Rechercher sur ce blogue

vendredi 23 février 2024

Déceler l'égo et prendre de la hauteur :

 Déceler l'égo et prendre de la hauteur :

EXERCICE

N°3



Selon Marci Shimoff, nous avons soixante mille pensées par jour, dont 90% sont d'origine inconsciente.




Lorsque l'ego est touché, beaucoup se laissent submerger par la situation. Leurs émotions sont exacerbées, leurs pensées se déchaînent, leurs cœurs partent en vrille. Ils réagissent intensément, parfois même avec virulence. Cet exercice aide à prendre du recul et de la hauteur par rapport aux situations vécues.

En prenant l'habitude de ne pas être dans la réaction, mais d'adopter une posture de témoin par rapport à ce que je vis, je peux observer avec sagesse la situation dans laquelle je suis impliquée.

Cela me permet d'en comprendre les tenants et les aboutissants, de cerner ce qui a provoqué cette situation afin de grandir en conscience.

Quand dois-je pratiquer cet exercice ? À tout moment, dans le but de mieux me connaître et de réguler mon ego dès que l'occasion se présente.

Recommandation : il peut être judicieux de tenir un petit journal de bord de ses réactions afin d'en garder une trace écrite et de permettre l'identification de ses « mini moi ».


Premièrement - Observer et comprendre mes réactions

J'observe mes réactions.


Il convient de noter la moindre de mes réactions émotionnelles, mentales et physiques (qui ne sont en fait que l'expression de l'ego), notamment lorsque je me sens titillé, agressé, piqué au vif.

C'est en m'observant que je pourrais mettre le doigt sur les « mini moi » que j'ai besoin de réguler.

Je prends soin de noter intérieurement, de manière spontanée, toutes les fois où je ne suis pas authentique, toutes les fois où je joue un rôle avec excès. Puis je me pose la question suivante :

« Qu'est-ce que j'essaie de me prouver ou de prouver aux autres ? Et pourquoi ? »

Je vais ainsi cerner quels genres de situations réveillent en moi les moi sauveurs et/ou protecteurs.

Il sera ensuite judicieux de me demander : « Quelles parties de moi ont été blessées pour que je réagisse ainsi ? »

Puis, de me poser la question suivante : « Qu'est-ce que j'essaie de pallier en réagissant de la sorte ? » (Par exemple, mon manque  de...)


Rappel: Les « mini moi » sont dans la réaction, car ils activent leurs mécanismes de sauvetage ou de protection afin d'éviter qu'une blessure ne (re)fasse sur-face. Pourtant, c'est parce qu'une situation ou une parole nous blesse que nous réagissons instinctivement. La parade nous évite de ressentir la douleur de la blessure, mais elle existe bel et bien d'un point de vue énergétique.

Je prends le temps de dresser une liste des situations passées où j'ai eu une ou des réactions virulentes. Puis, je me pose à nouveau toutes les questions précédentes.



Deuxièmement - Prendre de la hauteur grâce à la méditation d'élévation

Dès qu'une réaction (émotionnelle, physique ou mentale) survient, je fais une méditation associée à une visualisation. Cela me permet de me détacher de la situation que je suis en train de vivre.

  • Visualisation : Je prends de la hauteur en m'élevant vers les nuages, je regagne le ciel, emporté par une montgolfière.



  • Visualisation : Une miniature de moi-même se dirige dans mon cœur. J'écoute ce qu'elle a à me dire. J'attends que son énergie m'envahisse totalement. Lorsque c'est fini, j'observe mon amplification. Je grandis étape par étape, centimètre par centimètre. Ma tête regagne le ciel. Depuis cet espace divin, j'observe ma condition terrestre ou bien la situation en cours, passée ou à venir, etc.

    J'étais stupéfaite de voir à quel

    point l'ego était présent dans nos vies, beaucoup plus que je ne le pensais, sous des formes que je n'avais pas imaginées. Il ne se cachait pas uniquement sous les traits d'un personnage mégalomaniaque, mais se parait aussi de costumes plus subtils.

    Je tombais des nues. Il était à mes yeux l'énergie que je redoutais le plus sur Terre. Je l'attendais sous des aspects flagrants et horribles. Or, il se camouflait comme un caméléon chez chacun de nous. Il prenait différentes apparences, différentes formes, et se dissimulait ainsi en passant par le filtre de l'inconscient. C'était un fourbe, un rusé ! J'avais envie* de le traquer, de le débusquer chez moi et chez chacun de mes patients.

    Je voulais le cerner et pourquoi pas l'exterminer ! Je nourrissais une énorme antipathie à son égard. Même s'il avait l'air utile, il me paraissait horripilant ! J'y étais devenue allergique. Je jouai les détectives et je le trouvai chez tous ceux que j'ai croisés. Mon dégoût envers lui s'est peu à peu apaisé, car derrière chaque masque, je sentais la ou les blessures qui l'avaient généré. Cela me peinait de voir combien il déformait notre identité profonde, mais je me rendais compte que grâce aux masques qu'il nous imposait, il nous protégeait de beaucoup de souffrance, inhérente à chacun de nous. 


    Pour faire simple, je me demande si mon action est née de ma Volonté d'âme, de l'élan et des aspirations de mon cœur et de la vision de mon esprit, ou si, au contraire, mon ego en a été l'inspirateur et le déclencheur.


    À travers les cas qui se présentaient à moi, je recensai les moi protecteurs et sauveurs standards. Ce sont les moi protecteurs et sauveurs inhérents à chacun d'entre nous. Ces moi représentent des polarités * extrêmes. Ils ont été activés à la suite de l'apparition ou la réapparition d'une blessure d'un ou plusieurs moi blesse.



    La notion de polarité est très importante lorsque l'on parle d'inconscient.

    L'inconscient fait lui-même partie d'un cercle de polarités « inconscient-conscient ». Nos comportements inconscients touchent ce cercle de polarités d'un bout à l'autre.

    En effet, comme nous l'avons vu, les moi sauveurs et protecteurs nous poussent à flirter avec des extrêmes afin de nous protéger ou de nous sauver. Ces comportements extrêmes nous incitent à vivre des situations de plus en plus pénibles jusqu'à atteindre un point de saturation, comme je le nomme. À ce moment-là, nous nous trouvons dans une impasse et nous retombons généralement dans l'excès inverse. Pourtant, nous touchons ce point de saturation pour nous élever en conscience, pour équilibrer ce trait de notre personnalité, pour corriger notre comportement, et non pour retomber dans l'excès inverse, ce qui est synonyme d'inconscience.


    En observant nos comportements démesurés, nous pouvons mettre le doigt sur l'influence de notre inconscient (de notre ego) sur notre personnalité. Ces extrêmes (polarités) sont des signes de l'inconscience en nous.

    Ils doivent être transmutés.


    Je sentais que ma sagesse m'appelait. Je devais pleinement accepter la présence de l'ego si je voulais parvenir à le réguler un tant soit peu, d'une manière ou d'une autre. Je sentais qu'il existait un moyen pacifique pour parvenir à le réguler, mais cela m'échappait encore. Je savais par contre, au fond de moi, qu'un jour cela finirait par être clair pour moi.

    À partir de ce moment-là, je cessai de vouloir lutter contre l'ego. J'appris à faire avec lui. J'abandonnai l'idée de vouloir l'exterminer. J'adoptai l'idée de le canaliser, de le transcender.                                        

     

    RÉF.:  Malory Malmasson,L'Art et la manière d'être soi. 



Aucun commentaire:

Publier un commentaire

A l'envers c'est a l'endroit ,.........vous vous en appercevrez a un moment donné !