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lundi 27 janvier 2020

Pornhub est désormais disponible en tant que site Tor pour protéger la confidentialité des utilisateurs



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Pornhub est désormais disponible en tant que site Tor pour protéger la confidentialité des utilisateurs

Pornhub a décidé de créer le site miroir de Tor pour aider à protéger les habitudes de lecture porno des utilisateurs LGBT, dont les préférences sexuelles peuvent être criminalisées dans certains pays.
Vous voulez garder vos activités en ligne pour adultes privées? Et bien, bonne nouvelle: Pornhub est désormais disponible sur le dark web.

Pornhub a créé un site miroir Tor, accessible sur http://pornhubthbh7ap3u.onion/. La visite du lien nécessite le navigateur Tor, qui peut aider à anonymiser votre trafic Web et empêcher les fournisseurs de services Internet et les espions gouvernementaux de suivre vos activités.

Pornhub dit avoir créé le site Tor pour protéger les habitudes de lecture porno des utilisateurs LGBT, dont les préférences sexuelles peuvent être criminalisées dans certains pays. "Alors que les pirates informatiques malveillants et les pratiques de surveillance compromettantes deviennent de plus en plus préoccupants, il est important que nous mettions en place des protections internes pour aider à anonymiser l'activité en ligne et la communication de nos utilisateurs", a déclaré Corey Price, vice-président de Pornhub, dans un communiqué.

Un miroir Tor peut également servir d'alternative si un gouvernement a choisi de bloquer le site Web principal de Pornhub. C'est pourquoi d'autres sociétés, dont Facebook, The New York Times et la BBC, ont également lancé leurs propres miroirs Tor au fil des ans.

Pour anonymiser vos activités, le navigateur Tor assure votre connexion via un réseau de serveurs gérés par des bénévoles à travers le monde. En revanche, la navigation sur le Web sur Tor peut être lente car votre trafic circule sur les différents nœuds du réseau. Ce n'est donc pas recommandé pour les impatients.
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Pour protéger la confidentialité des utilisateurs, le miroir Tor a également désactivé certaines fonctionnalités, notamment la possibilité de se connecter en tant qu'utilisateur enregistré et le téléchargement de vidéos.

Une alternative à Tor est d'utiliser un service VPN payant, ce qui peut également empêcher les FAI de surveiller les sites que vous visitez. Il peut le faire en créant une connexion Internet cryptée avec un serveur géré par le fournisseur VPN. En 2018, Pornhub a sauté dans le train en présentant son propre produit, VPNhub.

Le FBI pourrait maintenant déverrouiller n’importe quel Mac


Le FBI pourrait maintenant déverrouiller n’importe quel Mac




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Le prestataire qui aide le Bureau à accéder aux iPhone de certains suspects ajoute une nouvelle corde à son arc, permettant de faire la même chose… Avec des ordinateurs. Est-on encore en sécurité quelque part ?

On en parlait il y a tout juste quelques heures : les autorités américaines sont en proie à de vives critiques, car elles font pression sur Apple pour que la firme mette en place des backdoors. Alors même que Cellebrite, une entreprise israélienne, lui a déjà fourni toutes les clés pour hacker les smartphones de Cupertino.
Depuis, une nouvelle de taille vient est venue confirmer la puissance de cette société : elle vient en effet de racheter BlackBag, un concurrent indirect californien spécialisé dans les PC, pour 33 millions de dollars et ce juste après une levée de fonds trois fois plus importante en juin dernier. Son service MacQuisition permet notamment aux gouvernements, pour seulement un peu plus de 1 100 euros, de pirater 185 modèles de Mac différents. Rien que ça.

Les enquêtes progresseraient plus rapidement, mais à quel risque ?

Pour le FBI, qui a donc déjà été un client de Cellebrite lors de la fusillade de San Bernardino, une telle information a des chances d’être une réelle opportunité. Les policiers pourraient ainsi faire appel au programme de BlackBag pour déverrouiller un ordinateur appartenant par exemple au suspect d’un attentat terroriste, voire obtenir des avantages tarifaires avec leur passé d’acheteur.
Malgré tout, cet avantage reste à nuancer : on sait que les travaux de Yossi Carmil, le PDG, ont déjà été compromis par le passé, lorsque des internautes malveillants se sont introduits dans ses systèmes de sécurité. Ironique, quand on connaît l’objectif principal de leur activité.
Par ailleurs, à l’heure de la surveillance de masse perpétrée par de nombreux états comme la Chine, on est en droit de se poser des questions : dans quelles mains malintentionnées pourraient terminer de telles technologies ? Les utilisateurs qui n’ont rien à se reprocher sont-ils encore en mesure de garantir la confidentialité à leur vie privée ?

REF.:

Les futurs visages de la toile

Les futurs visages de la toile

REF.: Guillaume Renouard (La Rédaction)
JDN

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À l'heure où les termes splinternet, décentralisation et régulation reviennent de plus en plus dans l'actualité, à quoi ressemblera le web de demain ?
Arpanet, premier réseau à utiliser le protocole TCP/IP, souffle cette année ses 50 bougies. Il est le grand frère de l'Internet tel que nous le connaissons aujourd'hui, qui s'installe en 1990, lorsque l'industrie des télécommunications décide d'employer la technologie Arpanet pour construire un réseau mondial. La face du net a bien changé depuis, des sites Internet rudimentaires des années 1990 à l'essor du Web 2.0 à travers les blogs et les réseaux sociaux, jusqu'à l'avènement du mobile et des objets connectés.
Si l'Internet a connu de prodigieuses avancées techniques, sa philosophie a, elle aussi, évolué au fil du temps. Le web utopique et humaniste des débuts demeure vivant à travers de nombreuses initiatives, mais l'Internet est désormais aussi, tel Janus, le dieu à deux visages, un outil au service du contrôle et de la surveillance de masse. Nous nous trouvons, en outre, à une époque charnière, où les décisions qui seront prises transformeront le web de demain.

Vers l'ubiquité du net ?

"Sauf catastrophe civilisationnelle majeure, je pense que l'Internet va devenir omniprésent. Capteurs et objets connectés vont en permanence récolter des données, qui se déplaceront sous forme de flux à travers les réseaux", prophétise Mitchell Baker, présidente de la Mozilla Foundation et de la Mozilla Corporation. Selon elle, l'Internet de demain sera très différent de celui que nous connaissons aujourd'hui. L'informatique pourrait devenir invisible, souris, claviers et écrans cédant la place à des interfaces holographiques, rendues possibles par l'essor de la commande vocale et de la réalité virtuelle et augmentée. "Nous allons interagir avec l'informatique de manière beaucoup plus humaine, en usant d'interfaces qui nous sont naturelles, comme la voix, le mouvement ou le toucher. Notre rapport à la toile sera ainsi beaucoup moins abstrait."
Si la possibilité d'un Internet omniscient ouvre des perspectives excitantes, elle a aussi de quoi inquiéter. C'est du moins ce que montre une récente étude du Pew Research Center, pour laquelle 10 000 experts ont été interrogés sur l'avenir du net et des technologies numériques. Pour Lee Rainie, directeur de la recherche sur l'Internet et la technologie au Pew Research Center, "l'un des experts interrogés parle d'Internet-cerveau pour désigner l'Internet du futur, car la multiplication des capteurs et des flux de données permettra d'anticiper certains de nos besoins et comportements, voire de déduire certaines choses à partir de nos ondes cérébrales. Cela ouvre des possibilités formidables, mais pose aussi un défi conséquent aux standards que nous avons établis en matière de protection de la vie privée."

Un internet plus régulé ?

Il sera donc nécessaire d'établir de nouvelles règles pour l'Internet de demain. La collecte et le traitement des données utilisateurs posent déjà un certain nombre de problèmes, comme l'a récemment montré le scandale Cambridge Analytica. Avec l'explosion des capteurs et des flux de données, ceux-ci risquent de s'exacerber. C'est pourquoi l'étude du Pew Research Center souligne la nécessité d'encadrer plus étroitement les usages que l'on peut faire de ces données, et les algorithmes chargés d'extraire du sens de ces dernières. "De nombreux experts tirent la sonnette d'alarme quant au rôle de ces algorithmes. L'un de ceux que nous avons interrogés dirige une agence baptisée The FDA for algorithms. Peut-être aurons-nous besoin d'agences gouvernementales pour évaluer le rôle des algorithmes, de la même manière que l'on teste de nouveaux médicaments avant leur mise sur le marché", s'interroge Lee Rainie.
Mais selon Mitchell Baker, la mise en place de régulations, bien que nécessaire, est insuffisante. Selon elle, le danger principal pour les internautes vient du fait que les technologies de pointe, en tête desquelles l'intelligence artificielle, sont aujourd'hui concentrées entre les mains de quelques géants du net américains, dont les internautes continueront d'utiliser les produits tant qu'ils seront les meilleurs du marché. La responsabilité incombe donc aussi, selon elle, aux entrepreneurs du numérique de construire des services alternatifs, qui soient centrés sur l'intérêt des internautes. "C'est pourquoi nous avons très tôt mis en place un navigateur Internet sur lequel nous pouvons par exemple empêcher les traqueurs publicitaires de suivre l'utilisateur, car le navigateur a été conçu pour être à son service, et non à celui du site qu'il visite. Nous avons aussi déployé des options qui permettent à l'internaute de choisir différents niveaux de protections sur les réseaux sociaux, ou encore un outil qui l'avertit en cas de vol de données, un autre qui aide à gérer ses mots de passe… "

Un Internet au pluriel ?

D'autres initiatives visent à décentraliser des fonctionnalités clefs du web, afin de réduire le pouvoir des géants américains et de donner davantage d'espace aux concurrents. Comme celle de Dominic Williams, qui, à travers son entreprise Dfinity, affirme vouloir construire "l'ordinateur du futur". Le principe : un service de cloud computing basé sur la blockchain, offrant aux entreprises clientes une troisième voie entre le stockage des données sur site et l'usage d'une solution cloud fournie par Google, Amazon ou Microsoft.
"Notre protocole Internet combine les capacités informatiques des centres de données indépendants, qui se comptent par milliers, pour créer un réseau d'ordinateurs capable d'accueillir tous types de services et logiciels. De cette façon, données et fonctionnalités peuvent être hébergées partout, et pas seulement chez trois entreprises différentes", s'enthousiasme-t-il. Daniel Kalst, lui, travaille sur Consento, un projet qui s'appuie sur le pair-à-pair pour permettre aux utilisateurs de sécuriser le stockage de leurs données. Chaque internaute se voit remettre une clef cryptographique, qu'il partage avec un ou plusieurs amis proches, dont l'intervention sera ensuite nécessaire pour lui permettre de s'identifier et d'accéder à ses données.
Mais l'appel à davantage de régulations et à la décentralisation fait aussi planer le spectre du splinternet, un internet qui ne serait plus unifié, mais fragmenté entre différentes zones répondant à des règles très différentes, avec très peu de services communs et de flux de données entre les différents pôles. "Il me semble que l'Internet mondial, sur lequel nous avons tous accès à la même expérience, appartient déjà au passé", analyse Mitchell Baker. "La Chine a mis en place son propre Internet à coup de régulations draconiennes, la Russie entend faire de même… Il est donc très probable qu'à l'avenir, l'Internet se décline au pluriel."

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Comment une entreprise aspire illégalement des millions de photos au service des forces de l’ordre

Clearview AI : comment une entreprise aspire illégalement des millions de photos au service des forces de l’ordre





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Le New York Times s'est intéressé au cas inquiétant de Clearview AI, une startup qui a créé un 
outil de reconnaissance faciale... à partir de millions d'images trouvées sur le web. L'application, sortie 
des pires scénarios de science-fiction, convainc les utilisateurs, mais s'affranchit de plusieurs barrières légales. Peut-elle s'installer dans les usages, alors qu'elle se confronte aux lois américaines et au règlement européen sur les données en Europe ?
La fin justifie-t-elle les moyens ? Pour plus de 600 autorités publiques, des petites polices locales jusqu’au FBI, la réponse est oui. Elles sont états-uniennes, canadiennes ou encore indiennes et utilisent l’application de reconnaissance faciale de Clearview AI, sur laquelle le New York Times a enquêté. Créée en 2016, cette entreprise a constitué une base de données de milliards d’images, en aspirant les données de Facebook, Twitter ou encore YouTube. Sans aucune considération pour la
 loi.
Grâce à une technologie développée en interne, elle relie ensuite les images similaires entre elles
pour former des albums photos de personnes aléatoires. Chaque image est reliée à sa source (Facebook, par exemple). Un utilisateur de l’application peut donc retrouver l’identité d’une personne, voire son adresse, s’il dispose d’une seule photo qu’il a lui-même prise. Clearview
dispose ainsi d’une sorte de Google Image surpuissant, qu’elle a nommé Smartcheckr. Elle le commercialise uniquement aux « forces de l’ordre » pour l’instant, mais n’exclut pas de le rendre accessible au public.
Pour l’instant, la technologie de Clearview n’est accessible qu’aux forces de l’ordre.
 // Source : Capture d’écran du site de Clearview

La meilleure technologie pour retrouver un criminel ?

Clearview dispose d’un avantage concurrentiel exceptionnel : son application peut, en théorie, identifier une personne même si elle porte un chapeau ou des lunettes, quel que soit l’angle de la
 prise de vue. À l’heure actuelle, les logiciels autorisés aux États-Unis, en Inde ou au Canada ne contiennent que des photos officielles, c’est-à-dire des photos au format portrait, de face, prises
pour créer des papiers d’identité ou de lors d’arrestations. Comme tout service par abonnement, Clearview propose une offre d’essai de 30 jours, pour convaincre ses utilisateurs de la supériorité
de sa technologie.
« La technologie pour résoudre les crimes les plus compliqués », lit-on sur le site de Clearview AI. 
La startup, qui compile aussi des images de personnes sans casier judiciaire, permet de retrouver des criminels en tout genre : du voleur de magasin filmé par un passant à un meurtrier filmé par une caméra de surveillance, en passant par un fraudeur bancaire trop peu prudent. Le Times relaie de nombreux témoignages d’utilisateurs plus que satisfaits de l’efficacité de la technologie, dont l’utilisation a commencé sans consultation du public.
Pourtant, le débat autour de la reconnaissance faciale émerge aux États-Unis comme en France, et laisse déjà entrevoir de fortes oppositions. Il en est de même dans de nombreux pays, à part quelques exceptions, comme la Chine, où le gouvernement se sert de la technologie pour imposer une surveillance d’État.
Pour éviter de se retrouver au centre de l’attention, Clearview a donc opéré sous le radar : son site, très pauvre en information, n’a été réellement lancé que début 2020, alors que son business était
déjà bien installé.

L’aspiration illégale de données au centre de la technologie

L’entreprise construit ses bases de données à partir d’une technique bien connue, et très facile à mettre en œuvre : le web-scraping. Le principe est simple : un logiciel aspire de façon automatique
 le contenu des pages web. Dans le cas de Smartcheckr, toutes les images accessibles librement y passent. Profils et photos publics sur Facebook, Instagram, LinkedIn, les sites de vos clubs de sport ou encore de votre employeur sont autant de sources d’images pour l’application. Même si ces sites écrivent de façon explicite dans leurs conditions générales d’utilisation (CGU) qu’ils interdisent
cette pratique. Résultat, alimenter constamment la base de donnée ne coûte presque rien à Clearview, puisqu’elle se sert librement. Ces économies lui permettent de proposer un prix d’abonnement
annuel à son service compris entre 2 000 et 10 000 dollars par an, une bouchée de pain pour sa cible de clientèle.
Pour construire son outil, Clearview AI n’a pas hésité à piétiner le droit existant. « En Europe 
comme aux États-Unis, rien n’interdit le web scraping en soi. Mais assez rapidement, il se heurte
 à certaines règles », nous explique Sabine Marcellin, avocate spécialisée en droit du numérique
 chez Aurore Légal.
5 an de prison, 500 000 euros d’amende
La juriste énumère l’immense arsenal légal français et européen qui pourrait, sous condition d’apports de preuves, qualifier les pratiques de Clearview   : concurrence déloyale et parasitisme, extraction non-autorisée, fraude informatique, vol d’information, violation du contrat (ici, des CGU)… Selon les qualifications, les sanctions vont des simples dommages et intérêts jusqu’à 5 ans de prison, accompagné de 500 000 euros d’amende. « En théorie, les procédures sont cumulables, mais dans le cas de contentieux complexes comme celui-ci, le choix des voies judiciaires peut être subtil », précise-t-elle. De l’autre côté de l’Atlantique, l’arsenal légal est assez similaire, et LinkedIn a par le passé déjà obtenu réparation pour « rupture de contrat » sur ses CGU, après qu’une entreprise a scrapé plus de 1 000 profils sur sa base de données.
Malgré tout, David Scalzo, un des investisseurs de Clearview cité par le New York Times, ne semble pas se soucier de cette épée de Damoclès : « Je suis arrivé à la conclusion que puisque le volume d’informations augmente constamment, il n’y aura jamais de respect de la vie privée. Les lois 
doivent déterminer ce qui est légal, mais ne peuvent bannir la technologie. Bien sûr, ça pourrait pourrait mener à un futur dystopique ou quelque chose du genre, mais vous ne pouvez pas le bannir.  »

Le RGPD protège l’Europe contre l’utilisation de Clearview

Si les sites sont déjà lourdement armés pour se protéger contre Clearview devant les tribunaux aux États-Unis, les utilisateurs disposent d’armes supplémentaires en Europe. « Puisque dans le cas de ces images, il s’agit de données personnelles, le règlement général européen sur la protection des données offre tout un arsenal supplémentaire. Or, si le traitement des données est fait en Europe ou concerne des personne situées sur le territoire européen, alors le RGPD s’applique  », rappelle Sabine Marcellin. Voici probablement une des raisons pour lesquelles Clearview a des clients en
Inde, aux États-Unis et au Canada, mais pas en Europe.
En France, la Cnil contrôle les usages de la reconnaissance faciale
En cas de non-respect du RGPD, les entreprises s’exposent à une amende du plus haut montant entre de 20 millions d’euros et 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial de l’entreprise. « On oublie souvent que le RGPD permet aussi des sanctions administratives qui peuvent aller jusqu’à l’interdiction de l’utilisation des données concernées », rajoute la juriste. De quoi anéantir pour de bon un logiciel comme celui de Clearview, en cas de condamnation.
Aujourd’hui, la reconnaissance faciale n’est pas encore inscrite dans les textes en France, mais
 la Cnil et ses homologues européennes veulent déjà encadrer son usage. Après le débat autour de l’application d’identification Alicem, l’autorité française a renouvelé, dans un guide sur le sujet, la nécessité d’obtenir sa validation pour lancer une expérimentation. Si les forces de l’ordre françaises veulent utiliser une technologie similaire à celle de Clearview, elles devront donc passer par la Cnil. « C’est sûrement la plus grande différence entre les systèmes européens et américains », estime l’avocate.

Porte ouverte aux abus

En mettant son application sur le marché, Clearview AI a franchit une barrière jusque-là respectée. Facebook, Amazon ou Google, avec leurs compétences et leurs grands volumes de données auraient pu créer un tel outil bien avant la startup. Mais même ces géants de la tech ont mis l’usage de la reconnaissance faciale à des fins sécuritaires de côté. Ils se sont contentés de créer des technologies voisines de reconnaissance d’image, qui permettent par exemple le tag automatique sur les publications, ou de classer les albums photos par personne. Clearview ouvre donc la boîte de
Pandore et laisse entrevoir un futur dystopique imaginé par la science-fiction.
Mais si l’application Smartcheckr est aussi problématique, c’est surtout parce qu’elle n’a pas été contrôlée par une autorité tierce indépendante. En conséquence, rien ne garantit son efficacité, ni sa sécurité. Pourtant, les technologies de reconnaissance faciale sont régulièrement épinglées pour
leurs biais discriminatoires. Par exemple, les risques de faux positifs pourraient être plus élevées
pour les personnes noires, déjà discriminés dans le système judiciaire actuel.
Clearview convainc les investisseurs
Ensuite, les autorités qui utilisent la technologie peuvent télécharger dans la base de données de Clearview des preuves essentielles à des enquêtes confidentielles … parfois sans en avoir
conscience. Pire, si des acteurs malveillants découvraient une fuite ou exploitaient une faille dans
 les serveurs de Clearview, ils disposeraient de tout un éventail d’outil : harcèlement, chantage, traque, extraction de preuves… Sans contrôle extérieur, l’entreprise pourrait enfin tout à fait manipuler les résultats qu’elle présente à la police.
Jusqu’où ira-t-elle avant d’être épinglée par le système judiciaire ? Vu la décontraction dans les propos des dirigeants, ils ne semblent guère s’inquiéter. Pas d’inquiétude non plus du côté des investisseurs : la startup a levé 9 millions de dollars en juin 2019, un montant relativement conséquent pour un premier tour.


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lundi 13 janvier 2020

Facebook: 10 choses à faire avant de supprimer son compte Facebook



Les 10 choses à faire avant de supprimer son compte Facebook

 
 
 
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Fermer son compte Facebook n’est pas une mince chose, alors que plusieurs informations y sont enregistrées. Plusieurs éléments doivent ainsi être pris en compte avant de supprimer son compte. Voici une liste de 10 choses à faire avant de supprimer son compte Facebook:
 
Vous êtes tanné de Facebook? Vous souhaitez supprimer votre compte pour x ou y raison?
Il n’est pas rare de nos jours de voir plus en plus de personnes supprimer leur compte. Facebook a beau faire des pieds et des mains pour garder ses utilisateurs, il reste que pour certains, assez c’est assez.
J’explique ici comment supprimer son compte Facebook. Cependant, au fil des années, on a donné pas mal d’informations et de données à Facebook. Un ménage dans tout ça s’avère donc judicieux avant de supprimer son compte et que toutes ces données ne deviennent inaccessibles.

1- Télécharger son fichier de données personnelles

C’est l’étape la plus longue, mais la plus importante. Tout, je dis bien tout ce que nous avons pu faire sur Facebook au cours des années où l’on a été sur le réseau social peut être obtenu dans un fichier.
On parle ici de nos photos, nos vidéos, nos commentaires, nos conversations Messenger, absolument tout.
Si vous n’avez pas de copies de toutes ces informations, il est pertinent de télécharger ce fichier. Cela peut prendre plusieurs minutes cependant, compte tenu de la taille du fichier qui peut être assez volumineux.

2- Supprimer ses informations de paiements

Vous avez fait des achats sur Facebook ou dans des jeux Facebook? Il vaudrait mieux retirer vos informations de paiements.
Pour retirer les informations de paiements, il faut aller dans les Paramètres, puis dans l’onglet Paiements. Vous verrez dans le haut le nom des cartes enregistrées sur Facebook. Vous pouvez ensuite les supprimer.

3- Supprimer son historique de localisation

Vous avez activé l’historique de localisation sur Facebook? Il est préférable de supprimer tous les emplacements que Facebook a enregistrés.
Vous pouvez accéder à ces informations en allant dans les Paramètres, puis dans l’onglet Lieu.

4- Retirer son numéro de téléphone

Pas besoin de laisser son numéro de téléphone à Facebook n’est-ce pas? Ce n’est pas comme si Mark Zuckerberg allait nous appeler de toute façon…
Vous pouvez retirer votre numéro de téléphone dans l’onglet Informations générales et coordonnées ou dans l’onglet Mobile.

5- Supprimer son carnet d’adresses

Une fois son numéro retiré, il est bien aussi de retirer celui de tous nos contacts que nous avons amassé à travers le temps.
Pour accéder à votre carnet d’adresses, il faut aller dans les Paramètres, puis dans l’onglet Vos renseignements Facebook, cliquer sur Accéder à vos renseignements, défilez vers le bas et cliquez sur À propos de vous. Vous verrez alors le carnet d’adresses.
Il ne vous reste qu’à cliquer sur Tout supprimer.

6- Supprimer les applications tierces

Vous avez associé votre compte Facebook à d’autres applications? Il est mieux, dans un premier temps, d’aller créer de nouveaux mots de passe sur celles-ci si vous vous connectez via Facebook sur celles-ci.
Une fois cela fait, il ne vous reste qu’à aller supprimer l’association entre votre compte Facebook et ces applications.
On y accède via l’onglet App et sites web dans les Paramètres de Facebook.

7- Supprimer les mots de passe d’applications

Facebook offre une fonction qui nous permet de créer des mots de passe distincts pour des applications tierces de Facebook.
Si vous avez utilisé cette fonction pour certaines applications, il peut être judicieux d’aller supprimer ces mots de passe sur Facebook.
Ceux-ci se trouvent dans l’onglet Sécurité et connexion des Paramètres.

8- Supprimer la reconnaissance faciale

Ce n’est pas tout le monde qui utilise cette fonction, mais si vous avez activé la reconnaissance faciale sur Facebook, nul besoin de laisser votre empreinte faciale à Facebook.
Cette information se retrouve dans l’onglet Général des Paramètres, sous la rubrique Confirmation d’identité.

9- Supprimer les connexions autorisées

Avec le temps, on a peut-être utilisé plusieurs appareils pour se connecter à son compte Facebook. Téléphones intelligents, tablettes, ordinateur à la maison, ordinateur de bureau, bref ce ne sont pas les possibilités qui manquent.
Facebook enregistre tous ses appareils, alors qu’ils sont considérés comme des appareils autorités à accéder à notre compte.
Pour les retirer, il faut aller dans l’onglet Sécurité et connexion des Paramètres sous la rubrique Connexions autorisées.

10- S’assurer d’être déconnecté sur tous nos appareils

Enfin, la dernière étape est de s’assurer que tous les appareils avec lesquels on s’est connecté à Facebook ne sont justement pas encore connecté à Facebook.
C’est une étape très importante quand on sait que Facebook annule la demande de suppression de compte si on se connecte à notre compte durant une période de 90 jours.
Pour voir les appareils qui sont présentement connectés à notre compte il suffit d’aller dans l’onglet Sécurité et Connexion dans les Paramètres sous la rubrique Où vous êtes connecté.
Une fois tout cela fait, vous êtes enfin prêt à supprimer votre compte Facebook en toute paix d’esprit!
Source. : FrancoisCharron.com

YouTube : qui sont les YouTubeurs les mieux payés de 2019 ?

YouTube : qui sont les YouTubeurs les mieux payés de 2019 ?

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Le magazine Forbes a publié la liste des YouTubers les mieux payés de l’année 2019. Sans surprise, les streamers de jeux vidéo sont très présents dans le classement, mais sont quand même devancés par des enfants.
Avec 26 millions de dollars de revenus cette année, c’est en effet le jeune YouTubeur américain de 8 ans Ryan Kaji qui occupe la première place du podium. Sa chaîne baptisée Ryan ToysReview, présente des vidéos du petit garçon ouvrant ses paquets et jouant avec ses jouets. Et Ryan n’est pas le plus jeune YouTubeur millionnaire du classement puisqu’on trouve à la troisième place Anastasia Radzinskaya (aussi connue sous le nom de Like Nastya), une petite fille américano-russe de 5 ans qui se met en scène en train de s’amuser avec son père, son chat ou ses amis. Sa chaîne comptabilise 107 millions d’abonnés.
Le premier gamer de ce classement Forbes ne se trouve qu’à la sixième place. Il s’agit de Preston, qui s’est fait connaître en jouant à Call of Duty et dont le revenu YouTube 2019 s’élève à 14 millions de dollars. Il a fait mieux que le célèbre PewDiePie, qui a gagné cette année « seulement » 13 millions de dollars, mais est récemment devenu le premier créateur solo à atteindre les 100 millions d’abonnés. Ce dernier devrait bientôt disparaître du classement puisqu’il a annoncé vouloir prendre une pause dans sa carrière de YouTuber. Notons que PewDiePie partage sa septième place avec Markiplier, dont la plupart des vidéos est aussi liée aux jeux vidéo.
Le streamer britannique DanTDM a de son côté engendré 12 millions de dollars. De son vrai nom Daniel Middleton, le joueur de Minecraft et Fortnite est très apprécié de ses fans, à qui il rend visite partout dans le monde. La dernière place du classement est occupée par un autre joueur de Minecraft, le canadien de 28 ans VanossGaming.
Devant ces cinq stars du jeu vidéo, on trouve des YouTubeur aux « talents » variés. La deuxième place revient au groupe Dude Perfect, connu pour ses vidéos basées sur le sport. En quatrième position se trouve le duo de comiques américains Rhett and Link, qui ont gagné 17,5 millions de dollars en 2019. Ils sont suivis par Jeffree Star, qui promeut sa marque de maquillage et cosmétiques dans des vidéos YouTube qui lui ont rapporté cette année 17 millions de dollars.
Voici le Top 10 complet établi par Forbes :
  1. Ryan Kaji
  2. Dude Perfect
  3. Anastasia Radzinskaya
  4. Rhett and Link
  5. Jeffree Star
  6. Preston
  7. PewDiePie et Markiplier
  8. DanTDM
  9. VanossGaming
Source. : Forbes

SNC-Lavalin: Corruption: est-ce la fin ou le début?

SNC-Lavalin: Corruption: est-ce la fin ou le début?





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Un yacht de 25 M$ pour le fils du dictateur Kadhafi. Un spectacle privé du rappeur 50 Cent. Des escortes et des bouteilles de vin à plusieurs milliers de dollars.
SNC-Lavalin n’a pas lésiné sur les moyens pour corrompre le régime libyen à partir du début des années 2000.
Notre Bureau d’enquête a montré cette semaine les pratiques d’affaires nauséabondes de ce fleuron québécois de l’ingénierie et de la construction dans cette dictature du Moyen-Orient.
Nos reportages ont été possibles parce que notre journaliste Jean-François Cloutier a passé des semaines à assister à l’enquête préliminaire qu’a subie l’entreprise, l’an dernier.
Il a aussi pu éplucher des centaines de pages de documents judiciaires.
Ce travail demande beaucoup de temps, mais nous croyons que l’investissement en vaut la chandelle pour dévoiler ce que certains riches et puissants aimeraient vous cacher.
Le PDG Jacques Lamarre, par exemple, était en copie dans des courriels qui décrivaient des paiements douteux.
À table avec le dictateur
Le patron de SNC International, Michael Novak (mari de l’ex-ministre libérale Kathleen Weil), quant à lui, a signé au moins cinq contrats permettant le transfert de fonds pour payer les pots-de-vin.
Les deux hommes n’ont fait face à aucune accusation et ont assuré qu’ils ignoraient toute fraude.
À la suite de notre reportage, l’ex-premier ministre y est allé d’une brève déclaration écrite dans laquelle il assure n’avoir reçu aucune rémunération pour ce service et n’avoir eu « aucun autre contact » avec le fils de Kadhafi.
Mais Philippe Couillard n’a pas donné suite à notre demande d’entrevue.
S’il nous rappelle, nous lui demanderons si, en 2008, il avait entendu parler des soupçons qui pesaient contre le régime libyen d’avoir commandité deux attentats à la bombe contre des avions à la fin des années 1980, qui ont fait des centaines de morts.
La pointe de l’iceberg
Ces trouvailles ne sont-elles que la pointe de l’iceberg ? Y aura-t-il d’autres accusations à venir ?
En surface, 2019 s’achève avec la fin de la saga judiciaire de SNC-Lavalin--. Sami Bebawi passera plusieurs années au pénitencier. L’entreprise a accepté de payer une amende de 280 M$, et ne s’inquiète plus pour son avenir, puisqu’elle pourra continuer à obtenir des contrats publics fédéraux.
Mais nous verrons en 2020 si SNC et ses ex-dirigeants en ont vraiment fini avec la justice.
Jean-Louis Fortin, Directeur du Bureau d’enquête