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jeudi 28 mai 2026

 

« Les marchés ne sont plus qu'un immense théâtre des opérations ou les calculateurs humains seraient bien incapables de comprendre quoi que ce soit. » Environ 70 % des transactions boursières effectives aux

États-Unis (40 % en Europe) passent aujourd'hui par ces ordinateurs, mais déjà 90 % des offres d'achat, qui engorgent le système boursier et participent de la variation des cours, sont de leur fait. Par exemple, le fer octobre 2012, un algorithme non identifié a accaparé les infrastructures numériques de la Bourse en l'inondant d'offres sans intérêt de façon à réduire les flux des adver-saires, dans le cadre d'une stratégie encore difficile à décrypter.

Plus rien ne tient. La Bourse de New York est aujourd'hui physiquement au New Jersey, dans la banlieue inconnue de Mahwah. Là, dans des entrepôts ultrasécurisés осси-pant l'équivalent de plusieurs terrains de football, des ordinateurs ultraperformants tirent quotidiennement en électricité ce qu'il en faudrait pour alimenter 4 500 maisons, afin de se disputer à pleine turbine la valeur de titres. La Bourse de Paris fait de même, pour sa part près de Londres, dans une ville connue de personne, Basildon.

Dans ce contexte, toute erreur est lourde de conséquences. Le fer août 2012, un algorithme auquel la firme de courtage Knight Capital recourait strictement à des fins expérimentales - pour analyser la façon dont le marché informatisé réagirait si un acteur se comportait soudainement de manière insolite - est de lui-même passé à l'action sur le marché réel de New York. Achetant les titres lorsqu'ils étaient au plus cher et les revendant lorsqu'ils tombaient au plus bas, il a occasionné à ses clients des pertes de l'ordre de 180 dollars par milliseconde, soit 180 000 dollars par seconde, soit 10,8 millions de dollars par minute, et ce, pendant près de trois quarts d'heure. Personne ne s'est expliqué les raisons de ce dysfonctionnement. Quelques mois auparavant, le 23 mars 2012 à 11 heures 14 minutes 18 secondes et

436 millisecondes, une scène aussi stupéfiante était survenue. La firme de courtage à haute fréquence Bats Global Markets venait de faire elle-même son entrée en Bourse, tambours battants, fixant son action à 15,25 dollars. En 900 millisecondes, le prix de son titre avait dégringolé à 0,28 dollar et la firme, K.O., a dû se laisser racheter par une concurrente les jours suivants. Un algorithme ennemi l'avait attendue de pied ferme et, sitôt sa cotation annoncée, avait dispersé des offres d'achat à la baisse tous azimuts à une vitesse folle, de façon à tuer le titre illico.

Aucune enquête sérieuse n'a été menée sur la terreur qu'implique ce western financier du nouveau siècle.

« Cette nouvelle bataille confirmait toutefois que les marchés étaient désormais le lieu de tous les conflits et que le gagnant était celui qui possédait l'algorithme le plus efficace et le plus rapide », écrit l'auteur de 5 et

6.

Il s'ensuit des crises à répétition.

Les experts pour qui l'actualité économique continue d'avoir du sens réfléchissent en somnambules. Les marchés se présentent explicitement comme le théâtre d'interminables échauffourées et les noms qu'affublent les courtiers à leurs algorithmes - Arid, Blast, Guerilla, Iceberg, Nighthawk, Ninja, Shark, Sniffer, Sniper, Stealth et Sumo - attestent de cet univers belliqueux. Le lobby de cette finance à haute fréquence se contente d'expliquer qu'elle relève d'une nouvelle forme de darwinisme permettant, à terme, de situer les paramètres du marché.

En réalité, ces algorithmes ne sont d'aucun intérêt pour l'économie des gens. Ils contribuent toutefois à déterminer les cours financiers en se trompant mutuellement, en se cou-vrant, en déployant sur les marchés des manœuvres de diversion ou en raflant la mise quelques microsecondes avant qu'un algorithme rival n'officialise la prise qu'il a préparée.

Blast, par exemple, a pour fonction de démultiplier des ordres d'achat sur des plateformes boursières éparses de façon à contrecarrer toute réaction de la part d'algorithmes ennemis, tel que Sniffer, programmé pour repérer les logiques opératoires des logiciels à l'œuvre sur le marché. Devant tout cela, un malaise s'installe. Dans 5, Karp écrit qu'en cas de turbulence, les courtiers se demandent automatiquement « s'il s'agit d'un bug interne ou si cela provient du marché ».

Tant d'agitation produit des krachs boursiers éclair qui sidéreraient les populations si leur cerveau avait le temps d'en prendre conscience. Il s'agit de plongées vertigineuses des cours financiers qui se trouvent rattrapés dans la micro-seconde, de plongeons en spirale qui se réemballent aussitôt et foncent dans les hauteurs avant de tomber en chute libre. Quand la durée de ces descentes à pic est perceptible à échelle humaine, on croit rêver : le 6 mai 2010, les marchés états-uniens ont eu le temps de perdre et de reprendre en seulement dix minutes 700 milliards de dollars. Le prix des actions a alors fluctué de maniere invraisemblable : « le cours de la maison de vente aux enchères

Sotheby's s'est envolé de 34 à 10 000 dollars. Celui du consultant Accenture a dégringolé de 40 dollars a 1 cent », rapportent Lelièvre et Pilet, dans un chapitre de leur ouvrage intitulé « En attendant le krach fatal ». Les auteurs citent des polytechniciens et des ingénieurs de la finance chargés d'enseigner ces pratiques à leurs étudiants français, qui s'inquiètent les premiers d'une telle frénésie. En rien ne parvient-elle à ce à quoi elle prétend, soit la fixation des prix. Parmi eux, Nicole El Karoui parle d'un système fonctionnant en vase clos entre une poignée d'acteurs qui « ne savent pas où ils vont ».

C'est l'économie qu'on ne sait traduire en aucun terme. Aux États-Unis, en juillet 2013, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), chargée de réguler le marché des produits dérivés, a condamné un courtier à payer une lourde amende en vertu des dispositions de la loi sur la réforme financière, dite Dodd-Frank, pour avoir abusé de ces logiciels de courtage à haute fréquence.

Il a « utilisé un logiciel de courtage conçu pour placer illégalement des ordres sur les contrats à terme à la vente ou à l'achat avant de rapidement les annuler ». Il s'agissait de créer une attention factice pour des titres dont l'intéressé avait acquis des parts préalablement. Ces sanctions sont dérisoires, car le système boursier consiste aujourd'hui ni plus ni moins en une guerre pour déterminer les cours en fonction des actifs et instruments que l'on détient.



REF.: Alain Deneault, du livre: La Médiocratie. 

mercredi 27 mai 2026

 La Médiocratie: Gestionnaires-Universités-Paradis Fiscaux

Dans un tel contexte, les gestionnaires de l'université basculent progressivement dans des opérations à la limite de la légalité, si elles ne sont pas tout a fait illicites. En écho aux scandales qui secouent les institutions politiques illégalement financées par des intérêts mafieux actifs dans le domaine de la construction, le professeur de philosophie de l'Université de Montréal Michel Seymour fait un véritable travail de veille, ne manquant jamais une occasion de rappeler que la plupart des investissements faits dans le secteur de la recherche de la part des universités et du gouvernement québécois ces dernières années concernent l'immobilier, que ce soit les deux hôpitaux universitaires, l'immeuble de l'Université de Montréal sur le site de la gare de triage à Outremont, l'îlot Voyageur de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et une tour que souhaite éventuellement faire pousser la même institution près du Quartier des spectacles, à quoi on peut ajouter tous ces immeubles que les universités font construire à l'extérieur de leur giron, comme l'Université de Sherbrooke à Longueuil ou l'Université de Rimouski à Lévis, pour mener une vaine concurrence à des institutions qui se disputent un même public. Et on ne parle pas des revenus faramineux que se versent les administrateurs de différentes universités :

Radio-Canada estimait en mars 2012 que les recteurs des universités québécoises touchaient en salaires et avantages divers plus d'un demi-million de dollars par année, tandis que dans des pays comme la France, le traitement oscille entre 60 000 et 150 000 euros. Les recteurs nord-américains font comme si les standards outranciers des conseils d'administration de multinationales les concernaient.

Il y va sinon de ratés spectacu-laires, jusque dans les paradis fiscaux les plus sulfureux. C'est que l'université fait confiance en priorité aux diplômés qu'elle forme pour conduire ses destinées... L'administration a fait perdre au Régime de retraite de l'Université de Montréal (RRUM) 100 millions de dollars, en confiant ce montant à un gestionnaire des îles Vierges britanniques.

Directeur des placements de l'Université au moment des faits, entre 1998 et 2000, Germain Bourgeois a placé à cinq occasions des fonds de la caisse de retraite appartenant aux 10 000 employés de l'institution dans un fonds de couverture (hedge fund) des îles Vierges britanniques géré par le Lancer Group, également présent au Delaware, un État américain agissant aussi comme paradis fiscal. Le gestionnaire du fonds, Michael Lauer, a surévalué les placements qu'il a faits en réalité, jusqu'à ce que l'ensemble du trésor dispa-raisse. L'Université ne fait pas partie des seuls nigauds dans l'affaire. La Ville de Laval s'est également fait avoir, tout comme des entités privées : « Bombardier, la Fondation Lucie et André Chagnon, Desjardins, la Banque Nationale et l'École polytechnique ont aussi été convaincus d'investir dans ces fonds, selon des documents, apparemment tous sur les conseils du même Germain Bour-geois. Au total, c'est plus d'un demi-milliard d'investissements québécois qui auraient été confiés à Lauer », écrit le journaliste Jean-François Cloutier du Journal de Montréal le 14 avril 2014. Ces fonds ont tous dispa-ru. Les manœuvres du Lancer Group font déjà l'objet d'une plainte aux États-Unis par la Security Exchange

Commission (SEC) - le gendarme américain de la Bourse. La firme a finalement dû payer une amende de 62 millions de dollars, sans être toutefois formellement accusée de fraude... Les îles Vierges britanniques sont un lieu de prédilection de la piraterie financière, ce que l'institution saurait si ceux qui ont été formés chez elle avaient appris à les critiquer plutôt qu'à les utiliser. Le « Secrecy Index », établi par le réseau international Tax Justice Net-work à propos de l'absence de reddition de compte dans différentes législations, présente les îles Vierges britanniques comme un régime ultra-permissif où le secret bancaire et l'absence de lois substantielles couvrent tout fraudeur qui y évolue.

Les très nombreuses sociétés qui s'enregistrent dans ce petit archipel y ont massé, selon le Fonds monétaire international (FMI), 615 milliards de dollars, quoiqu'en dernière instance il soit impossible de vérifier si cette donnée rend vraiment compte de l'ampleur des fonds qui se concentrent dans ce paradis fis-cal. Le Tax Justice Network qualifie cette législation d'une des plus nuisibles au monde. C'est par ce repaire - jadis prisé par le camp serbe de Slobodan Miloševic - que des investisseurs dans l'immobilier chinois tels que Deng Jiagui, le beau-frère du président Xi Jinping, font transiter des fonds illicites selon Le Monde (21 janvier 2014). C'est aussi par le truchement d'une entité offshore créée là que le vigneron français Dominique Giroud a été accusé par la justice suisse en 2012 « d'avoir soustrait 13 millions de francs au fisc grâce à un montage financier complexe passant par une société zougoise et une autre, off-shore, basée aux îles Vierges britanniques », cette fois selon L'Illustré du 12 mars 2014. La filiale britannique de Sonatrach, la société nationale des hydrocarbures en Algérie, doit pour sa part au fisc du Royaume-Uni 45 millions de dollars d'impôts, un montant qu'elle a détourné dans cette législation de complaisance, précise l'Algérie-Focus du 19 février 2013. On pourrait remonter également jusqu'à l'affaire Parmalat, une des faillites financières les plus retentissantes de l'histoire survenue au tournant du siècle et y retrouver des traces aux îles Vierges britan-niques. La société détenait des comptes dans les paradis fiscaux.

L'Université de Montréal était donc en mesure de savoir au moins depuis les années 1980 que le régime libertarien des îles Vierges britanniques n'était en rien un lieu sûr sur le plan financier. Pourquoi la direction de cette université a-t-elle alors choisi d'y placer des montants colossaux - des placements qui représentaient jusqu'à 10 % du fonds des employés à certains moments ? Pourquoi l'École polytechnique a-t-elle fait de même ? Que faisait-elle à cette époque ? Elle vantait ses « rendements exceptionnels », comme en témoigne l'article de 1998 de son journal interne Forum signé par François Lachance. « La caisse du RRUM obtient un rendement excep-tionnel. Elle se classe première dans la catégorie des caisses de retraite de 250 millions de dollars et plus. »

Heureusement, « les membres du Régime de retraite à qui la tourmente des marchés boursiers donne des papillons dans l'estomac peuvent se rassurer. La caisse du RRUM continue d'afficher une excellente santé financière, non seulement pour 1997, mais également pour les neuf pre miers mois de 1998 ». Les premiers seront les derniers. Cette affaire est connue à l'Université de Montréal depuis 2003, comme le révélait déjà en janvier 2004 l'émission Zone libre de la télévision de Radio-Canada.

Cette situation, objet d'un recours collectif intenté par des professeurs de cette institution et malheureusement réglé hors cour, laisse de cruelles questions en suspens : à quelles fins sont gérés les fonds universitaires ? À quel jeu jouent ses gestionnaires ?

La façon dont l'université enseigne l'économie auprès de ceux qui seront appelés à la gérer ne permet en rien de prévenir de tels maux.

Dans ses cours dédiés le plus souvent à l'enseignement de l'idéo-logie, le mythe d'un marché mettant en présence des acteurs rationnels qui, au mieux de leur connaissance et de leur talent, prennent des décisions en fonction d'une conjoncture, est l'un de ceux qu'elle perpétue avec le plus de frénésie endeuillée.

Combien d'étudiants éveillés ont constaté que les écoles de com-merce, les facultés de droit ou les départements de science politique leur donnaient l'impression de devenir plus ignorants qu'avant d'y avoir fait leur entrée, sur les raisons de la marche financière et industrielle dysfonctionnelle du monde ? L'entreprise universitaire relaie, en même temps qu'elle le produit, un discours d'ignorance.



REF.: Alain Deneault, extrait: La Médiocratie  

vendredi 22 mai 2026


On est toujours en interaction avec son Esprit:


De façon consciente ou pas ; Quand l’ego parle,souvent il y a une tension envers notre esprit. Alors ont est touché directement dans nos failles intérieures. 

Car L’égo ne parle et réagit qu’a ce qu’il le touche, ce qui le touche par un événement extérieure ou une une autre personne. L’égo subit alors ‘événement initiatique envoyer par son esprit.

 

C’est parce que l’esprit sait nous rendre plus dans notre réel,

Jusqu’a ce que l’égo se sait, et fait place a son double énergétique.

On arrivera un jour a parler qu’avec son coeur-intelligent, pour être en symbiose avec notre Esprit.

 

L’esprit veux redevenir ce qu’il était a travers l’ego.

L’égo ne parle plus, il vibre , il ressent  ce qu’il l’anime et parce que l’esprit prend enfin toute sa place originelle.

C’est la fusion de l’intelligence et de l’amour expansif.

 

Chaque instant que l’égo/esprit vie sur Terre,l’Égo s’identifie a son esprit, il est devenu immortel, au-dela du temps.

Et ce Jusqu’a ce que cette vibration solaire nous anime.

Car nous y sommes tous connecté au même instant, comme dans un champs énergétique. C’est une vibration universel , collective et éternelle, dans tout ce qui Est manifesté, par notre pleine conscience.

 

REF.: T30du113


jeudi 21 mai 2026

Poème: Je l'ai fait avec toi

Poème:  Je l'ai fait avec toi

 

Je me rappelle avoir pensé à l'éternité

Assis là avec toi au bord de la rivière

On a dansé sous les lumières de fée

Et on a ressenti ça pour la première fois

Je me rappelle t'avoir dit que je t'aimais

L'étoile polaire juste au-dessus de toi

Et en un instant, j'ai cru que tous nos rêves

Seraient réalisés

Oh, on en a construit certains, mais ils ne se réaliseront jamais

L'amour est un cycle

Et l'amour prend son temps

Se pliant et se brisant, sans suivre le chemin tout tracé

Je ne savais pas que je n'avais jamais aimé d'un amour éternel et sincère

Oh, oui, je l'ai aimé, oui, je l'ai aimé avec toi.

Oh, oui, je l'ai aimé avec toi.

Au fil des ans, j'ai continué à avancer.

Il devait y avoir un plan, une raison.

Mais le ciel était silencieux et la vie continuait son cours.

Jusqu'à ce que mon cœur comprenne que le moment était passé.

L'amour est un cycle.

Et l'amour prend son temps.

Se pliant et se brisant, sans suivre le chemin tracé.

Je ne savais pas que je n'avais jamais aimé d'un amour éternel et sincère.

Oh, oui, je t'ai aimé, oui, je t'ai aimé.

L'amour est la raison pour laquelle

Les miracles ne meurent jamais.

Ils perdurent.

Comme une chanson, comme une chanson.

Au cœur de ceux que tu laisses derrière toi.

Oh, oui.

L'amour est un cycle.

Et l'amour prend son temps.

Se pliant et se brisant, sans suivre le chemin tracé.

Je ne savais pas que je n'avais jamais aimé d'un amour éternel et sincère.

Oh, oui, je t'ai aimé, oui, je t'ai aimé.

Oh, oui, je t'ai aimé.

REF.: Music video by Lady Antebellum performing I Did With You
 

dimanche 17 mai 2026

 Poème: La poésie du Réel 

 Poème: La poésie du Réel 




Et comme il y a de la poésie dans tout cela justement... une poésie du réel,

 de l'au-delà du bien et du mal,

 une poésie qui nous dépasse et qui nous habite tout à la fois,

 qui nous pousse à grandir et à comprendre,

 à aimer et à prendre notre place malgré la peur,

 la poésie aussi de celui qui détourne le regard ne pouvant supporter l'entièreté de ce qui est à l'oeuvre,

 peu le peuvent, en effet il y a tant à contenir déjà à l'échelle de l'intime

 et il y a aussi ceux qui blessent et qui fuient à l'extrême confin de leurs sensibilités...

 tant d'expériences en complète reliance.

 C'est la poésie du relativisme qui s'exprime par nos failles

 et qui à la fois nous pousse à les combler, 

qui déchire et qui réunit en un mouvement tellement mystérieux

 qu'il est juste de l'appeler sacré.

 


Ref.: https://www.facebook.com/mariejosee.1122

Par: Marie-Josée Le Bel


jeudi 16 avril 2026

Le dernier seuil de la flamme jumelle :

 Le dernier seuil de la flamme jumelle : 

Comment le féminin divin entre dans une véritable Union à travers la maîtrise intérieure et la renonciation ❤️


La dernière étape avant l'union des flammes jumelles n'est pas marquée par des signes externes, des événements dramatiques ou des actions soudaines de l'autre personne.

 Au lieu de cela, elle est définie par un profond changement interne au sein du Féminin Divin, une transformation qui l'empêche de chercher, d'attendre et de remettre en question à un état d'alignement complet, de confiance en soi et d'indépendance émotionnelle. 

Cette phase est souvent appelée le « portail final », non pas parce qu'elle demande plus d'efforts, mais parce qu'elle nécessite de laisser aller tout ce qui semblait autrefois nécessaire pour contrôler ou définir la connexion.


À ce niveau du voyage, la concentration se déplace entièrement vers l'intérieur. 

La question n'est plus de savoir quand l'autre se réveillera ou reviendra, mais si l'un est pleinement prêt à incarner à son plus haut moi. C'est là que le voyage devient moins à propos de la relation et plus à propos de l'identité, du but et de la vérité intérieure. 

C'est une transition de la dépendance émotionnelle à la souveraineté énergétique.


Pour passer à cette étape, plusieurs rejets profonds sont nécessaires. 

Un des plus importants est la libération du contrôle. Le besoin de prédire les résultats, de gérer les échéanciers ou d'influencer l'autre personne doit se dissoudre. Le contrôle est souvent enraciné dans la peur - la peur de perdre, l'incertitude ou le fait de ne pas être choisi. Laisser aller le contrôle ne signifie pas abandonner ; cela signifie avoir confiance que ce qui est censé s'aligner le fera naturellement, sans force.


Un autre point important consiste à se détacher des résultats. 

La valeur personnelle ne peut plus être liée au statut de la connexion ou aux choix de l'autre personne. Le véritable alignement survient lorsque l'auto-valeur est ancré à l'intérieur plutôt qu'à l'extérieur. 

Ce changement crée la liberté émotionnelle et élimine la pression qui perturbe souvent le flux naturel de la connexion.


Le doute est une autre couche qui doit être éliminée. 

Tout au long du voyage, des moments de confusion peuvent créer des questions sur la réalité de la connexion ou si le progrès a été perdu. 

Passer ce seuil nécessite d'aller au-delà du besoin d'être constamment rassuré et de développer une profonde connaissance intérieure qui ne dépend pas des signes, de la communication ou de la confirmation externe. 


L'un des schémas les plus subtils mais puissants à libérer est « l'énergie d'attente ».

C'est l'habitude de mettre la vie en attente, de retarder les rêves ou de reporter le bonheur jusqu'à ce que la connexion se résout. La vraie transformation se produit lorsque la vie est pleinement vécue dans le présent quand le but, la joie et l'accomplissement sont poursuivis indépendamment de la relation. 

C'est là que l'énergie passe du désir à l'abondance.


Le ressentiment doit aussi être dissipé pour aller de l'avant. 

Toute douleur, blâme ou poids émotionnel persistants liés aux expériences passées bloque le flux d'une nouvelle énergie. Le pardon tant envers l'autre qu’ envers soi-même devient essentiel. 

Cela permet à la connexion de se réinitialiser à un niveau plus élevé, libéré des schémas émotionnels qui ont jadis provoqué des déséquilibres.


Au cœur de cette étape se trouvent deux principes puissants : la souveraineté et l'abandon. 

- La souveraineté est la capacité de se tenir pleinement dans sa propre énergie, de nourrir sa croissance personnelle, son but et son bien-être, quelles que soient les circonstances extérieures. C'est l'incarnation de la plénitude. 

- Se rendre, par contre, c'est la volonté de faire confiance au plus grand déroulement de la vie sans avoir besoin de contrôler comment et quand les choses se passent. C'est la libération de l'attachement à des résultats spécifiques tout en restant ouvert à ce qui doit arriver.


Quand ces deux forces sont équilibrées, quelque chose de profond se produit. 

L'énergie devient stable, ancrée et profondément attrayante, non pas par l'effort, mais par la résonance. Ce changement affecte naturellement l'autre personne. Sans pression ni poursuite, ils commencent à sentir l'espace créé par cette transformation. Les vieilles distractions perdent leur sens, et une prise de conscience plus profonde commence à émerger. 

La connexion redevient un miroir, mais cette fois-ci reflète la vérité plutôt que la peur.


Il y a des signes internes clairs qui montrent que ce seuil a été franchi. 

Le chaos émotionnel est remplacé par la paix. La pensée obsessionnelle s'estompe, et la connexion ne domine plus toutes les pensées. La joie devient indépendante du résultat, permettant à la vie de se sentir pleine et significative toute seule. Plus important encore, il y a une certitude tranquille, un savoir qui ne nécessite ni validation, ni explication, ni preuve.


L'union n'est pas quelque chose qui se poursuit ou se gagne uniquement par l'effort. 

C'est le résultat de l'alignement. Quand le Féminin Divin devient l'incarnation de l'amour, de la stabilité et de l'authenticité, elle ancre cette fréquence dans la réalité. À ce stade, le voyage se transforme complètement d'un cycle de hauts et de bas émotionnels en une expérience ancrée et déterminée guidée par la vérité intérieure.


Auteure: Royna Khan

Page: Eveil et Couple Sacré✨

lundi 13 avril 2026

Poème: Laisse tout 

Poème: Laisse tout 


Laisse les choses se briser, arrête de t'efforcer de les garder. Laisse les gens s'énerver.

Laisse-les te critiquer, leur réaction n'est pas ton problème

Laisse tout s'effondrer, et ne t'inquiète pas pour l'après.

Où vais-je aller ? Qu'est-ce que je vais faire ?

Ce qui doit partir partira de toute façon. Tout ce qui doit rester restera.

Ce qui part laisse toujours de la place à quelque chose de nouveau, c'est la loi universelle.

Et ne pense jamais qu'il n'y a plus rien de bon pour toi, juste que tu dois arrêter de contenir ce qui doit être lâché.


Mange, prie, aime (2010)


Page : Juste Une Messagère 2

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