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dimanche 12 février 2012

La fiscalité des justes: La justice fiscale d'Obama

Présidentielle - Obama propose un budget 2013 empreint de justice fiscale
Barack Obama 
© JIM WATSON / AFP

Obama propose un budget 2013 empreint de justice fiscale

WASHINGTON - Barack Obama va envoyer lundi un budget 2013 empreint de justice fiscale au Congrès dominé par ses adversaires républicains, à moins de neuf mois de la présidentielle lors de laquelle il espère obtenir un nouveau bail de quatre ans à la tête des États-Unis. Dans la lignée de son discours sur l'état de l'Union, M. Obama va préconiser d'augmenter la fiscalité sur les plus riches afin de reconstruire selon lui l'économie américaine sur des bases saines, au moment où une reprise du marché de l'emploi laisse espérer une embellie après la récession de 2007-2009.
Face au Congrès, il avait souhaité le 24 janvier le rétablissement d'une économie où «tout le monde a une chance, où tout le monde fait son dû, et tout le monde joue selon les mêmes règles».
Cette proposition de budget, qui risque fort de se heurter à l'hostilité des républicains majoritaires à la Chambre des représentants, s'inscrit aussi dans la continuité des accords sur la lutte contre les déficits conclus avec les parlementaires en 2011, avec une baisse des dépenses de 1000 milliards de dollars sur dix ans.
Au chapitre des revenus, elle inclut la mesure vedette souhaitée par M. Obama lors de son discours sur l'état de l'Union, la «règle Buffett» du nom du multimilliardaire américain Warren Buffett, qui veut que les foyers aux revenus supérieurs à un million de dollars par an ne soient pas assujettis à un taux d'imposition inférieur à 30%.
Le président souhaite aussi laisser expirer pour les plus aisés les cadeaux fiscaux consentis par son prédécesseur républicain George W. Bush en 2001 et 2003, effectuer 360 milliards d'économies dans les dépenses sociales et couper de 5% les dépenses militaires par rapport à l'année budgétaire en cours, conformément à un plan déjà acté par le Pentagone.
En éliminant des niches en faveur des sociétés pétrolières, gazières et charbonnières, le plan budgétaire vise 41 milliards de rentrées fiscales supplémentaires en dix ans.
Il prévoit de mettre les banques à contribution au titre de leur responsabilité dans la crise financière de 2008 via un prélèvement extraordinaire censé rapporter 61 milliards de dollars, toujours sur dix ans. Mais cette proposition date déjà de deux ans et n'a jamais été examinée par le Congrès, même à l'époque où les alliés de M. Obama y étaient majoritaires.
Stimuler l'emploi
Côté dépenses, la proposition de budget prévoit plus de 350 milliards de dollars pour stimuler l'emploi et 476 milliards pour les infrastructures.
Elle envisagera un déficit de 901 milliards pour l'année budgétaire 2013, qui débutera le 1er octobre prochain, un mois avant l'élection présidentielle lors de laquelle M. Obama remettra son mandat en jeu. Cette somme représente 5,5% du produit intérieur brut des États-Unis.
Dans le même temps, la Maison Blanche a une nouvelle fois revu à la hausse ses prévisions de déficit pour l'exercice budgétaire en cours, qui atteindra 1330 milliards de dollars, soit 8,5% du PIB, selon elle. Début septembre, elle espérait encore le contenir à 956 milliards de dollars, 6,1% du PIB.
En présentant ces données vendredi, la Maison Blanche s'est refusée à donner ses estimations de croissance et de chômage, des données qui peuvent grandement influer sur les équilibres.
Ces estimations pourraient évoluer à la lumière d'une reprise de l'emploi apparemment plus vigoureuse que prévu: le taux de chômage officiel est tombé à 8,3% de la population active en janvier, une baisse de 0,4 point en deux mois, mais encore loin du niveau de début 2008, à 5%.
M. Obama a prévu de présenter son budget lundi aux Américains lors d'un déplacement à Annandale, dans le nord de la Virginie (est), non loin de Washington.




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