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lundi 30 avril 2012

C ki l'cave ? ................celui qui se prend pour un C...... sans le sawoire !

 Man get hit by taxi in Montréal
L'homme se faire frapper par taxi à Montréal.
 Une altercation a éclaté entre un groupe de jeunes (gagne de rue ? ou de ruelle ?)et d'un chauffeur de taxi (Haitien ?)à Montréal, Québec tôt dimanche matin à environ 4h du matin,ça sentait le frustré alcoolisé.Non,mais il l'a tu cherché ;-)

La photo du haut montre  l'ami de la victime (gilet blanc,encerclé en rouge)qui coach royalement son ami et prend en photo le taxi.La future victime manque de se faire écrasé une première fois,puis sur la photo ci-dessus a 22 secondes de se faire écraser par le chauffeur de taxi haitien qui l'attendait en parking transverse sur un coin de rue ,pour le happé une 2 ième fois,et qui sera fatale pour la victime (gilet gris,encerclé en bleu).Juste avant un taxi en service venait de croisé a l'intersection le taxi pris en souricière par le gang !Décidément la victime voulait s'en prendre a la vie du chauffeur de taxi,mais celui-ci l'attendait patiemment,peu importe la condition de son taxi ! Pis d'la tôle c'est pas grave,mais d'la peau c'est une autre affaire !

Quoi ? La rue c'est tu aux gagnes de rue ou aux Auto en service de voiturage ?


ahhhhhhhh maudite drogue,quoi y a ti une différence entre un chauffeur de taxi égorgé a lasalle http://tvanouvelles.ca/video/53971693001 ou un con qui se prend pour Rambo et saute sur un taxi pour donner un show,pour une fois le chauffeur s'en tire bien,j'espère que vous aller envoyer votre argent a youtube qui deviendra payant bientôt ,vous verrez bien !

tvanouvelles.ca
Le cadavre découvert hier midi dans l'arrondissement Lasalle, à Montréal, est bel et bien celui du chauffeur de taxi Mohammed Nehar-Belaid, qui manquait à l'appel depuis dimanche soir.

vendredi 27 avril 2012

La Police sous stéroïdes ?


Stupéfiants - Échange de substances illégales au SPVM
Rien ne laisse croire qu'il y aurait d'autres policiers impliqués dans cette affaire. 
© Joel Lemay / Agence QMI
Histoire Stupéfiante ?

Échange de substances illégales au SPVM


MONTRÉAL - Quatre policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été questionnés en début de semaine par les affaires internes du SPVM parce qu'on les soupçonne de s'être échangé entre eux des substances illégales. Des sources nous disent qu'il pourrait même s'agir de stéroïdes et autres substances illégales utilisées pour gagner rapidement de la force physique.
Le chroniqueur judiciaire Claude Poirier a aussi eu confirmation de la nouvelle à l'effet que les quatre policiers - on parle ici de patrouilleurs qui s'entraîneraient physiquement dans des gymnases sur une base régulière - ont été interrogés au début de la semaine par le service des affaires internes du corps policier.
Il ne s'agirait cependant pas d'un réseau organisé qui visait la vente de ces substances illégales, mais bien d'un échange qui se déroulait strictement entre les quatre individus.
Par ailleurs, rien ne laisse croire qu'il y aurait d'autres policiers impliqués dans cette affaire.
L'enquête va quand même se poursuivre, car le service des affaires internes du SPVM veut clairement savoir à quoi s'en tenir dans ce dossier.
Précisons qu'aucune accusation n'a été déposée contre les quatre policiers; leur identité ne sera donc pas dévoilée.
Ils pourraient cependant faire l'objet de mesures disciplinaires, mais aucune décision n'a été prise à cet égard par la direction du SPVM.


REF.:

jeudi 26 avril 2012

RWANDA : UNE ASSURANCE MALADIE POUR TOUS

Depuis 2007, le Rwanda, l'un des pays les plus pauvres du monde, dispose d'un système d'assurance-maladie pour tous,et de faire passer l’espérance de vie de 48 à 52 ans. Financée par une ONG américaine et une modeste cotisation, elle protège 92 % des habitants du pays. Ainsi, le nombre  de décès causés par diverses  maladies tels que le paludisme et le sida, pour ne citer que celles-là, a-t-il baissé considérablement. Comment fonctionne ce système qui a également permis d'augmenter l'espérance de vie ?

Ce pays fournit une couverture sociale à un plus grand pourcentage de citoyens que certains pays parmi les plus riches du monde. Pour 2 dollars, la couverture santé permet d’apporter les soins de base pour traiter les principales causes de maladies mortelles : diarrhée, pneumonie, paludisme, malnutrition, coupures infectées, etc. Les centres de santé disposent en général des médicaments essentiels recommandés par l’Organisation mondiale de la santé, [OMS] (la quasi-totalité sont des génériques) et ont des laboratoires qui peuvent effectuer les analyses de sang et d’urine les plus courantes ainsi que les tests de tuberculose et de paludisme.

 Bien sûr, des techniques très courantes en Occident, comme l’IRM et la dialyse, ne se pratiquent guère au Rwanda. Le cancer, les AVC et les attaques cardiaques sont souvent mortels. Dans ce pays de 9,7 millions d’habitants, on ne trouve qu’un neuro­chirurgien et trois cardiologues. En revanche, l’obésité et ses complications médicales sont pratiquement inexistantes au Rwanda. Les étrangers sont souvent frappés par la maigreur des habitants, ce qui n’est pas nécessairement lié à un problème de malnutrition. Même Paul Kagame, le président – qui est un parfait ascète – est squelettique. Au Rwanda, la chirurgie générale est assurée, mais l’attente peut durer des semaines. Des patients chanceux ayant besoin d’une chirurgie avancée peuvent être traités gratuitement par des équipes de médecins en provenance des Etats-Unis, de Cuba ou d’Australie. Mais il s’agit de médecins invités, qui ne sont pas sur place en permanence. Il arrive également que le ministère de la Santé prenne en charge les frais de patients se rendant au Kenya, en Afrique du Sud ou même en Inde pour se faire traiter.

L'action de Partners in health au RwandaCependant, même en limitant sévèrement les dépenses, comment un pays peut-il offrir une telle couverture pour 2 dollars par an ? La réponse est qu’il ne le peut pas sans aide extérieure. Partners in Health, une ONG de Boston qui possède deux hôpitaux et un réseau de centres de santé au Rwanda, indique que ses propres coûts s’élèvent à 28 dollars par personne et par an et estime que la prise en charge du gouvernement se situe entre 10 et 20 dollars.



Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludismeL’une des principales organisations donatrices est le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui étudie actuellement les moyens de soutenir les programmes de santé en général au lieu de se limiter à ces trois maladies. L’organisation paie également les cotisations des 800 000 Rwandais officiellement reconnus comme étant “les plus pauvres des pauvres”.

La video.



REF.,: 
 courrierinternational.com

mercredi 25 avril 2012

L'Ontario taxe les «super riches»

Impôts - L'Ontario taxe les «super riches»
 
©Archives / Agence QMI

OTTAWA - La province de l'Ontario a annoncé mardi l'imposition d'une taxe de 2% sur les «super-riches», les contribuables dont les revenus annuels dépassent 500 000 dollars canadiens.
L'introduction de cette taxe est une concession que le gouvernement libéral de la province, minoritaire à l'assemblée législative de Toronto, a dû faire à l'opposition social-démocrate pour assurer l'adoption de son budget.
Les libéraux ont été reconduits au pouvoir l'an dernier sur la promesse de ne pas augmenter les impôts. Une défaite sur le vote du budget aurait cependant entraîné la chute du gouvernement et le déclenchement d'élections législatives anticipées.
Le budget finalement approuvé prévoit également la suppression du déficit budgétaire de la province, qui atteint actuellement 15,3 milliards de dollars (2,4% du PIB), d'ici 2017-2018.
À LIRE ÉGALEMENT:
Le gouvernement McGuinty survit au vote sur le budget

«Ils voulaient une taxe sur les riches; je voulais éliminer notre déficit le plus rapidement possible», a déclaré le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, à la presse.
La nouvelle taxe doit rapporter environ 470 millions de dollars de recettes supplémentaires à la province à partir de l'an prochain, qui seront entièrement consacrées à la réduction du déficit. La taxe doit être supprimée dès le retour à l'équilibre des finances de la province.
Elle affectera environ 23 000 Ontariens qui paieront environ 19 000 dollars de plus en acquittant leur impôt sur le revenu. L'Ontario compte 13,4 millions d'habitants.


REF.:

Smarthphone: une application capable de déduire l'endroit précis où la personne a mis son doigt et d'enregistrer ces informations.

Un étudiant de l'Université de l'État de Pennsylvanie a mis au point un concept d'application qui serait capable de détecter, et ultimement, de voler plusieurs informations que l'utilisateur entre sur son téléphone intelligent équipé d'Android.
Répondant sous le nom de « Taplogger », cette application, inspirée de « TapLogger », est présentée comme un simple jeu de mémoire. Elle utilise les composantes du cellulaire, dont l'accéléromètre, le gyroscope et les capteurs d'orientation, pour voler les informations inscrites par l'usager sur l'écran tactile de son appareil et les télécharge sur un ordinateur d'un pirate informatique.
En d'autres mots, lorsqu'un clavier numérique apparait sur l'écran tactile de l'appareil, cette application est capable de déduire l'endroit précis où la personne a mis son doigt et d'enregistrer ces informations.
Avant de pouvoir recueillir les données, la victime doit utiliser plusieurs fois le jeu inclus avec l'application. Taplogger peut alors déterminer ses habitudes puisqu'elles varient selon l'usager et le modèle de cellulaire. Plus elle va s'exercer au jeu et plus les résultats collectés seront exacts.
Le système d'exploitation mobile de Google présente une faille qui permet aux applications d'accéder librement aux différents capteurs de mouvements d'un téléphone. Taplogger se sert de cette faille pour prendre les données de l'utilisateur. Par contre, les appareils de BlackBerry et ceux embarquant iOS seraient également vulnérables.
Cette faille, si elle est exploitée par des individus mal intentionnés, peut faire très mal aux possesseurs de téléphones mobiles. Les pirates pourraient avoir accès à plusieurs informations confidentielles, comme différents mots de passe, des numéros d'assurance sociale ou des informations bancaires.
Zhi Xu, le candidat au doctorat du Département des sciences informatiques de l'Université de l'État de Pennsylvanie, qui a créé l'application, croit que de plus en plus de pirates vont avoir recours à cette méthode dans le futur pour s'approprier des données personnelles.


REF.:
Sources : Ars Technica et Android Community.

Des boîtes noires dans les auto, dès 2015

Voulez-vous être un meilleur conducteur avec Big Brother vous regarde? Chers membres de CNET, De données d'événements enregistreurs, ou "boîtes noires", qui se trouvent dans des plans et utilisés pour déterminer ce qui s'est passé dans un accident d'avion, ainsi que des données d'enregistrement telles que la vitesse, la force de freinage, les systèmes de surveillance et électrique, seront bientôt installés dans les voitures viennent 2015 . Eh oui, vous m'avez bien entendu, Big Brother va être conduite à droite dans votre siège tout enregistrement de retour de votre voiture fait avec vous derrière le volant. Croyez-le ou non, certaines voitures sont déjà équipés de ces derniers - le ministère des Transports a utilisé ces boîtes de déterminer que Toyota n'est pas responsable pour les soi-disant "non intentionnels" accélération des accidents en 2009. Si vous me demandez comment je me sens au sujet de ces boîtes noires, tandis que je fais ont des préoccupations plus ma vie privée, je pense aussi qu'il peut être utile, par exemple dans le cas d'un accident de voiture de prouver quelle partie est responsable, ou de déterminer exactement ce qui s'est passé. Tant que l'information est utilisée à ces fins et rien d'autre, alors je pense que je suis OK avec lui. Mais assez parlé de ce que je pense. Lire auteur CNET réseau de blog, post récent Liane Yvkoff de: «Voulez-vous être un meilleur conducteur avec Big Brother vous regarde» et nous dire comment vous sentez-vous EDR être dans vos voitures. Pensez-vous qu'il est à votre avantage ou est-ce une invasion de la vie privée? Etes-contre il ya plus de pros en ayant une de ces choses en place? Le fait d'avoir une boîte noire dans votre voiture vous faire conduire plus prudemment et de changer vos habitudes de conduite?

REF.: 
CNET.com

L'épigénétique, l'hérédité au-delà de l'ADN

L'épigénétique, c'est d'abord cette idée que tout n'est pas inscrit dans la séquence d'ADN du génome. "C'est un concept qui dément en partie la "fatalité" des gènes", relève Michel Morange, professeur de biologie à l'ENS. Plus précisément, "l'épigénétique est l'étude des changements d'activité des gènes - donc des changements de caractères - qui sont transmis au fil des divisions cellulaires ou des générations sans faire appel à des mutations de l'ADN", explique Vincent Colot, spécialiste de l'épigénétique des végétaux à l'Institut de biologie de l'Ecole normale supérieure (ENS-CNRS-Inserm, Paris).
Est-ce la fin de l'ère du "tout-ADN", qui a connu son apogée vers l'an 2000 avec les grandes manoeuvres du séquençage du génome humain ? "L'organisme reste construit à partir de ses gènes, même si l'activité de ceux-ci peut être modulée", tempère Michel Morange.
Mais le séquençage des génomes l'a révélé avec éclat : la connaissance seule de la séquence de l'ADN ne suffit pas à expliquer comment les gènes fonctionnent. C'était pourtant prévisible : si cette connaissance suffisait, comment expliquer que malgré leur génome identique, les différents types de cellules d'un individu développent des caractères aussi différents que ceux d'un neurone, d'une cellule du foie, des muscles ou de la peau ?
L'épigénétique répond en partie à cette interrogation - mais elle en soulève de nombreuses autres. "Le cadre classique de l'épigénétique, c'est le développement de l'embryon et la différenciation des cellules de l'organisme", indique Vincent Colot. Mais ses enjeux concernent également la médecine et la santé publique... et les théories sur l'évolution. Elle jette le soupçon sur l'environnement, qui pourrait moduler l'activité de certains de nos gènes pour modifier nos caractères, voire induire certaines maladies qui pourraient être transmis(es) à la descendance.
La première question, cependant, est celle de la définition de ce fascinant concept. Un certain flou persiste, même chez les scientifiques. "Ces ambiguïtés tiennent au fait que le terme a été introduit à plusieurs reprises dans l'histoire de la biologie, avec à chaque fois un sens différent", raconte Michel Morange, qui est aussi historien des sciences. Précurseur absolu, Aristote invente le terme "épigenèse" - de épi-, "au-dessus de", et genèse, "génération" - vers 350 avant notre ère.
"Observant des embryons de poulet, Aristote découvre que les formes ne préexistent pas dans le germe, mais sont, au contraire, progressivement façonnées au cours du développement embryonnaire", rapporte Edith Heard, qui dirige une équipe (Institut Curie-Inserm-CNRS) sur l'épigénétique du développement des mammifères. Une vision admirablement prémonitoire, qui ne se verra confirmée qu'avec l'invention du microscope à la fin du XVIIe siècle.
Quant au mot "épigénétique", il apparaît en 1942 : on le doit au généticien anglais Conrad Waddington, qui s'attache à comprendre le rôle des gènes dans le développement. Comment s'opère le passage du génotype (l'ensemble des gènes) au phénotype (l'ensemble des caractères d'un individu) ? A l'époque, on ignorait que l'ADN est le support de l'hérédité. Mais les liens entre génotype et phénotype se précisent peu à peu, à mesure qu'on découvre la structure des gènes et leur mode de régulation. Une étape décisive est franchie avec les travaux de François Jacob, Jacques Monod et André Lwoff, Prix Nobel en 1965 : ils montrent l'importance d'un facteur de l'environnement (la présence d'un sucre, le lactose) dans le contrôle de l'expression d'un gène et la détermination d'un caractère (la capacité de la bactérie E. coli à utiliser le lactose comme source d'énergie).
Le concept d'épigénétique tombe ensuite en relative déshérence, pour renaître dans les années 1980 avec son sens moderne. "Un chercheur australien, Robin Holliday, observe dans des cellules en culture des changements de caractères qui sont transmis au fil des divisions cellulaires, relate Vincent Colot. Mais ces changements semblaient trop fréquents pour pouvoir être causés par des mutations de l'ADN." Holliday découvre le rôle, dans cette transmission, de certaines modifications de l'ADN qui n'affectent pas la séquence des "nucléotides", ces lettres qui écrivent le message des gènes.
Plus largement, on sait aujourd'hui que les gènes peuvent être "allumés" ou "éteints" par plusieurs types de modifications chimiques qui ne changent pas la séquence de l'ADN : des méthylations de l'ADN, mais aussi des changements des histones, ces protéines sur lesquelles s'enroule l'ADN pour former la chromatine. Toutes ces modifications constituent autant de "marques épigénétiques". Elles jalonnent le génome en des sites précis, modulant l'activité des gènes localisés sur ces sites.
Quelle est la stabilité de ces marques épigénétiques ? La question est centrale. Certaines sont très transitoires, comme les marques qui régulent les gènes liés aux rythmes du jour et de la nuit. "Au moins 15 % de nos gènes sont régulés d'une façon circadienne : leur activité oscille sur un rythme de 24 heures. Il s'agit de gènes qui gouvernent notre métabolisme, assurant par exemple l'utilisation des sucres ou des acides gras", indique Paolo Sassone-Corsi, qui travaille au sein d'une unité Inserm délocalisée, dirigée par Emiliana Borrelli à l'université de Californie (Irvine). "Pour réguler tant de gènes d'une façon harmonieuse, il faut une logique commune. Elle se fonde sur des processus épigénétiques qui impliquent des modifications des histones."
D'autres marques ont une remarquable pérennité. "Chez un individu multicellulaire, elles peuvent être acquises très tôt lors du développement, sous l'effet d'un signal inducteur, rapporte Vincent Colot. Elles sont ensuite transmises au fil des divisions cellulaires jusque chez l'adulte - bien longtemps après la disparition du signal inducteur." Les marques les plus stables sont ainsi les garantes de "l'identité" des cellules, la vie durant. Comme si, sur la partition d'orchestre de l'ADN du génome - commune à toutes les cellules de l'organisme -, chaque instrument - chaque type de cellule - ne jouait que la partie lui correspondant, n'activant que les gènes "tagués" par ces marques.
Un des plus beaux exemples de contrôle épigénétique chez les mammifères est "l'inactivation du chromosome X". "Ce processus a lieu chez toutes les femelles de mammifères, qui portent deux exemplaires du chromosome X, explique Edith Heard. L'inactivation d'un des deux exemplaires du X, au cours du développement précoce, permet de compenser le déséquilibre existant avec les mâles, porteurs d'un seul exemplaire du X."
Si l'inactivation du X est déficiente, l'embryon femelle meurt très précocement. Cette inactivation est déclenchée très tôt dans le développement de l'embryon, "dès le stade "4 cellules" chez la souris et un plus tard pour l'espèce humaine, puis elle est stabilisée par des processus épigénétiques tout au long de la vie", poursuit Edith Heard. Par ailleurs, son équipe vient de publier un article dans Nature mis en ligne le 11 avril, montrant que les chromosomes s'organisent en "domaines", à l'intérieur desquels les gènes peuvent être régulés de façon concertée, et sur lesquels s'ajoutent des marques épigénétiques.
Les enjeux sont aussi médicaux. Certaines "épimutations", ou variations de l'état épigénétique normal, seraient en cause dans diverses maladies humaines et dans le vieillissement. Ces épimutations se produisent par accident, mais aussi sous l'effet de facteurs environnementaux. Le rôle de ces facteurs est très activement étudié dans le développement de maladies chroniques comme le diabète de type 2, l'obésité ou les cancers, dont la prévalence explose à travers le monde.
Les perspectives sont également thérapeutiques, avec de premières applications qui voient le jour. "Les variations épigénétiques sont finalement assez plastiques. Elles peuvent être effacées par des traitements chimiques, ce qui ouvre d'immenses perspectives thérapeutiques. Cet espoir s'est déjà concrétisé par le développement de premières "épidrogues" pour traiter certains cancers", annonce Edith Heard.
Le dernier défi de l'épigénétique, et non des moindres, renvoie aux théories de l'évolution. "Alors que le génome est très figé, l'épigénome est bien plus dynamique", estime Jonathan Weitzman, directeur du Centre épigénétique et destin cellulaire (université Paris-Diderot-CNRS). "L'épigénome pourrait permettre aux individus d'explorer rapidement une adaptation à une modification de l'environnement, sans pour autant graver ce changement adaptatif dans le génome", postule le chercheur. L'environnement jouerait-il un rôle dans la genèse de ces variations adaptatives, comme le croyait Lamarck ? Reste à le démontrer. Epigénétique ou non, le destin est espiègle : le laboratoire qu'anime Jonathan Weitzman n'a-t-il pas été aléatoirement implanté... dans le bâtiment Lamarck ?

Sur le Web : www.epigenesys.eu
Lexique Epigénétique Ensemble des changements d'activité des gènes qui sont transmis au fil des divisions cellulaires ou au fil des générations sans faire appel à des mutations de l'ADN. Cette "mémoire de l'activité des gènes" se fonde sur des états chromatiniens, ou "marques épigénétiques".
Chromatine Substance de base des chromosomes constituée de la molécule d'ADN associée à des protéines nommées "histones", autour desquelles elle s'enroule.
Marques épigénétiques Modifications chimiques de l'ADN ou des protéines qui lui sont associées dans la chromatine. Ces modifications participent au contrôle de l'activité des gènes sans affecter la séquence des nucléotides, les "lettres" qui écrivent le message des gènes sur l'ADN. Ces marques jalonnent le génome en des sites précis.
Epigénome Ensemble des marques épigénétiques le long du génome.
Epimutations Variations ponctuelles des marques épigénétiques.
Hérédité épigénétique Transmission de caractères fondée sur des marques épigénétiques.
L'évolution selon Charles Darwin (1809-1882) Les espèces évoluent pas à pas à la suite de "variations" (changements de caractères) qui se produisent de façon aléatoire, et qui sont transmises aux descendants. Seules les variations avantageuses ("adaptatives") sont sélectionnées par l'environnement : c'est la "sélection naturelle". Ce schéma darwinien fonde la théorie de l'évolution actuelle.
L'évolution selon Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829) L'environnement dicterait un changement bénéfique pour l'individu, qui serait transmis à sa descendance. Cette "hérédité des caractères acquis" gouvernerait l'évolution des espèces.


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