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vendredi 8 décembre 2023

Le but d'une relation: C'est le travail de l'âme à l'œuvre de Dieu

 Le but d'une relation: C'est le travail de l'âme à l'œuvre de Dieu

Le but d'une relation est de décider quelle part de vous-même vous aimeriez voir « apparaître », et non quelle part de quelqu'un d'autre vous pouvez vous accaparer et retenir.


Les relations (comme toute la vie) ne peuvent avoir qu'un but : être et décider qui tu es vraiment.

Il est très romantique d'affirmer que tu n'étais « rien » avant l'arrivée de cet être extraordinaire, mais ce n'est pas vrai. En outre, cela impose à cet être une pression incroyable pour qu'il soit toutes sortes de choses qu'il n'est pas.


-Ne voulant pas te « décevoir », l'autre fournit de grands efforts pour être et faire tout cela, jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. Il ne peut plus compléter l'image que tu as de lui. Il ne peut plus remplir les rôles auxquels il a été assigné. Le ressentiment monte. La colère s'ensuit.

Finalement, afin de se sauver (et de sauver la relation), cet être extraordinaire se met à reprendre son moi véritable et agit davantage en fonction de qui il est vraiment. C'est à ce moment que tu affirmes qu'il a « vraiment changé ».


Mais tout cela est plus facile à dire qu'à faire. Je me sens vraiment blessé par les paroles et les actions des personnes avec qui je suis en relation.

Un jour viendra où tu ne le seras plus, quand tu comprendras (et actualiseras) la véritable signification des relations personnelles, leur raison d'être véritable.

C'est parce que tu as oublié cela que tu réagis ainsi, mais c'est correct. Cela fait partie de ton processus de croissance, de ton évolution. C'est le travail de l'âme qui s'accomplit dans les relations personnelles. C'est un grand pas vers la compréhension, vers le rappel. Jusqu'à ce que tu te rappelles cela (et que tu te rappelles aussi comment utiliser la relation comme un outil de création de Soi), tu devras travailler où tu te trouves déjà, à partir de ta compréhension, de ta volonté, de ton souvenir.

Ainsi, quand tu réagis avec douleur et blessure à ce qu'un autre est dit ou fait, certaines options s'offrent à toi. La première est de t'avouer, honnêtement et précisément, comment tu te sens, et de l'avouer à l'autre. Nombre de gens craignent de le faire, car ils craignent ainsi de « noircir leur image ». Quelque part en eux, ils trouvent sans doute ridicule de se « sentir ainsi », il s'agit là sans doute d'une réaction médiocre de leur part. Ils sont « plus grands que ça », mais ils n'y peuvent rien, ils se sentent comme ça.


Dans un tel cas, il n'y a pour vous qu'une chose à faire. Vous devez respecter vos sentiments, ce qui signifie respecter votre Soi. Et vous devez aimer vos semblables autant que vous-même.

Comment pouvez-vous vous attendre à comprendre et à respecter les sentiments de quelqu'un d'autre, si vous ne pouvez respecter ceux de votre Soi ?


La première question dans tout processus interactif avec une autre personne est la suivante : À présent, qui suis-je et qui est-ce que je veux être dans tout cela ?


Souvent, tu ne te rappelles pas qui tu es et tu ne sais pas qui tu veux être, jusqu'à ce que tu expérimentes quelques façons d'être. C'est pourquoi il est si important pour toi de respecter tes sentiments les plus vrais.


Si ton premier sentiment est négatif, le simple fait de le vivre est souvent tout ce qu'il faut pour t'en dégager. C'est au moment où tu vis cette colère, ce chagrin, ce dégoût, cette rage, où tu assumes cette envie de « riposter », que tu peux désavouer ces sentiments et les dissocier de qui tu veux être.

Le Maître est celui qui a vécu un nombre suffisant de ces expériences pour savoir à l'avance ce que sont ses choix définitifs. Il n'a besoin de rien « essayer ». Ayant déjà porté ces vêtements, il sait qu'ils ne lui vont pas, qu'ils ne sont pas « lui ». Et puisque la vie d'un Maître est consacrée au constant accomplissement de Soi tel que le Maître sait qu'il est, ce dernier n'entretiendrait jamais des sentiments qui lui siéent mal. 


C'est pourquoi les Maîtres sont imperturbables devant ce que d'autres qualifieraient de calamité. En effet, le Maître exprime sa reconnaissance devant la calamité, car il sait que les germes du désastre (et de toute expérience) engendrent la croissance du Soi. Et l'autre but de la vie du Maître est toujours la croissance, car lorsqu'on a pleinement réalisé le Soi, il ne reste plus rien à faire, sinon de l'être davantage.

C'est à ce stade que l'on passe du travail de l'âme à l'œuvre de Dieu, car c'est moi qui m'en charge !

Supposons, pour les fins de cet exposé, que tu t'occupes encore de l'œuvre de l'âme, que tu es encore en train de chercher à réaliser (à rendre « réel ») qui tu es vraiment. La vie (moi) te donnera alors suffisamment d'occasions de le faire. (Rappelle-toi, la vie n'est pas un processus de découverte, mais un processus de création.)

Tu peux créer qui tu es à plusieurs reprises. C'est d'ailleurs apparaitre comme une divine dichotomie.

Ce qui ne signifie pas que, dans les relations humaines, tu dois « riposter » si tu te sens blessé.

(Cela ne s'applique pas, non plus, aux relations entre nations.) Cela veut tout simplement dire que le fait de laisser un autre infliger un tort continuel n'est peut-être pas le plus grand geste d'amour envers ton Soi ou envers l'autre.

Cela devrait enterrer certaines théories pacifistes selon lesquelles le plus grand amour interdit toute réponse vigoureuse à un mal apparent.


Cette discussion redevient ésotérique, car aucune exploration sérieuse de cette affirmation ne peut ignorer le mot « mal » ainsi que les jugements de valeur auxquels il invite. En vérité, il n'y a rien de mal : il n'y a que des expériences et des phénomènes objectifs. Mais ton but, dans la vie, exige que tu puises dans la collection infinie de phénomènes que certains nomment le mal, car si tu ne le fais pas, tu ne peux te qualifier, ni rien qualifier d'autre, de bien... et ainsi, tu ne peux connaître, ou créer, ton Soi.


Tu te définis par ce que tu appelles le mal, et par ce que tu appelles le bien. Ce que les autres pensent, disent ou font, va parfois te faire mal, jusqu'à ce que cela cesse. Ce qui te permettra d'y parvenir rapidement, c'est l'honnêteté totale  le fait d'être prêt à affirmer, à reconnaître et à déclarer précisément tes sentiments à propos d'une chose. À dire ta vérité d'une manière douce, mais pleine et entière. À la vivre aussi avec douceur, mais de façon totale et cohérente. À changer ta vérité, facilement et rapidement, quand ton expérience t'apporte une nouvelle clarté.

Aucune personne saine d'esprit, encore moins Dieu, ne te dirait, quand tu as mal dans une relation personnelle, de « t'en écarter pour qu'elle ne veuille plus rien dire ».


Si tu as mal maintenant, il est trop tard pour faire en sorte que cette relation ne veuille rien dire. Ta tâche, à présent, consiste à déterminer ce qu'elle veut dire, et de le montrer. Car, en faisant cela, tu choisis et deviens qui tu cherches à être.


 Fais tout ce que tu fais en ayant le sentiment de l'occasion glorieuse que ta relation t'accorde : celle de choisir et d'être qui tu es vraiment.


Et c'est l'œuvre de Dieu. L'œuvre de l'âme vise à te réveiller. L'œuvre de Dieu vise à réveiller tous les autres.  



Nota: On peut remplacer les mots Maîtres et Dieu par le mot Esprit dans l'Homme Nouveau.



RÉF.: Du livre de:  Neale Donald Walsch, Conversation avec Dieu

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A l'envers c'est a l'endroit ,.........vous vous en appercevrez a un moment donné !