirations, au cycle des saisons. Parfois, c'est le calme, d'autres fois, c'est un jet de créations, mais toujours, porté par le feu créateur et l'amour, Mon nom est Isabelle Godin, mon nom d'artiste et d'auteur est Isis Gaia. Je suis une paysanne-cueilleuse l'été, je cultive, je cueille et je transforme. L'hiver, j'écris et crée de l'artisanat avec les ressources de la teŕre. Mon premier livre, "Les sentiers célestes", explorait mes prises de conscience à travers son expérience, alors que "Le petit soleil" est un conte rempli de fantaisie qui dévoile le réel de l'existence.
Pour rejoindre l'auteure afin de lui partager votre appréciation de son livre ou pour être informé de ses activités et produits, vous êtes invité à lui écrire un courriel à l'adresse suivante:
sentierscelestes@gmail.com
-ou mon site web de ma
boutique www.isisgaia.ca
Livre: Les Sentiers Célestes: Pleine présence et connexion à la nature
Extraits du livre:
À 26 ans, Isabelle Godin (Isis Gaïa) subi un choc traumatique majeur. Son conjoint, avec qui elle a deux jeunes enfants, survit à un tragique accident de parapente mais est en perte sévère d'autonomie physique et cognitive. Il en meurt au bout de 6 ans. Après sa mort, Isabelle ressent avoir perdu la moitié de son âme. Des années d'errance, de heurts et de bas-fonds se succèdent et conduisent Isabelle à frapper un mur. Elle décide alors de transformer sa vie complètement.
Pendant des jours et des semaines, dans la nature qui l'inspire, elle explore son monde intérieur afin de se reconstruire émotionnellement et de ranimer la souveraineté de son être tout en cherchant à retrouver les morceaux de son âme en lambeaux. Graduellement, elle change le regard qu'elle porte sur elle-même et sur le monde qui l'entoure.
Dans le présent ouvrage, elle nous partage son histoire et le cheminement qui l'a conduite à se créer une nouvelle vie en apprenant, entre autres, à développer la pleine conscience et le dialogue avec son âme. Elle nous dévoile sa vision de la vie et ses réflexions. Ses enseignements, axés sur la pleine conscience dans un esprit chamanique et inspirés des sagesses ancestrales des premières nations, favorisent la compréhension du monde d'énergie dans lequel nous vivons et qui est à la source de ce que nous sommes et de nos liens avec tout ce qui nous entoure.
Un livre d'une belle simplicité et d'une touchante authenticité qui invite et inspire les lecteurs à descendre au niveau de leur cœur et à y trouver l'essence de leur être.
- Le décor, c'est ce que notre âme crée de notre vie pour vivre des expériences et apprendre. Il est important de nous remettre au centre, de ne pas nous separer du décor et de nous autoriser à en être les créateurs en revenant à l'unité et en sortant de l'esprit du manque.
Autrement, nous nous retrouvons à créer par défaut et nous créons notre univers avec nos problèmes. Nous nous retrouvons à répéter les mêmes schémas car nous utilisons mal les lois de l'univers et suivons la programmation de notre âme aveuglément, au lieu d'en sortir.
- J'ai beaucoup pleuré et le lac m'a bercée. Le vent a séché mes larmes. Le soleil m'a réchauffé le cœur et les arbres m'ont parlé et consolé. Ils m'ont aussi guidée. Les fleurs m'ont émerveillée et la pluie m'a rendu ma fluidité.
- Le contact avec la nature stimule nos cinq sens, ce qui nous aide à être dans le moment présent, en pleine conscience de notre corps. C'est en pleine présence de nos cinq sens que le sixième sens se développe. La nature nous reconnecte, tout simplement, à la beauté et à la fluidité de la vie.
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Ref.: Isis Gaïa - paysanne, artisane et auteure
Isis Gaia - Eterre, c'est la voix de la nature. C'est la culture, la cueillette, la transformation, l'artisanat et même l'écriture. C'est le reflet d'une vie en complète harmonie avec la nature, à suivre ses inspirations, au cycle des saisons. Parfois, c'est le calme, d'autres fois, c'est un jet de créations, mais toujours, porté par le feu créateur et l'amour, Mon nom est Isabelle Godin, mon nom d'artiste et d'auteur est Isis Gaia. Je suis une paysanne-cueilleuse l'été, je cultive, je cueille et je transforme. L'hiver, j'écris et crée de l'artisanat avec les ressources de la teŕre. Mon premier livre, "Les sentiers célestes", explorait mes prises de conscience à travers son expérience, alors que "Le petit soleil" est un conte rempli de fantaisie qui dévoile le réel de l'existence.
Pour rejoindre l'auteure afin de lui partager votre appréciation de son livre ou pour être informé de ses activités et produits, vous êtes invité à lui écrire un courriel à l'adresse suivante:
sentierscelestes@gmail.com
-ou mon site web de ma
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"Tant que vous n'aurez pas rendu l'inconscient conscient, il dirigera votre vie et vous l'appellerez le destin."
Jung , La psychologie de l'inconscient
Option 1 : Focus sur l'Inconscient Collectif et les Mythes" En explorant les récits mythologiques de civilisations radicalement éloignées dans le temps et dans l'espace, Jung a mis en lumière l'existence d'une trame psychique commune à toute l'humanité, un inconscient collectif qui transcende les cultures et transmet, de génération en génération, les mêmes symboles universels à travers nos rêves nocturnes et nos élans artistiques."
Option 2 : Focus sur l'Ombre et la confrontation avec soi-même" Rencontrer son Ombre, cette part obscure et refoulée de notre personnalité qui abrite nos peurs les plus inavouables mais aussi le réservoir caché de notre créativité étouffée, constitue l'épreuve thérapeutique la plus douloureuse et la plus indispensable pour quiconque aspire à une véritable transformation intérieure."
Option 3 : Focus sur le concept de Synchronicité" Au-delà de la causalité purement physique, la psychologie jungienne nous invite à prêter attention aux coïncidences signifiantes du quotidien, ces synchronicités troublantes où le monde extérieur semble mystérieusement s'aligner avec notre état psychologique intérieur, comme si une fine membrane invisible reliait l'esprit humain à la matière."
Option 4 : Conclusion philosophique sur la guérison" La véritable guérison psychique ne réside pas dans l'éradication de nos névroses ou dans la quête d'une perfection illusoire, mais plutôt dans l'acceptation courageuse de notre propre dualité, unifiant le conscient et l'inconscient dans une danse complexe qui donne enfin un sens profond à notre existence."
Ref.: Carl Jung
Le démarchage téléphonique change de visage:
Le service Bloctel va tirer sa révérence. Le 11 août 2026, le démarchage téléphonique basculera dans une nouvelle ère, avec la disparition de la célèbre liste, remplacée par une interdiction générale du démarchage, sauf consentement préalable des consommateurs.
Après dix ans d'existence, le service Bloctel touche à sa fin. Depuis 2016, le service propulsé par le gouvernement promet aux Français une tranquillité relative face et au démarchage téléphonique et appels commerciaux intempestifs. Un dispositif gratuit, dont l'efficacité a souvent été pointée du doigt. Le 11 août 2026, tout bascule puisque la liste d'opposition perdra sa raison d'être, remplacée par une interdiction générale du démarchage téléphonique, sauf consentement explicite préalable des consommateurs.
Le principe de Bloctel est (ou était, on ne sait plus quel temps adopter) que celui qui ne veut plus être démarché inscrit son numéro sur une liste, et les entreprises n'ont ensuite plus le droit de l'appeler. Sur le papier, cela semble parfait. Le problème, c'est que cette protection reposait entièrement sur les épaules du consommateur, car c'était à lui de faire la démarche, puis de croiser les doigts pour que les entreprises respectent bien la règle. Car en pratique, certaines continuaient d'appeler malgré tout, quitte à risquer une amende le jour où quelqu'un finissait par les signaler. D'où toutes les polémiques liées au démarchage téléphonique.
Ce qui est à noter, c'est que les autorités suivent ces dossiers de près. La DGCCRF, la Répression des fraudes, a par exemple infligé plus de 200 000 euros d'amende à la dirigeante d'une société de rénovation énergétique. Son tort était d'avoir continué à appeler des personnes pourtant inscrites sur Bloctel, et ce parfois même en dehors des horaires autorisés. Une affaire parmi tant d'autres, qui prouve que les contrôles existent bel et bien, mais qui montre surtout leurs limites, car malgré le risque, certaines entreprises préféraient visiblement continuer à démarcher plutôt que jouer le jeu.
Seuls environ 10% des consommateurs s'étaient inscrits sur la liste, quand des millions de Français continuaient, eux, à subir quotidiennement ces sollicitations. Un chiffre qui en dit long sur les limites du système, où la charge de se protéger reposait entièrement sur l'usager, et jamais sur les entreprises elles-mêmes.
La fin annoncée du démarchage téléphonique tel qu'on le connaît et celle de Bloctel porte un nom un peu technique, mais l'idée est facile à comprendre : on passe de l'opt-out à l'opt-in. Jusqu'ici, il fallait activement refuser d'être appelé pour être protégé, c'est ce qu'on appelle l'opt-out. À partir du 11 août 2026, en application de la loi du 30 juin 2025 contre les fraudes aux aides publiques, la logique s'inverse totalement. Place à l'opt-in, où le démarchage téléphonique sera interdit par défaut dans tous les secteurs, et où ce sera désormais aux entreprises de prouver qu'elles ont bien obtenu l'accord préalable de la personne appelée.
Deux exceptions subsisteront tout de même. Un professionnel pourra encore appeler si le consommateur a donné son consentement au préalable, de façon libre et explicite, ou si l'appel concerne un contrat en cours d'exécution, par exemple pour faire évoluer une offre existante. Mieux, si le consommateur ne souhaite pas poursuivre la conversation, le professionnel devra y mettre fin sur-le-champ, sans possibilité de le recontacter par la suite.
Gare aux contrevenants, puisqu'une fois la loi entrée en vigueur, les sanctions grimperont sérieusement, avec jusqu'à 500 000 euros d'amende et cinq ans d'emprisonnement à la clé pour une personne qui démarcherait de façon illégale. Un montant qui peut sembler énorme, mais qui reste pourtant modeste comparé à ce que risquent déjà aujourd'hui certaines entreprises pour des pratiques abusives. Une société a par exemple récemment écopé d'une amende colossale de 6,03 millions d'euros pour démarchage abusif. En attendant l'entrée en vigueur de cette réforme, mieux vaut multiplier les protections. Bloctel reste encore actif, et des outils, comme Saracroche, une application française gratuite qui filtre déjà efficacement les appels indésirables, existent pour limiter les appels de ce type.
Selon l’étude The News Canadians Actually See: Redefining Political Information in the Digital Age du Media Ecosystem Observatory, signée par Mathieu Lavigne, Saewon Park, Esli Chan, Sara Parker, Chris Ross, Junyan Zhu, Zeynep Pehlivan et Aengus Bridgman, l’écosystème canadien de l’information traverse une transformation profonde, où les plateformes, les influenceurs et la vidéo courte redéfinissent ce que plusieurs Canadiens considèrent désormais comme des nouvelles.
Le constat central est simple, mais lourd de conséquences : l’information journalistique perd de la visibilité sur les réseaux sociaux, et elle n’est pas remplacée par un vide. Elle est remplacée par d’autres formes de contenus, souvent plus personnelles, plus émotionnelles, moins sourcées et mieux adaptées aux logiques d’engagement des plateformes. L’étude s’appuie sur deux bases principales : un sondage national représentatif mené auprès de 1 518 Canadiens, ainsi qu’un corpus de 8 961 693 publications provenant de 856 organismes de presse canadiens sur Facebook, Instagram, X, YouTube, TikTok et Bluesky, de janvier 2023 à décembre 2025.
Depuis 2023, plusieurs chocs se superposent. Le blocage des nouvelles par Meta a retiré Facebook et Instagram d’une partie importante de la circulation officielle des contenus journalistiques au Canada. Sur X, les publications des médias ont aussi chuté, dans un contexte où la plateforme défavorise les liens externes et où plusieurs organisations médiatiques se sont éloignées du service. En parallèle, les jeunes Canadiens s’informent de plus en plus par de courtes vidéos, des mèmes, des publications d’influenceurs ou des contenus de type commentaire, des formats qu’ils sont davantage susceptibles de considérer comme des nouvelles.
Cette évolution modifie la définition même du mot « nouvelle ». Pour les chercheurs, il ne s’agit plus d’une catégorie unique et stable. L’étude traite plutôt les nouvelles comme un continuum, allant de toute information sur un événement d’actualité jusqu’à un contenu vérifié, attribué et produit par une organisation journalistique respectant des normes professionnelles. Cette nuance est importante : le public ne distingue pas toujours clairement entre reportage, opinion, réaction personnelle, commentaire, vidéo explicative ou contenu généré par l’IA.
Les différences générationnelles sont marquées. Les publications de médias traditionnels demeurent les plus susceptibles d’être considérées comme des nouvelles, avec des scores supérieurs à 7 sur 10 dans tous les groupes d’âge. Mais les plus jeunes élargissent davantage la catégorie. Les 18 à 34 ans sont plus enclins que les 55 ans et plus à considérer comme des nouvelles des vidéos en direct publiées par des inconnus, des contenus d’influenceurs, des mèmes ou même certains contenus générés par l’IA.
L’exposition joue aussi un rôle. Plus les répondants rencontrent souvent un type de contenu, plus ils sont susceptibles de le classer comme de l’information. Cette relation est particulièrement forte pour les contenus d’influenceurs. L’IA fait exception : même lorsqu’ils y sont exposés, la plupart des Canadiens refusent encore de considérer les contenus générés par l’IA comme de véritables nouvelles, ce qui suggère un déficit de crédibilité persistant.
Le recul de l’offre journalistique sur les réseaux sociaux est mesurable. Sur Facebook, les publications des organismes de presse ont chuté de 65 % entre janvier 2023 et juillet 2024, dernier mois complet couvert pour cette plateforme. Sur Instagram, la baisse atteint 74 % sur l’ensemble de la période. Sur X, l’activité de publication des médias canadiens a diminué de 55 % entre janvier 2023 et décembre 2025.
D’autres plateformes prennent de l’importance, mais elles ne comblent pas entièrement le vide. Bluesky, YouTube et TikTok enregistrent une hausse de l’activité des médias. En décembre 2025, Bluesky représente environ 25 % des publications des organismes de presse suivis par l’étude. YouTube atteint 9,3 % et TikTok seulement 1 % des publications, même si ces deux plateformes jouent un rôle beaucoup plus important du côté de l’engagement.
Cette fragmentation a un effet particulièrement dur sur l’information locale. Les chercheurs constatent que les médias de petites villes et de milieux ruraux sont moins présents sur les nouvelles plateformes et disposent de moins de ressources pour produire des vidéos, qui sont aujourd’hui au cœur de l’engagement. Dans les six mois suivant le blocage des nouvelles par Meta, l’engagement envers les contenus de médias dans les petits marchés a chuté de 89 % dans les régions rurales et dans les villes moyennes, contre 48 % dans les grands centres urbains.
Le problème n’est pas seulement l’offre. Il y a aussi la perception du public. Une grande partie des Canadiens ne comprend pas clairement quelles plateformes permettent encore aux médias de publier. Seulement 41 % des utilisateurs de Facebook et 26 % des utilisateurs d’Instagram savent que les médias canadiens ne peuvent plus y publier officiellement des nouvelles. En revanche, plusieurs croient encore que les médias peuvent le faire, ou répondent qu’ils ne savent pas.
Les personnes conscientes du blocage se sont toutefois en partie adaptées. Parmi les utilisateurs de Facebook et d’Instagram qui savent que les nouvelles y sont bloquées, 45 % disent consulter directement les sites d’information, 36 % utilisent une application de nouvelles, 19 % suivent directement des journalistes, 17 % se tournent vers une autre plateforme sociale et 11 % disent compter davantage sur les balados.
L’étude montre aussi que les habitudes d’information varient fortement selon l’âge. L’exposition hebdomadaire aux sources numériques atteint environ 80 % dans tous les groupes, mais les plus jeunes rencontrent plus souvent l’information politique par les réseaux sociaux. Les 18 à 34 ans citent notamment Instagram, YouTube, TikTok et Facebook comme espaces importants d’information politique. Les 55 ans et plus, eux, se tournent davantage vers les sites de nouvelles nationaux et locaux.
Un autre signal mérite attention : les Canadiens sont presque divisés également entre ceux qui cherchent activement les nouvelles, ceux qui ne les cherchent ni ne les évitent, et ceux qui les évitent. Le clivage générationnel est net. Les 55 ans et plus sont plus nombreux à chercher l’information, alors que les 18 à 34 ans sont plus nombreux à l’éviter.
Les fils d’actualité ne correspondent pas toujours à ce que les Canadiens disent vouloir voir. Les contenus issus des médias traditionnels sont les plus fréquemment rencontrés, mais les contenus générés par l’IA, les mèmes, les publications d’influenceurs et les messages d’inconnus apparaissent presque aussi souvent dans les fils politiques. Or les répondants souhaitent surtout voir davantage de contenus provenant des médias traditionnels et de leurs proches. À l’inverse, 74 % souhaitent voir moins de contenus générés par l’IA et 60 % moins de publications d’utilisateurs inconnus.
La vidéo courte s’impose comme un format clé. Les organismes de presse continuent de publier beaucoup de textes et de liens, surtout sur X et Bluesky, mais la part de leurs publications vidéo est passée de 3 % en janvier 2023 à 13 % en décembre 2025. Même minoritaires, ces vidéos génèrent désormais 90 % des mentions « J’aime » reçues par les contenus des médias. TikTok joue ici un rôle majeur : la plateforme représente 77 % de tous les « J’aime » reçus par les publications des organismes de presse.
Lors des grands événements, les médias conservent cependant une force importante sur certaines plateformes. L’étude a identifié 135 événements majeurs entre 2023 et 2025, dont 48 liés à la politique canadienne, 27 à la politique américaine, 19 à l’international, 13 à l’économie et 11 à l’environnement. Ces événements servent de test pour voir si les citoyens se tournent encore vers les médias lorsque l’actualité s’accélère.
Les résultats varient beaucoup selon la plateforme. Sur X et Bluesky, les influenceurs dominent l’engagement, même lorsque les médias publient davantage. Sur X, les influenceurs captent 89 % de l’engagement lié aux événements étudiés. Sur Bluesky, ils en captent 97 %. Sur YouTube et TikTok, le rapport s’inverse : les médias obtiennent 68 % de l’engagement sur YouTube et 88 % sur TikTok lors des grands événements.
Cette distinction est essentielle. Les médias ne sont pas absents du nouvel environnement numérique. Ils peuvent encore dominer l’attention lorsque l’actualité devient urgente, surtout en vidéo. Mais ils ne contrôlent plus la circulation générale de l’information politique. Sur certaines plateformes, les logiques d’engagement avantagent les personnalités, les commentateurs et les créateurs capables d’incarner l’information dans une relation directe avec leur public.
L’analyse du contenu confirme que médias et influenceurs ne produisent pas la même chose. Les chercheurs ont codé 213 000 transcriptions vidéo de YouTube et TikTok publiées en 2025, puis ont concentré l’analyse sur les contenus politiques et d’affaires publiques. Les vidéos ont été évaluées selon plusieurs dimensions, dont la fonction du contenu, le sourçage, la spécificité, la contextualisation et l’intensité émotionnelle.
Les écarts sont nets. Les contenus des médias sont dominés par le reportage, qui représente 80 % des segments analysés. Chez les influenceurs, les contenus sont répartis entre opinion, reportage et analyse. Le fossé du sourçage est encore plus frappant : 76 % des contenus d’influenceurs présentent de l’information sans attribution, contre 31 % pour les médias. Les médias citent plus souvent des sources nommées ou produisent du reportage original.
Les influenceurs obtiennent aussi un score plus élevé d’intensité émotionnelle. Cela ne signifie pas que tout contenu d’influenceur est de mauvaise qualité. Les chercheurs prennent soin de noter qu’une partie de ces créateurs produit des analyses substantielles, bien contextualisées et utiles. Mais, en moyenne, leur fonction diffère de celle du journalisme : ils commentent, interprètent, personnalisent et mobilisent davantage qu’ils ne documentent de première main.
L’étude signale aussi une différence entre médias accrédités et non accrédités. Les médias accrédités consacrent 82 % de leur contenu au reportage, contre 54 % pour les médias non accrédités, qui accordent plus de place à l’opinion et à l’analyse. Les médias non accrédités affichent aussi une intensité émotionnelle plus élevée, ce qui les place, selon les chercheurs, dans une zone intermédiaire entre le profil des influenceurs et celui des médias accrédités.
La conclusion générale est que le Canada ne vit pas seulement une crise de distribution de l’information. Il vit une transformation de la définition sociale de l’information. Les plateformes décident de ce qui circule. Les publics s’adaptent plus ou moins consciemment. Les médias perdent certaines voies d’accès. Les influenceurs gagnent en influence. Et la vidéo courte devient l’un des principaux formats de captation de l’attention.
Cette étude comporte aussi des limites. Le sondage repose sur un panel en ligne non probabiliste de Léger, même si les données ont été pondérées pour correspondre aux repères démographiques de Statistique Canada. L’analyse de contenu s’appuie sur un modèle de langage, Qwen3.6-35B-A3B, et certaines dimensions qualitatives gagneraient à être validées plus largement par des humains. Les données Facebook s’arrêtent en août 2024 en raison de la fermeture de l’API CrowdTangle, et l’engagement est mesuré par les « J’aime », ce qui ne reflète pas toute la portée réelle des contenus.
Pour les médias canadiens, le message est clair, être présent ne suffit plus. Il faut être visible dans les formats où l’attention se déplace, sans abandonner les normes qui distinguent le journalisme du commentaire. Pour les plateformes, l’étude pose la question de leur responsabilité dans la circulation de l’information civique. Et pour les citoyens, elle rappelle une réalité moins confortable : l’actualité que nous voyons n’est pas seulement celle qui est produite, mais celle que les plateformes choisissent de rendre visible, que les créateurs reformulent, et que nos habitudes finissent par normaliser.
Source : The News Canadians Actually See
Pourquoi devenons-nous dépendants d’une autre personne ?
LA DÉPENDANCE ET LA RECHERCHE DE COMPLÉTUDE
ECKHART TOLLE : La raison pour laquelle la relation amoureuse romantique est une expérience si intense et si universellement recherchée est la suivante : elle semble libérer les gens d’un sentiment profondément installé de peur, de besoin, de manque et d’incomplétude. Cet état émotionnel fait partie de la condition humaine dans sa phase non rachetée et non réalisée. Il comporte aussi bien une dimension physique que psychologique.
Sur le plan physique, et de toute évidence, vous n’êtes pas complet et ne le serez jamais : soit vous êtes un homme, soit vous êtes une femme. C’est-à-dire la moitié du tout. Sur ce plan-là, l’aspiration à la totalité, à la complétude, c’est-à-dire le retour à l’Un, se manifeste sous la forme de l’attraction entre sexes masculin et féminin, du besoin de l’homme d’avoir une femme et de celui de la femme d’avoir un homme. II existe une pulsion presque irrésistible à s’unir avec l’énergie opposée ou l’autre polarité. Cette pulsion physique est d’origine spirituelle. C’est l’aspiration à mettre un terme à la dualité, à revenir à l’état de complétude. Sur le plan physique, l’union sexuelle est ce qui se rapproche le plus de cet état-là. Voilà pourquoi celle-ci est l’expérience la plus profondément satisfaisante que le plan physique puisse offrir. Mais l’union sexuelle n’est rien de plus qu’un fugace aperçu de la totalité, qu’un moment d’extase. Tant et aussi longtemps que vous recherchez inconsciemment dans l’union sexuelle votre porte de salut, vous visez à mettre fin à la dualité sur le plan de la forme, là où justement on ne peut la trouver. II vous est donné là un aperçu fugitif et fort alléchant du paradis, mais vous n’avez pas le droit d’y rester et vous vous retrouvez de nouveau dans un corps distinct.
Sur le plan psychologique, ce sentiment de manque et d’incomplétude est certainement encore plus grand que sur le plan physique. Aussi longtemps que vous êtes identifié au mental, le sens que vous avez de votre moi provient de l’extérieur. En d’autres termes, vous vous appropriez le sens de ce que vous êtes par le biais de choses qui, en fin de compte, n’ont rien à voir avec ce que vous êtes : votre rôle social, vos possessions, votre apparence physique, vos réussites et vos échecs, vos systèmes de croyances, etc. Ce faux moi, créé par le mental, par l’ego, se sent vulnérable, peu assuré, et cherche sans arrêt de nouvelles choses auxquelles s’identifier afin de donner au mental l’impression d’exister. Mais jamais rien ne suffit à lui procurer une satisfaction durable. Sa peur perdure. Et son impression de manque et de besoin reste.
Puis cette relation si spéciale se présente. Elle semble être la réponse à tous les problèmes de l’ego et combler tous ses besoins. Du moins, c’est ainsi que les choses paraissent au début. Toutes les autres choses qui venaient vous procurer le sens que vous aviez de votre moi auparavant deviennent dorénavant relativement insignifiantes. Un seul objet d’attention remplace alors tout le reste, donne un sens à votre vie et vous permet de définir votre identité : la personne dont vous êtes amoureux. Vous n’êtes plus ce fragment isolé dans un univers hostile. C’est du moins l’impression que vous avez. Votre monde a maintenant un centre : la personne aimée. Le fait que ce centre soit à l’extérieur de vous et que, par conséquent, vous définissiez encore votre identité en fonction de quelque chose d’extérieur à vous semble tout d’abord ne pas avoir d’importance. Ce qui compte, c’est que les sentiments sous-jacents d’incomplétude, de peur, de manque et d’insatisfaction si caractéristiques de l’ego soient disparus. Le sont-ils vraiment ? Se sont-ils dissipés ou existent-ils encore sous la surface de ce prétendu bonheur ?
Si, dans vos relations, vous connaissez aussi bien l’amour que son opposé, c’est-à-dire l’hostilité, la violence émotionnelle, etc., il est alors fort probable que vous confondiez amour et attachement de l’ego, amour et dépendance affective. Il est impossible que vous aimiez votre partenaire à un moment et l’agressiez l’instant d’après. L’amour vrai n’a pas d’ennemi. Si votre « amour » en a un, c’est que ce n’est pas de l’amour mais plutôt un grand besoin de l’ego de se sentir plus complètement et plus profondément soi. Et ce besoin est temporairement comblé par l’autre. Pour l’ego, il s’agit d’un succédané de salut, et pendant un certain temps, cela donne presque effectivement l’impression qu’il s’agit de cela.
Mais vient un moment où votre partenaire adopte des comportements qui ne réussissent pas à combler vos besoins, ou du moins ceux de votre ego. Les sentiments de peur, de souffrance et de manque qui font intrinsèquement partie de l’ego, mais qui étaient passés à l’arrière-plan grâce à la relation amoureuse, font de nouveau surface. Comme avec toutes les autres dépendances, vous êtes au septième ciel quand vous avez de la drogue, mais vient invariablement le moment où celle-ci n’a plus d’effet sur vous. Quand ces émotions souffrantes refont surface, vous les sentez donc avec encore plus d’acuité qu’avant. Qui plus est, vous percevez maintenant votre partenaire comme étant à leur origine. Cela veut dire que vous les projetez à l’extérieur et que vous agressez l’autre avec toute la violence sauvage que votre douleur contient. Cette agressivité peut éveiller la souffrance de votre partenaire, qui contre-attaquera. Rendu à ce point-là, l’ego espère encore inconsciemment que son agressivité ou ses tentatives à vouloir manipuler constitueront une punition suffisante qui amènera l’autre à changer de comportement. Ceci lui permettra de se servir à nouveau de ces comportements pour occulter votre souffrance.
Toute dépendance naît d’un refus inconscient à faire face à votre propre souffrance et à la vivre. Celle-ci commence et finit dans la souffrance. Quelle que soit la substance à laquelle vous êtes accroché – l’alcool, la nourriture, les drogues légales ou illégales, ou bien une personne –, vous vous servez de quelque chose ou de quelqu’un pour dissimuler votre douleur. C’est pour cette raison qu’après l’euphorie initiale il y a tellement de tourments et de souffrance dans les relations intimes. Mais ces dernières n’en sont pourtant pas la cause. Elles font simplement ressortir la souffrance et le tourment qui se trouvent déjà en vous. Toutes les dépendances agissent ainsi. Toutes les dépendances atteignent un point où elles n’ont plus d’effet sur vous, vous ressentez alors la souffrance plus intensément que jamais.
D’ailleurs, la plupart des gens essaient toujours d’échapper au présent et cherchent le salut dans le futur, quel qu’il soit. La première chose sur laquelle ils pourraient buter s’ils concentraient leur attention sur le moment présent, c’est leur propre souffrance. Et c’est justement ce dont ils ont peur. Si seulement ils savaient combien il est facile de trouver dans le présent le pouvoir qui dissipe le passé et la souffrance, la réalité qui met un terme à l’illusion. Si seulement ils savaient à quel point ils sont près de leur propre réalité, de Dieu.
La réponse n’est pas non plus d’éviter les relations afin d’éviter la souffrance. Celle-ci est là de toute façon. Trois relations qui n’ont pas fonctionné en autant d’années vous amèneront fort probablement plus à vous réveiller que trois années sur une île déserte ou reclus dans votre chambre. Par contre, si vous réussissiez à être intensément présent à votre solitude, cette solution fonctionnerait peut-être pour vous.
REF.: Maître spirituel Eckhart Tolle :
( Le pouvoir du moment présent P : 143-144-145-146-147 )